Anikó SEBESTÉNY – Les rituels funéraires à Bali : crémation, puis création rituelle d’une entité collective immatérielle partiellement re-matérialisée dans les autels familiaux

« Les rituels funéraires à Bali : crémation, puis création rituelle d’une entité collective immatérielle partiellement re-matérialisée dans les autels familiaux »

Anikó SEBESTÉNY
Doctorante,
Université Paris Ouest Nanterre La Défense – LESC (UMR 7186)
Page personnelle

LE FUNÉRAIRE. Mémoire, protocoles, monuments.
11e colloque annuel de la MAE

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La religion majoritaire de l’île de Bali est l’hindouisme balinais. Dans sa pratique actuelle, les ancêtres y jouent un rôle important : un autel leur est dédié dans le temple familial de chaque ensemble domestique.

Beaucoup de Balinais leur attribuent une influence importante, généralement bénéfique, sur le cours de leur destin.

Dans mon exposé, je présente les rituels funéraires balinais : un processus de dématérialisation progressive, accompagné de transformation, de réécriture collective, rituelle et symbolique, puis de re-création collective. Je veux présenter le processus funéraire balinais – et aller au-delà, en donnant des exemples de commentaires spontanés des participants aux rituels, qui nous font comprendre leur perception implicite de la présence du défunt.

Cet exposé peut ouvrir une réflexion interdisciplinaire sur au moins deux questions :

– La place des ancêtres. Nous verrons qu’elle est multiple.

– Le processus de transformation et de fixation des ancêtres. Dans cet exemple, la dépouille disparaît – le corps est brûlé, les restes jetés à la mer – et cependant, des autels importants accueillent les esprits des ancêtres au sein de l’espace domestique, et reçoivent des offrandes quotidiennes. Les modalités de cet accueil et de cette présence seront discutées.