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Bibliographie de l'architecture grecque
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Historique

L'idée d'un bulletin de bibliographie analytique de l'architecture grecque est due à Roland Étienne, en 1990, alors qu'il était professeur à l'Université Lumière-Lyon II. Malgré des publications surabondantes, un instrument de ce genre faisait défaut, puisque Roland Martin n'avait fait paraître son « Bulletin d'architecture grecque », dans la Revue des études grecques (REG), que de 1949 à 1959. Sa nouvelle mise au point est allée de pair avec la création à Lyon d'un bureau de l'Institut de recherche sur l'architecture antique (IRAA du CNRS, dirigé depuis Aix-en-Provence). En effet, la Maison de l'Orient Méditerranéen (MOM), fondée par Jean Pouilloux sous l'égide de l'Université Lyon II et du CNRS, rassemblait plusieurs enseignants-chercheurs spécialistes d'architecture ou touchant de près à ce domaine ; ils pouvaient, avec quelques autres, être rattachés à ce bureau. Parce qu'il était fédérateur, susceptible d'intéresser aussi des membres d'autres universités ou d'autres laboratoires du CNRS, le projet d'un bulletin bibliographique d'architecture grecque a donc pris corps, sur le modèle des bulletins d'épigraphie, de sculpture ou de céramique, qui continuent de paraître périodiquement ou épisodiquement dans la REG.

En septembre 1992, ayant été nommé directeur de l'École française d'Athènes, Roland Etienne a laissé la responsabilité du bureau lyonnais et, par là même, la coordination du bulletin d'architecture grecque à Marie-Christine Hellmann, qui avait été mutée en 1991 du bureau parisien de l'IRAA à celui de Lyon. Il a néanmoins toujours continué d'y participer et de veiller à l'achat régulier, par la bibliothèque de l'EFA, des nouvelles publications architecturales.

Décider du vocabulaire et du plan d'un bulletin d'architecture grecque devant être publié dans une revue à comité de lecture n'apparaissait pas, a priori, très compliqué. En effet, l'entreprise recoupait alors celle de René Ginouvès : il avait commencé à créer un fichier informatisé des bâtiments (ARCHIBAT), en prenant d'abord les autels, en vue de la rédaction du t. 3 de son Dictionnaire méthodique de l'architecture grecque et romaine (dont le t. 2 allait paraître en 1992), et il espérait continuer avec un manuel complet d'architecture grecque. Il avait donc aussi entamé un fichier informatisé des publications architecturales, en pensant faire appel à toute une série de collaborations, mais, apprenant le projet de Rol. Étienne, il lui proposa par lettre du 20 octobre 1990 une « alliance » ou une « combinaison » de leurs deux projets.

Le vocabulaire normalisé et les différentes rubriques du Bull. archi. s'inspirent par conséquent du Dictionnaire méthodique de R. Ginouvès, et nous leur avons ajouté quelques rubriques générales qui n'existaient pas dans un dictionnaire de ce type. Le plus difficile fut de prévoir la périodicité du Bull. archi. et sa longueur approximative, à partir de la place dévolue à chaque notice, sachant que certains titres exigeraient plus de lignes que d'autres, pour lesquels quelques brèves remarques suffiraient. Car il ne s'agissait pas seulement de signaler un titre récemment paru, mais aussi d'en analyser le contenu pour en faire ressortir l'intérêt — ou, au contraire, faire comprendre que sa lecture approfondie n'était peut-être pas indispensable. Trouver des co-signataires compétents et maîtrisant une ou des langues étrangères n'était pas malaisé, mais il les fallait portés sur la synthèse, pour faire la différence entre un résumé analytique et un véritable compte rendu, enfin, surtout, ils devaient être disponibles à la date programmée — d'où, parfois, des défections en cours de route, qu'il a fallu aussitôt remplacer. Nos remerciements amicaux vont à tous ceux qui se sont laissés entraîner dans cette aventure et qui, avec nos lecteurs, nous ont insufflé l'envie de continuer.

Un autre problème à résoudre était celui de l'accès rapide aux nouvelles publications à dépouiller. Si plusieurs bibliothèques françaises reçoivent les périodiques nécessaires, par abonnement ou par échange, il n'en va pas de même des monographies. Pour la coordinatrice, des séjours réguliers à Athènes et à Rome étaient indispensables, mais on espérait aussi pouvoir constituer un bon fonds de livres en France, facilement accessible aux chercheurs comme aux étudiants. Des achats furent donc demandés à la bibliothèque de la MOM (anciennement bibliothèque Salomon Reinach), mais, afin de gagner du temps, l'IRAA-Lyon a commandé et acquis chaque année sur ses crédits récurrents un certain nombre de livres qui furent ensuite remis, avec des mots-clés pour l'indexation dans FRANTIQ, à la bibliothèque de la MOM. Peu à peu, des auteurs soucieux d'être mieux connus nous ont aussi envoyé leur production.

Professeur à l'Université Paris I et spécialiste d'architecture grecque, Christian Le Roy proposa dès décembre 1990 de faire paraître ce bulletin dans la Revue archéologique, qu'il dirigeait alors (avec Pierre Gros, directeur de l'IRAA jusqu'en 1996, comme directeur adjoint). Martine Fourmont, rédactrice en chef de cette revue éditée par les PUF, s'employa à résoudre toutes les questions techniques et de formatage supportées par ce texte d'une centaine de pages imprimées, avec quelques illustrations. Ces problèmes étaient d'autant plus complexes que l'imprimerie des PUF venait d'introduire l'informatique et que le nombre des pages des deux fascicules annuels de la RA est strictement limité par l'éditeur.