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Sylvain Soriano - Thèmes de recherche

  Je m'intéresse aux relations et interactions entre l'Homme du Paléolithique, sa technique et son environnement en m’appuyant sur l’étude des industries lithiques selon une orientation technologique et en privilégiant la diachronie. C'est pourquoi le champ chronologique et géographique de mes recherches est large et diversifié : du Paléolithique inférieur au Paléolithique supérieur, d'abord en France, dans le Nord-Ouest de l'Europe et au Proche-Orient (Syrie), ensuite en Afrique (Mali, Afrique du Sud) et désormais en Italie.
 
1999-2011 : du complexe de sites d'Ounjougou (Pays dogon, Mali) au peuplement  pléistocène de l'Afrique de l'Ouest

  Les recherches que j'ai menées au Mali entre 1999 et 2011 en collaboration avec Michel Rasse (Université de Rouen) et Chantal Tribolo (CNRS, UMR 5060, Bordeaux) ont eu pour cadre, à partir de 2003, une mission archéologique soutenue financièrement par le ministère des Affaires étrangères. La thématique de recherche était le peuplement pléistocène de l’Afrique de l’Ouest sub-saharienne et elle concernait le Pays dogon (Mali), région surtout connue pour les travaux ethnologiques de Marcel Griaule sur les dogons. Ces recherches s’intégraient par ailleurs dans un vaste programme de recherche international coordonné par le Pr. Éric Huysecom (Univ. Genève) qui regroupait une équipe pluridisciplinaire autour d'un objectif commun : restituer sous ses différentes facettes le peuplement régional du Paléolithique à l'actuel.


Sur le terrain en Pays dogon (Mali),
en janvier 2008 (Photo M. Rasse)

L'Afrique de l'Ouest à l'écart des recherches sur le Paléolithique
  Sur le continent africain, l'Afrique du Sud et l'Afrique orientale concentrent depuis plusieurs années les débats sur les conditions d'émergence anthropologique et culturelle de l'Homme moderne et certaines portions entières du continent, comme l'Afrique de l'Ouest sub-saharienne, sont absentes de ces débats. Parfois, l'existence d'un peuplement paléolithique n'y est pas même documentée. Ceci n'est pas étranger aux conditions de préservation des sites pléistocènes dans ces régions, souvent mauvaises, en particulier par l'absence de longues stratigraphies.

Ounjougou, un potentiel exceptionnel pour le Paléolithique ouest africain
  Le complexe de sites archéologiques de plein air d'Ounjougou offre un potentiel exceptionnel pour l'étude du Paléolithique ouest africain : des milliers de mètres de coupes naturelles dégagées dans d'épaisses archives sédimentaires pléistocènes où sont interstratifiés les niveaux archéologiques paléolithiques. Les dépôts, à dominante silto-sableuse, se prêtent bien à la datation par la méthode OSL. Tous les ingrédients étaient réunis pour construire une chronostratigraphie et une chronologie culturelle, lesquelles font défaut en Afrique de l'Ouest. Ces conditions déterminaient presque de facto notre problématique de recherche : restituer la séquence chronoculturelle du peuplement de la région au cours du Pléistocène et la replacer dans son contexte climatique et paléoenvironnemental.


Ounjougou : d'épaisses archives pléistocènes ouvertes par l'érosion (Photo S. Soriano)

Des résultats inattendus
  L’interaction optimale entre archéologie du Paléolithique (S. Soriano), géomorphologie (M. Rasse) et géochronologie (C.Tribolo) nous a permis de restituer une séquence d’occupation se développant essentiellement sur un temps court - de la fin du SI 5 au milieu du SI 2 principalement - mais avec des enregistrements sédimentaires et archéologiques dilatés, en particulier pour le SI 3 ; les périodes antérieures étant représentées de façon très lacunaires.
  Dans les deux secteurs qui ont été étudiés, sur le Plateau de Bandiagara le long du cours du Yamé et au niveau de Dourou sur l'escarpement méridional, distants de 70 km, les enregistrements sédimentaires présentent les mêmes ruptures qu'il est possible de corréler avec certains phénomènes climatiques abrupts reconnus à une échelle globale, les évènements de Heinrich. Ceci confirme la valeur extra-régionale de certains des enregistrements pédo-sédimentaires représentés en Pays dogon.
  Des vestiges lithiques taillés, seuls conservés ici, s'échelonnent tout au long de la séquence chronostratigraphique que nous avons reconstituée. Ils témoignent d'une occupation récurrente de cette partie de l'Afrique de l'Ouest au cours depuis le Pléistocène moyen.
  La plus ancienne occupation du Pays dogon, attestée par une industrie lithique à galets taillés et polyèdres n'a pu être datée. Elle pourrait avoir plus de 500 000 ans. C'est à partir de la fin du Pléistocène moyen récent, vers 150 000 ans, que les évidences d'occupation se multiplient. Les industries lithiques se rapportent alors au Paléolithique moyen. Au cours du stade isotopique 3 où on enregistre les taux de sédimentation les plus élevés, la résolution archéologique de l'enregistrement apparaît très haute car on atteint la moyenne d'un événement archéologique identifié pour 2500 ans.


Sur le site du Ravin de la Vipère, la saison des pluies a finement dégagé ces éclats en grès d'un niveau archéologique du Paléolithique moyen vers 60 000 ans (Photo S. Soriano, CNRS).

  La diversité et la fréquence des changements dans les industries lithiques pour le Paléolithique moyen sont une autre caractéristique de cette séquence d'Ounjougou. Se succèdent ainsi sans régularité apparente des industries lithiques caractérisées par des traditions techniques très variées. La majorité des systèmes de débitage documentés dans le Paléolithique moyen d'Europe de l'Ouest sont ici représentés (Levallois, discoïde, laminaire…) sur les matières premières locales, quartz et grès quartzitique. Outre d'être incompatible avec l'hypothèse d'une évolution strictement locale, une telle diversité tranche avec la monotonie apparente de l'Atérien qui s'est développé dans le même temps plus au nord, du Sahara à l'Afrique du Nord. L'explication de ces changements repose probablement dans le remplacement périodique des peuplements mais le moteur de ces remplacements reste à déterminer.


2009-2012 : PCR Interface moustérienne. Le Seuil du Poitou dans la dynamique de peuplement ouest-européenne au paléolithique moyen (300.000 / 40.000 ans)

  J'assure depuis 2009 la coordination d'un projet collectif de recherche (PCR) concernant le Paléolithique moyen du Seuil du Poitou. Ce programme, auquel participent des chercheurs de différentes institutions (CNRS, Université Paris Ouest, INRAP, Ministère de la Culture, CG Vendée) est soutenu par le Ministère de la Culture / DRAC/SRA Poitou-Charentes.

  Pendant le Paléolithique moyen les variations des conditions environnementales ont engendré pendant les phases pléniglaciaires une contraction des espaces exploitables aux latitudes septentrionales comme en témoignent les variations de la fréquence des occupations dans le Nord de la France.
  On sait par ailleurs que pour la phase récente du Paléolithique moyen le peuplement apparaît relativement dense pendant le Weichsélien ancien (SI 5) dans le Nord de la France tandis que dans le Sud-Ouest, les récents efforts de datation et de calage chronologique des séquences classiques tendent à montrer que le maximum d'occupation se place pendant les Pléniglaciaires inférieur et moyen (~SI 4 et 3).
  Toutefois, au-delà de cette complémentarité chronologique des phases de peuplement, les séquences chronoculturelles de ces deux régions apparaissent très différentes et la question des relations entre peuplements néandertaliens méridionaux et septentrionaux est ainsi posée.
  C'est dans ce cadre que nous avons posé fin 2008 l'ambition du PCR "Interface moustérienne" : construire une vision renouvelée du Paléolithique moyen du seuil du Poitou susceptible d'alimenter une réflexion sur les relations entre les blocs septentrionaux et méridionaux des paléopeuplements à cette période.
  Dans l’état actuel des connaissances, la question des relations nord/sud en termes de paléopeuplements pour le Paléolithique moyen ne peut être abordée tant la discontinuité du maillage géographique des connaissances est important. Le PCR a été développé afin de dresser un bilan des données disponibles afin de sélectionner les plus pertinentes et déterminer les lacunes à combler, en particulier sur la chronologie des occupations du seuil du Poitou au Paléolithique moyen.


Abri Rousseau (Vienne), couche inférieure. Nucléus Levallois débité selon une méthode récurrente centripète, silex jurassique. Collection L. Pradel, Musée Raymond Touchard, Lussac-les-Châteaux (Photo S. Soriano, CNRS).

Méthode de recherche
  La zone géographique considérée, significativement élargie par rapport à la stricte définition géologique du seuil du Poitou, englobe ainsi l’ensemble des départements de la Vienne, des Deux-Sèvres et une large part de la Charente-Maritime. Par contre, en Charente, la région karstique comprenant les sites classiques depuis la Quina jusqu’à Artenac, connue par des travaux récents, n’a pas vocation a être traitée.
  Pour restituer une image du peuplement du seuil du Poitou au Paléolithique moyen nous avons retenu une approche à la fois qualitative et quantitative. D’abord quantitative en mettant en œuvre un réexamen des ensembles archéologiques attribuables au Paléolithique moyen, connus et accessibles. Il s’agit d’un effort documentaire conséquent, à porter sur le long terme (environ 6 ans) et que nous avons entamé en 2009. Cet effort apparaît nécessaire pour espérer renouveler les connaissances en mettant en valeur des sites inédits mais aussi pour obtenir un maillage géographique significatif. Ensuite, à terme, notre approche sera qualitative car nous envisageons de sélectionner les sites présentant le meilleur potentiel pour construire un cadre chronostratigraphique par le biais d’opérations de terrain.

  Ce projet inclut donc la compilation, le récolement, la documentation et le croisement de plusieurs sources documentaires. Nous avons ainsi entrepris :
- de localiser les collections archéologiques du Paléolithique moyen conservées dans les musées (régionaux ou nationaux), les dépôts de fouille ou chez des particuliers afin de les identifier et les évaluer,
- un dépouillement bibliographique systématique pour répertorier les mentions bibliographiques de sites de la période dans les supports nationaux ou régionaux depuis le 19e siècle,
-    de croiser ces données avec les dossiers et archives scientifiques du service régional de l'Archéologie (SRA Poitou-Charentes), sous forme papier (dossiers par commune de la carte archéologique) et informatique (extrait de la base PATRIARCHE).


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