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Depuis 1994, sous l’égide de l’École française d’Athènes et de l’Institut d’études méditerranéennes de Réthymno, un programme de recherche international est mené sur le site archéologique d’Itanos, en Crète orientale.
À côté des chantiers urbains menés par les équipes belge (Université Libre de Bruxelles, D. Viviers), grecque (Institut d’études méditerranéennes, A. Kalpaxis) et italienne (Scuola archeologica italiana di Atene, E. Greco), l’Université de Paris 1 a entrepris, sous la direction d’Alain Schnapp, la prospection d’une portion du territoire de cette cité crétoise.
Itanos fait en effet partie des rares cités grecques pour lesquelles nous disposons d’une description de frontière antique. En dépit de plusieurs difficultés d’interprétation, cette situation documentaire permet d’évaluer son territoire à environ 130 km2, étiré de la pointe NE de la Crète (Cap Sidéro - anc. Cap Samonion) jusqu’aux hauts-plateaux qui relient le golfe de Karoumès, à l’est, au golfe de Sitia, à l’ouest.
Le territoire prospecté au cours de ces dernière années équivaut à environ 25 km2, soit à quelque 20% du territoire supposé de la cité hellénistique. Il s’agit de l’hinterland immédiat de la ville. Cette portion du territoire itanien, abandonné voire totalement déserté entre la fin de l’Antiquité et le début du XXe s., se présente comme une sorte de "carte fossile" des implantations antiques.
Au terme de la dernière campagne de terrain (2004), environ 100 sites ont été repérés, cartographiés et documentés (échantillonnage céramique). Une carte archéologique informatisée permet aujourd’hui de situer avec précision l’ensemble des gisements archéologiques repérés, répartis chronologiquement et typologiquement. Toutes ces données sont désormais à l’étude et devraient déboucher sur une publication d’ensemble des découvertes faites à Itanos dans un volume de la série Études crétoises, publiée par l’École française d’Athènes.
L’équipe a par ailleurs mis en ligne ses principaux résultats sous la forme d’une base de données accessible sur le serveur de l’École française d’Athènes.



