

L’UMR 7041 Archéologies et Sciences de l’Antiquité (ArScAn), créee en 1999 avec trois tutelles, (CNRS, Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Paris Ouest Nanterre La Défense), en a une quatrième depuis 2005 (Ministère de la Culture). Depuis 2005 également, une convention nous lie à l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP). Nous participons à 3 Ecoles doctorales. • ED 112 : « Ecole doctorale d’archéologie » (Université Paris1) • ED 113 : « Ecole doctorale d’histoire » (Université de Paris 1) • ED 395 : « Milieux, Cultures et Sociétés du passé et du présent » (Université de Paris Ouest Nanterre La Défense)
Au total, l’UMR regroupe 253 membres permanents : CNRS (44 chercheurs et 21 IT CNRS), enseignants-chercheurs des Universités (dont 31 de Paris I, 45 de Paris Ouest Nanterre La Défense, 14 d’autres universités, 2 ENS) et 1 Biatos (Paris Ouest Nanterre La Défense), personnels du Ministère de la Culture (20) et de l’INRAP (76). En outre, 595 membres non-permanents sont intégrés à ses programmes : nombreux autres enseignants-chercheurs français ou étrangers, 7 chercheurs des Collectivités territoriales, 83 docteurs et 406 doctorants de Paris I (294), de Paris X (110) et d’autres universités (2), accueillis ou encadrés dans les équipes.
Nos activités sont détaillées dans les pages "équipes" de ce site, et également dans le dernier rapport quadriennal, que vous pouvez consulter ici.
Dans l’UMR, les recherches sont réalisées dans le cadre des programmes développés par chacune de nos quatorze équipes, mais également selon neuf thèmes transversaux communs à tous, ou encore dans un programme partagé entre des chercheurs de sept équipes travaillant sur l’archéologie du Bassin parisien.
Par ces programmes, équipes et thèmes, nous intervenons sur les 5 continents, de la Préhistoire à l’actuel, sur la base de travaux de terrain, de l’étude de textes et d’images. Rattachés prioritairement à l’InSHS, et secondairement à l’InEE, nos recherches se développent en archéologie, histoire et histoire de l’art, géo-archéologie, architecture, anthropologie funéraire, paléo-environnement, philologie et littérature.
Dans le territoire métropolitain, nos opérations portent notamment sur le développement d’une archéogéographie, la paléoécologie des approches techno-culturelles au Paléolithique ancien et récent-final, l’impact des innovations techniques et des pratiques funéraires sur les changements sociaux au Néolithique et Âges des Métaux, le traitement de données nouvelles en Gaule septentrionale, de l’Antiquité aux Temps modernes. Tous ces domaines sont en profonde mutation et seront renforcés par une prise en compte systématique des nouvelles données, issues de l’archéologie préventive, des prospections thématiques ou de la reprise des séries en musée. Le développement de nos « chantiers-écoles » (Vallée de l’Aisne, Pincevent, Etiolles, Châteaubleau), véritables laboratoires méthodologiques pour les étudiants comme pour les chercheurs, sont des plates-formes techniques de référence, de même que les séries constituées (archéozoologie, céramothèque antique).
L’UMR est également très impliquée au niveau international. Les domaines asiatiques (du Proche et Moyen Orient, aux confins de la Chine et de l’Asie centrale, du Paléolithique ancien aux développements mésopotamiens et aux périodes plus récentes) et africains (essentiellement Afrique de l’Ouest sur les périodes très anciennes comme sur les périodes récentes et post-islamiques : prospections, fouilles en stratigraphie, caractérisations culturelles), mais aussi américains (Chili et Brésil) et océaniens (Polynésie) nous mobilisent fortement. Plus proche de nous, nous travaillons sur les civilisations du monde gréco-romain, sur le pourtour de la Méditerranée, en Europe, dans le Maghreb, en Turquie comme à Alexandrie. Nos programmes de recherches sont réalisés en partenariat avec les institutions scientifiques et d’enseignement supérieur des pays d’accueils, et les Instituts français à l’étranger. Ils bénéficient le plus souvent d’aides de la part du Ministère des Affaires étrangères. Nous participons à plusieurs réseaux et programmes internationaux (archives cunéiformes , LIMC, ARCANE, etc.) En étroite collaboration avec nos partenaires institutionnels, notre activité de recherche se complète par la mise en valeur de sites menacés, notamment dans les pays méditerranéens et au Moyen-Orient.
Quatorze équipes :
Dans le domaine commun de la recherche archéologique, des sciences historiques et des lettres anciennes, les équipes, lieux où s’élaborent les données, développent des méthodologies et des approches adaptées à leur objet d’étude. Leur activité se caractérise par la diversité des champs d’investigation et des terrains (plusieurs dizaines de sites en France et plus d’une quarantaine de pays à travers les cinq continents), des périodes (du Paléolithique ancien à l’Epoque contemporaine) et des approches. Insérées dans des réseaux scientifiques propres, bénéficiant de collaborations indispensables et d’une reconnaissance internationale, elles sont un lieu de formation privilégié pour les doctorants.
Neuf Thèmes transversaux :
Élaborés collectivement, évolutifs, largement ouverts sur l’ensemble des sciences humaines, ils incitent à un travail commun au-delà des frontières chronologiques ou géographiques propres aux équipes. Lieux de rencontre des membres de l’UMR, ces thèmes sont ouverts à tous. La richesse des réponses naît de l’interaction des traditions de recherche et de la pluralité des approches mises en œuvre sur tous les faits et les concepts traités. Plusieurs thèmes sont associés à des séminaires universitaires, alliant la volonté d’un partage de connaissances et le souci d’une formation de haut niveau pour les étudiants. L’état d’avancement des travaux conduits par ces Thèmes transversaux est publié annuellement dans la série « Cahier des thèmes transversaux ArScAn » (ISSN : 1953-5120), dont les fascicules sont téléchargeables et diffusés à la bibliothèque d’Archéologie et Sciences de l’Antiquité de la Maison René Ginouvès, auprès d’autres organismes en France et à l’étranger.
Un programme partagé :
La diversité des équipes de l’UMR a conduit certaines à développer des programmes de recherche communs en partageant bases de données et méthodologies. Le plus important, mobilisant des chercheurs provenant de sept des équipes de l’UMR et largement ouvert à des partenariats extérieurs, a trait à la dynamique de l’occupation de l’espace du Bassin parisien sur la longue durée. Ce programme se fonde principalement sur un questionnement scientifique commun aux diverses aires chrono-culturelles explorées dans les équipes ArScAn participantes. Des problématiques mettent en oeuvre les données et les espaces à plusieurs échelles, du local à celle du Bassin parisien. Cette approche commune permet de confronter les points de vue sur diverses thématiques et de les tester. Programme partagé au sein de notre UMR, il est ouvert sur tout ce qui concerne l’homme et ses activités sur ce vaste territoire et se nourrit, par conséquent, des travaux développés par ailleurs de manière plus spécifique dans chacune des équipes ArScAn comme dans d’autres programmes de recherche, développés cette fois-ci hors de notre UMR. Ce programme partagé se veut en effet une ressource documentaire et méthodologique à partager avec les autres unités de recherche travaillant sur la même aire géographique. Des rapports sont édités régulièrement et disponibles en ligne.

