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Territoire et ressources du pays d’Alicante

Villa Joyosa et les carrières d’Elche

Ce programme franco-espagnol est mené en collaboration avec le Musée de Villajoyosa (Alicante), l’Université d’Alicante et la Fondation universitaire La Alcudia.

Villa Joyosa : habitat et sanctuaire des IIe et Ier siècles

Le site de Villa Joyosa offre de multiples terrains d’expérience, tant son occupation a été longue. Nos études portent depuis 2005 sur un sanctuaire, au sud de la ville, sur le site de La Malladeta et, depuis 2007, sur l’organisation, les grands axes et les limites du territoire de l’agglomération antique.
Désormais, nous devons définir la structure globale de ce sanctuaire, en étagement, avec une structure sommitale (très érodée), une plateforme faite de grands blocs et dalles et, sur les pentes, des pièces (probablement à deux étages, le second s’ouvrant sur la plateforme) donnant sur une rue qui suit les courbes de niveau. Un tel schéma n’a pas de parallèles dans le Sud-Est de la Péninsule, mais de telles structures à étages trouvent quelques éléments de comparaison en Andalousie (Huelma ou Las Atayuelas [Jaén]).
L’essentiel du matériel mis au jour date des IIe/Ier siècles, mais des fragments attiques du IVe siècle av. J.-C. ont été reconnus, seulement sur la partie sommitale du site. L’abandon du site semble désormais pouvoir être située au moment de la municipalisation de l’agglomération, au milieu du Ier siècle ap. J.-C. La cité se pare alors de temple(s) – désormais romain(s) – et les formes de religiosité évoluent, notamment avec l’abandon de ce sanctuaire de La Malladeta.
Parallèlement, l’enquête sur l’organisation du territoire antique de Villa Joyosa se poursuivra, l’objectif étant de disposer d’un vision globale de la ville antique sur la longue durée. L’intégration des données archéologiques majeures au sein d’un véritable système d’information géographique (SIG) permettra d’observer de manière dynamique leurs relations avec les principaux réseaux de circulation et avec les trames parcellaires déjà mises en évidence. Temps préromain et temps romain devraient être bien différenciés.

Les carrières d’El Ferriol, Elche et l’atelier de sculpture d’Elche

Entreprise en 2007, à la suite de l’identification de la carrière qui avait fourni la pierre de la Dame d’Elche, après la découverte en 2005 d’une ébauche de sculpture datée au IVe siècle av. J.-C., l’étude des carrières de El Ferriol, entre Elche et Aspe, est un axe fondamental de recherche. Les objectifs sont les suivants :
- établissement de la carte topographique des chapelets de carrières de El Ferriol ;
- histoire sur la longue durée, de l’époque ibérique au milieu du XXe siècle, de ces carrières (en ayant recours aux contrats de concessions) ;
- étude exhaustive d’une carrière antique de la vallée d’El Ferriol II (délimitation de la carrière, accès, prospection des alentours …) ;
- étude de la présence d’ateliers de sculpteurs auprès des carriers et de l’organisation des chantiers.



Responsable : Pierre ROUILLARD (CNRS)

Intervenants : Laurent Costa, Sandrine Robert, Marine Gleyse, Gérard Monthel


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