L’équipe d’Ethnologie préhistorique est l’héritière du laboratoire fondé en 1967 par André Leroi-Gourhan dont elle a conservé l’intitulé. C’est donc la démarche palethnologique qui crée son unité au-delà des périodes et des terrains variés couverts par les différents programmes. Les thématiques développées correspondent pour une bonne part aux domaines de recherche privilégiés d’André Leroi-Gourhan : les techniques, l’habitat, l’art, les pratiques funéraires. Enfin, une place prépondérante commune est accordée à la fouille et à l’analyse technologique dans la reconstitution des traditions culturelles et des comportements.
Dans la continuité des travaux d’André Leroi-Gourhan, la majeure partie de l’équipe se consacre à l’étude des chasseurs-cueilleurs de l’ancien monde : le champ chronologique couvert correspond à environ 40 millénaires, depuis l’arrivée de l’Homme moderne en Eurasie jusqu’aux ultimes sociétés de chasseurs-cueilleurs du Mésolithique.
En 1982, José Garanger, professeur à l’Université de Paris I, spécialiste en archéologie océanienne, a repris la direction de l’équipe, conduisant ainsi à un élargissement géographique et thématique des programmes de recherche : à l’étude des chasseurs-cueilleurs d’Europe se sont ajoutées celles d’autres chasseurs-cueilleurs d’Israël, de Patagonie et des marins-horticulteurs de l’Océanie insulaire.
En 1992, Michèle Julien, directrice de recherche au CNRS, succéda à J. Garanger, assumant la responsabilité de l’équipe et son intégration dans l’UMR ArcScAn.
En 2005, cette responsabilité est revenue à Monique Olive, Pierre Bodu et Dominique Legoupil.
Depuis janvier 2011, la direction de l’équipe est assumée par Pierre Bodu, Philippe Chambon et Frédérique Valentin.
En 2012, l’équipe comprend 81 membres : 12 chercheurs CNRS dont 2 émérites, 3 ITA CNRS, 4 enseignants chercheurs (2 à l’université de Paris I, 1 à l’université de Lyon 3, 1 à l’université du Pacifique), 11 membres permanents appartenant à d’autres organismes (5 au Ministère de la Culture, 6 à l’INRAP), 26 membres non permanents (IANCP, collectivités territoriales, musée, autre), 6 post-doctorants, 19 doctorants.



