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ARCHÉOLOGIE DES AMÉRIQUES
ArchAm - UMR 8096
CNRS - Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Paléoenvironnement et adaptation aux milieux extrêmes




Au travers des adaptations techniques, économiques, alimentaires, et dans certains cas, de la sédentarisation par la domestication animale et végétale, les sociétés humaines des Amériques ont mis en œuvre une large gamme de stratégies pour s’installer et vivre dans des milieux considérés a priori comme extrêmes (désert, montagne, forêt tropicale humide, forêt boréale, toundra arctique, etc.). La compréhension de ces processus est un thème de recherche ancien de l’UMR Archéologie des Amériques et plusieurs programmes s’y sont intéressés depuis les années 1970 : Telarmachay, Paijan, Quebrada de los Burros, Manabí dans les Andes et la côte Pacifique par exemple, et d’autres plus récents tels « Cap Espenberg » en Alaska, « Earthmovers » en Guyane, « Désert de Sechura » au Pérou qui renouvellent constamment ces problématiques.

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Fig. 1 : Plaine à chenier du cap Espenberg contenant des occupations Thuléennes, Nord-ouest de l’Alaska (cl. C. Alix)



Il s’agit d’explorer les modes d’occupation de ces territoires et l’exploitation des ressources offertes par ces milieux considérés à tort comme contraignants ou hostiles. Cet axe de recherche vise à déterminer ce qui motive les groupes humains à explorer de nouveaux environnements ou territoires et pose la question de l’adaptation à des conditions environnementales et climatiques nouvelles : quelles stratégies d’adaptation, quels systèmes techniques, quelles ressources naturelles exploitées et quel impact sur le paysage et ces ressources ? Les équipes travaillant sur des terrains aussi complexes que divers s’intéressent ainsi aux processus d’anthropisation et d’appropriation des milieux. En effet, les questions sont multiples et l’on peut alors s’interroger sur les conditions environnementales et culturelles entraînant l’établissement d’importants villages sur le littoral du Cap Espenberg, sur la nature de l’occupation des « monticules » du piémont équatorien ou encore sur les modalités d’approvisionnement en ressources naturelles et de l’acclimatation de l’humain et de l’animal au désert côtier péruvien.

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Fig. 2 : Champs surélevés des savanes côtières inondable de Guyane (cl. S. Rostain)



L’approche est évidemment contextuelle et interdisciplinaire et se place au carrefour des sciences de l’homme et des sciences de la vie. La méthodologie s’appuie sur des travaux de terrain et des analyses de laboratoire croisées (archéobotanique, dendrochronologie, archéozoologie, géochimie, etc.).

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Fig. 3 : Molaire de camélidé après l’échantillonnage sérié de l’émail (cl. N. Goepfert)


Principaux thèmes de recherche

• Changements climatiques et occupations humaines au Cap Espenberg, 900-1700 apr. J.-C. (C. Alix).
• Utilisation du bois en milieux Arctique et Subarctique : approche ethnoarchéologique et dendrochronologique (C. Alix)
• Occupation et exploitation des champs surélevés du littoral guyanais 650-1500 apr. J.-C. (S. Rostain).
• Anthropisation des monticules du piémont amazonien équatorien, 500 av. J.-C.-1200 apr. J.-C. (S. Rostain)
• Exploitation des ressources animales et végétales du désert de Sechura, 11-13e siècles (N. Goepfert).
• Gestion des troupeaux de camélidés (lamas et alpagas) à l’époque Mochica, 100-800 apr. J.-C. (N. Goepfert).

Bibliographie

Alix, C., Hare, P. G., Andrews, T. D., MacKay, G., 2012. A Thousand Years of Lost Hunting Arrows : Wood Analysis of Ice Patch Remains in Northwestern Canada. Arctic 65, suppl. 1, in press.
Alix, C., 2009. Persistence and Change in Thule Wood Use. In H. Maschner, O.K. Mason and R. McGhee (Eds.) The Northern World, AD 900-1400. The University of Utah Press, pp. 179-205.
Rostain S. 2010. Pre-Columbian Earthworks in Coastal Amazonia. Diversity, special issue “Long-Term Anthropic influences on the Diversity of Amazonian Landscapes and Biota” William Balée (éd.), www.mdpi.com/journal/diversity 2(3) : 353-369.
McKey D., S. Rostain, J. Iriarte, B. Glaser, J. Birk, I. Holst & D. Renard 2010. Pre-Columbian agricultural landscapes, ecosystem engineers and self-organized patchiness in Amazonia. Proceedings of the National Academie of Sciences of the USA, 107(17), April 12 : 7823-7828.



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DIRECTRICE DU LABORATOIRE :
Véronique DARRAS
Tél : 01 46 69 26 59
Email : veronique.darras@mae.u-paris10.fr

GESTIONNAIRE  :
Liliana STALENQ
Tél : 01 46 69 25 16 (jeudi et vendredi)
liliana.fernandez-stalenq@mae.u-paris10.fr

FAX de l’UMR :
01 46 69 25 08

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