Depuis la création de l’équipe, une partie importante de ses recherches est consacrée au décor architectural et particulièrement à la mosaïque antique, depuis les origines jusqu’à l’époque impériale.
L’équipe participe aux travaux de l’Association internationale pour l’Etude de la Mosaïque antique (AIEMA) et à ceux de l’International Committee for the Conservation of Mosaics (ICCM), ainsi qu’à la bibliographie publiée dans le Bulletin de l’AIEMA.
Pour répondre aux objectifs de recherche, l’équipe maintient des bases de données et d’images et ces bases sont consultables dans l’équipe, sur demande (archeosi@mae.u-paris10.fr)
Actualité bibliographique
Parution d’un numéro des Dossiers de l’Archéologie consacré à la mosaïque antique, coordonné par Anne-Marie Guimier-Sorbets, numéro de juillet-août 2011, en vente dans les kiosques
Présentation du volume collectif sur le site des Dossiers de l’Archéologie
La mosaïque antique en Grèce, en Egypte et dans la partie orientale du bassin méditerranéen
Alexandrie et Egypte gréco-romaine
A la demande des responsables de fouilles, Anne-Marie Guimier-Sorbets a publié des mosaïques nouvellement découvertes à Alexandrie, en collaboration avec le Centre d’Etudes Alexandrines, le Musée gréco-romain d’Alexandrie et le Service des Antiquités de l’Egypte. Sur le terrain de la nouvelle Bibliotheca Alexandrina, deux pavements mis au jour sont issus des ateliers royaux du IIe siècle av. J.-C. : le premier représente un chien assis à côté d’un askos, le second la lutte de deux athlètes, l’un noir l’autre blanc.
L’embléma à l’oiseau découvert dans des remblais sur le terrain du Patriarcat et la mosaïque impériale du triclinium à la Méduse mise au jour sur le terrain du théâtre Diana, datés du IIe siècle ap. J.-C., offrent un intérêt particulier pour l’étude des emblémas, panneaux de petites dimensions préparés en atelier et insérés dans la mosaïque.
Les pavements de bains en Egypte sont l’objet d’une étude particulière.
A Alexandrie, un programme de restaurations des pavements accompagne la publication de nouveaux documents, et la mise en série des collections déjà publiées. Cette étude est étendue aux mosaïques conservées dans l’ensemble de l’Egypte.
Grèce
En Grèce, la mosaïque du temple de Lykosoura a fait l’objet d’une nouvelle étude, en collaboration avec A. Panagiotopoulou (Institut de Recherche du Péloponnèse, Tripoli, Grèce). Nous avons aussi repris l’étude des pavements de Délos, et plus particulièrement la publication des mosaïques de la Maison de Fourni, en collaboration avec l’Ecole française d’Athènes.
Des recherches sont en cours relatives à l’iconographie des mosaïques de Chypre et de Turquie.
Technique des mosaïques et des décors de sol
Les thèmes de l’archéologie de la production des mosaïques, les transferts et l’évolution des techniques, l’organisation des ateliers sont développés. Dans l’ensemble des mondes grec et romain, la technique des pavements en opus signinum, sols de béton de terre cuite ou avec des éclats de pierre, souvent mal connue, a donné lieu à une thèse qui est publiée. On poursuit maintenant l’étude de leur décor.
Les divers types de sols décorés connus en Gaule jusqu’au début de l’époque impériale, ont été étudiés, dans le cadre du Colloque Décor et architecture en Gaule, entre l’Antiquité et le Haut Moyen Age (Toulouse, Octobre 2008, actes en préparation).
Mosaïque, peinture et stucs
Dans le souci d’envisager l’ensemble du décor architectural comme un tout, nous avons étudié la transmission des motifs de l’architecture vers la peinture et le stuc, puis la mosaïque, selon un schéma qu’on a pu mettre en évidence pour l’époque hellénistique. Une partie de l’étude a porté sur les techniques utilisées par les mosaïstes pour s’adapter aux nouveaux procédés stylistiques des peintres. Une autre partie de l’étude a consisté à retrouver les étapes de la transmission du motif des perles et pirouettes sur une longue période. L’étude des stucs est en cours, en particulier pour la Grèce du Nord et l’Egypte gréco-romaine.
Iconographie
Une étude a été consacrée à l’iconographie des mosaïques de la maison grecque, en particulier la recherche de Dionysos dans l’andrôn, la salle de banquet « des hommes ». L’enquête a concerné un ensemble de pavements large (IVème – Ier siècles avant J.-C.) : si seulement un petit nombre de pavements figure le dieu lui-même, l’examen de séries iconographiques montre que sa présence est exprimée par d’autres éléments du décor figuré (griffons, sphinx, chasse et animaux sauvages, centaures, dauphins, …) et des éléments du décor végétal (fleuron, rinceau, …).




