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Hubert Forestier - Thèmes de recherche

Profil et itinéraire de recherche

Discipline : Préhistoire
Spécialité : Technologie lithique
Champs disciplinaires : techno-productionnelle, techno-économie, technologie fonctionnelle), anthropologie des techniques et des espaces sur le temps long (archéologie et tradition orale, écologie des techniques et culturelle, ethno-archéologie).
Aires géographiques de recherche : Asie du Sud-est (Indonésie, Thaïlande, Cambodge), Asie de l’Est, Eurasie.

   Ma formation et mon itinéraire de recherche peuvent se scinder en deux pôles conjoints et contrastés, européens et asiatiques, continentaux et insulaires :
1/ un pôle européen (préhistoire française paléolithique, épipaléolithique et néolithique) englobant mes années de formation et mon début de chercheur en Maîtrise ;
2/ et, un pôle asiatique (préhistoire tropicale en Indo-Pacifique largement en Asie du Sud-est) c’est-à-dire la quasi-totalité de mes années de recherches doctorales et de chercheur statutaire IRD à l’étranger.
   Une transversalité qui trouve, quelque soit l’aire géographique, une unité dans la pratique de la préhistoire en tant que discipline : l’analyse scientifique des objets techniques (lithiques, osseux, etc.) selon une lecture technologique et l’ouverture méthodologique dans l’appréciation de champs disciplinaires propres aux terrains choisis dans les régions tropicales, forestières et humides du Sud-est asiatique.
   Ces deux pôles m’ont permis de pratiquer une préhistoire à la fois « générale » et une préhistoire « plurielle » :
- une préhistoire « générale » car complète et aboutie sur un plan chronologique grâce aux périodes rencontrées, fouillées, étudiées en Europe comme en Asie s’étirant selon un axe chronologique dès plus large d’un Paléolithique très ancien jusqu’au Néolithique voire, dans certains cas, à l’âge des métaux.
- et, une préhistoire « plurielle » qui s’est nourrie d’études de cas en contexte forestier extrême tropical entre une « paléo-technologie » et une anthropologie des techniques passée et actuelle chez des sociétés de chasseurs-cueilleurs des forêts du Sud-est asiatique (Mentawai, Kubu, Punan, Sakai, Mani).

Mon itinéraire en trois temps et en trois aires géographiques :

1-La France, l’Europe de l’Ouest 1987-1991 de Montpellier à ParisX-Nanterre :
   Cette tranche de temps correspond à mes années de formation universitaire avec, entre autre, l’apprentissage à la technologie lithique : lecture dynamique et diacritique du matériel archéologique, la taille expérimentale des roches dures - stage de taille à l’archéodrome de Beaune, formation à l’analyse sur pièces archéologiques à Meudon à l’ERA 28 du CRA –Préhistoire et technologie-, dessin dynamique et structural des objets préhistoriques, etc.
  Participation à des chantiers de fouilles essentiellement dans des sites paléolithiques du Sud-ouest et du Sud-est de la France. Durant cette période je me suis spécialisé dans l’analyse des objets lithiques préhistoriques et j’ai finalisé cet apprentissage à la recherche préhistorique en 1991 en soutenant une maîtrise sur le Clactonien et la variabilité des systèmes techniques lithiques au Paléolithique ancien européen à l’Université de ParisX-Nanterre.

2-L’Océanie-Mélanésie insulaire 1992-1994 :
premier pays d’affectation outre-mer, première responsabilité de terrain et premières expériences insulaires en tant que coopérant archéologue à l’ORSTOM (IRD) comme V.A.T (Volontaire à l’Aide Technique) ; mais aussi, en tant qu’étudiant de DEA dans le cadre du programme « Histoire du peuplement et transformation des paysages en Indo-Pacifique » sous la responsabilité de A.M. Sémah (IRD/MNHN). Ces deux années in situ en Nouvelle-Calédonie m’ont permis l’accès à de nouvelles problématiques concernant la préhistoire des îles, à de nouveaux terrains et, en travaillant sur les techniques, m’ont permis de m’interroger sur les modalités de la conquête maritime aux temps préhistoriques comme la colonisation Lapita d’il y a 3 000 ans BP environ.

3-L’Asie du Sud-est - l’Indonésie 1995-1998 :
allocataire de recherche MNHN-ORSTOM en Asie du Sud-est en Indonésie pour réaliser de ma thèse de doctorat portant sur des sites de transition pléistocène supérieur/holocène situés dans les régions karstiques de l’Est de l’île de Java. Ce travail doctoral de terrain et d’analyse a été réalisé sous l’égide de la « Mission Quaternaire et Préhistoire en Indonésie » dirigée par F. Sémah (MNHN). Ces travaux de thèse ont été réalisés également en collaboration avec le Centre National de la Recherche Archéologique d’Indonésie à Jakarta ce qui m’a permis de fouiller de participer à d’autres chantiers sur d’autres îles de l’Archipel (Kalimantan, Sulawesi, etc.).

Préhistorien en Asie du Sud-est et en Asie de l’Est de 1999 – à aujourd’hui :
chercheur statutaire CR1-HDR à l’IRD au sein de l’UMR 208- Paloc, IRD/MNHN et membre associé au laboratoire d’Anthropologie des Techniques, des Espaces et des Territoires au Pliocène et Pléistocène (AnTET), Maison de l’Archéologie et de l’Ethnologie, UMR 7041 ArScAn à l’Université de Nanterre. Re-affecté en Indonésie de 2000 à 2007 au Centre National de la Recherche Archéologique à Jakarta en tant que chercheur IRD statutaire pour travailler en coopération (recherche et enseignement) avec le Pr. T. Simanjuntak et dans son Département d’Archéologie et Préhistoire à l’Université de Jakarta (Universita Indonesia).













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