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Bibliographie de l'architecture grecque

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2016.1. M. SÈVE, Bulletin épigraphique, « Rapports avec l’architecture », REG, 128, 2015 [2016], p. 388-396.


2016.2. A. CORSO, Drawings in Greek and Roman Architecture, Oxford, 2016, VI + 112 p., fig. n/b et 1 pl. couleur (existe en E-book) : en partant des illustrations qui devaient exister dans le traité de Vitruve et dans d’autres traités antiques d’architecture, pour une meilleure compréhension du texte, l’A. s’interroge plus généralement sur la possibilité de l’existence de telles illustrations dans des traités post-vitruviens, voire des descriptions littéraires, et dans des traités romains de gromatique, pour la division d’un territoire. Toutes les références à des dessins d’architecture dans les sources littéraires et épigraphiques de l’Antiquité sont rassemblées, en contrepoint d’un catalogue des dessins connus représentant des monuments ou des parties de monuments d’époque grecque et romaine. Les conclusions tentent de fixer la chronologie de tels dessins, de définir leur mode de représentation et leur fonction [M.-C. H.]


2016.3. B. FEHR, Das Mirakel der schwebenden Last. Zur Peristasis des griechischen Tempels, N° 2016.13, p. 63-80 : le sens premier du grec pteron étant « plumage », « aile », l’A. voit dan son application au triangle sommital du temple grec une métaphore assez claire ; malgré leur poids, l’entablement, le plafond et le toit, tous supportés par la péristasis, sont comme portés dans les airs, à l’instar d’un oiseau. D’un côté on y voit le triomphe de la technè humaine, de l’autre des sources littéraires montrent qu’une intervention divine était jugée nécessaire. Les oiseaux qui faisaient leur nid dans les hauteurs des temples étaient perçus comme appartenant à la divinité à laquelle le temple était dédié ; ils étaient les médiateurs de la communication entre les sphères divine et humaine. [L’article surprend car le terme pteron est avant tout employé par les archéologues et les architectes pour la galerie du temple péristyle]. [M.-C. H.]


2016.4. C. DE DOMENICO, Lateres Signati Graeci I, Athenae et Attica (SATAA, 10), Athènes / Paestum, 2015, 158 p. dont 18 pl., 1 carte et des tableaux : premier corpus des timbres sur tuiles en terre cuite d’Athènes et de l’Attique, datables entre le VIe s. av. J.-C. et le IVe s. de n. ère. L’A. en a compté 320, sur antéfixes, sur des couvre-joints, sur une sima, sur des tuiles courantes, sur deux canalisations et même sur deux fragments de ruches. En plus des simples monogrammes et des emblèmes anépigraphes, les timbres peuvent porter des noms de propriétaires ou de producteurs de l’objet, de magistrats éponymes, ou juste mentionner la propriété publique, le nom d’une cité (Athènes) ou un ethnique (des Thespiens), donner des noms d’édifices publics et surtout sacrés auxquels l’objet était destiné. L’étude précise aussi la distribution topographique des objets, qu’ils proviennent de constructions publiques ou de maisons privées. C’est une contribution à l’histoire socio-économique de la production de ces terres cuites et des relations entre la cité et les fabricants, comme entre les particuliers et les fabricants - sans oublier les remplois et le fait que la majorité des tuiles sont dépourvues de marques. Sont constatées des différences selon les périodes et l’existence d’un marché local mais aussi inter-régional, entre Athènes et la Béotie. [M.-C. H.]


2016.5. R. ROBERT éd., Dire l’architecture dans l’Antiquité, Actes du colloque d’Aix-en-Provence, Institut de recherche sur l’architecture antique, 28-29-30 octobre 2010, Paris / Aix-en-Provence, 2016 : ce colloque explorait les multiples liens qui unissent l’architecture et l’expression écrite dans l’Antiquité. La majorité des contributions a pour cadre l’époque romaine ou l’Antiquité tardive, mais le monde grec est aussi largement concerné. Voir en particulier P. GROS, « Le problème des dessins d’architecte, ou comment lire Vitruve » , p. 21-38 (ne concerne pas seulement Vitruve mais plus généralement le mode de travail et la conception d’un projet par les architectes antiques) ; V. MATHE, « Compter l’architecture », p. 108-124 (sur l’intérêt des comptes financiers donnés pour les constructions, dans les inscriptions de Delphes, d’Epidaure et, surtout, de Délos) ; M.-Ch. HELLMANN, « Les Recherches sur le vocabulaire de l’architecture grecque d’après les inscriptions de Délos, vingt ans après », p. 367-380 (l’auteure de cette thèse d’Etat publiée en 1992 a maintes fois entendu des collègues lui assurer que l’architecture grecque s’étudiait uniquement sur le terrain, non en bibliothèque, et que les sources textuelles ou épigraphiques n’avaient d’intérêt que pour les « philologues », non pour la recherche en architecture antique. Il fallait donc redire le grand intérêt des Bauinschriften, qui apportent des indications que les restes lacunaires ne peuvent donner) ; Chr. MAUDUIT, J.-Ch. MORETTI, « L’architecture dans l’Onomasticon de Pollux », p. 205-222 (moins directement utile pour les chercheurs en architecture que les textes épigraphiques, ce lexique n’en vaut pas moins le détour, surtout quand il recoupe le vocabulaire, rare et spécialisé, des Bauinschriften). [M.-C. H.]


2016.6. A. P. MATTHAIOU, The Work of the Architect in Athens in the Fifth and Fourth Centuries BC [en grec], N° 2016.16, p. 99-114 : résume le rôle et la fonction des architectes de la ville d’Athènes aux Ve et IVe s., d’après l’épigraphie. L’A. ne connaissait pas l’article consacré au même sujet par G. MARGINESU, « Le azioni degli architetti nell’Attica classica ed ellenistica », RA, 2015/1, p. 3-22. [M.-C. H.]


2016.7. U. WEBER, Building with assembly marks: prefabrication of architectural blocks on building sites at Delos and Pergamon in the IIIrd c. a.C., N° 2016.15, p. 305- 336 : l’auteur de l’impressionnante thèse publiée en 2013 (notre N° 2013.2 : Versatzmarken im antiken griechischen Bauwesen) poursuit son enquête sur les marques d’assemblage. C’est seulement à partir du IIIe s. que toutes les pierres d’un bâtiment ont pu porter des lettres gravées pour indiquer leur place. Ce fut sans doute le cas pour le temple de la Mèter à Mamurt Kalè (Pergame), où des lettres de pose subsistent sur la crépis, et pour le Portique de Philippe à Délos où, pour la première fois, une numérotation fut gravée sur les blocs d’une même assise en utilisant toutes les lettres de l’alphabet, parfois avec ajout de symboles. On avait donc prévu ici une division du travail pour accélérer la pose dans l’assise, les lettres étant gravées par une équipe sur des faces de joint déjà dressées sur le chantier, pendant qu’une autre équipe posait les blocs ainsi préparés et marqués. Mais la pratique de la numérotation complète est restée rare (encore que la disparition des marques peintes n’autorise pas à l’affirmer), contrairement à celle du canal horizontal de coulée pour « plomber » un goujon, une technique qui remonte aussi au IIIe s. et se voit dans le temple de la Mèter. [M.-C. H.]


2016.8. J.-Fr. BOMMELAER, Nouveautés concernant l’architecture de la Tholos de Delphes, CRAI, 2015.4 [2016], p. 1741-1766 : une bonne partie de ce gros article présente les restitutions antérieures et les problèmes qu’elles posent, ce qui est indispensable pour comprendre la suite et saisir les méthodes parfois trop rapides qui président à l’étude de certains monuments grecs. Pour tenter d’y voir plus clair JFB a procédé avec D. Laroche à une série de vérifications, en particulier sur les colonnes du péristyle (sans entasis), sur la porte de la cella (qui s’ouvrait bien vers l’extérieur comme le voulait Gottlob, et non vers l’intérieur) et sur les toits, puisqu’on a retrouvé les restes de deux chéneaux. En effet deux toits se sont succédé, comme l’a expliqué Fr.Kirk et contrairement à l’avis de G. Roux, qui les utilisait en même temps. Le premier toit peut être restitué en « pavillon de trompette », comme à Limyra. Enfin, les colonnes intérieures corinthiennes, adossées, devaient être au nombre de 10, également selon le calcul de Gottlob, et non de 15 comme le voulait Bousquet, et elles ont dû succéder, d’après des traces sur le stylobate, à des colonnes ioniques libres (disparues), portant un étage de colonnettes ioniques également libres (dont on a retrouvé des chapiteaux à 4 faces). C’est sans doute à la suite d’un accident, ayant entraîné la chute du premier toit (le « petit chéneau ») et peut-être aussi celle des colonnades ioniques à l’intérieur, qu’on a procédé à des changements : une colonnade corinthienne adossée à l’intérieur et un nouveau toit, cette fois à plan radial et en terre cuite, avec un chéneau en marbre. La tholos n’était pas un naos mais peut-être un trésor, ayant successivement contenu les statues des Muses, puis une panoplie (hoplothèque ?). [Au total ce sont des nouveautés tout de même minimes, le plus intéressant étant le retour à des publications danoises anciennes ; M.-C. H.]


2016.9. G. REIMOND, Pierre Paris, un parcours athénien (1882-1885). Le dossier phocidien : les fouilles du sanctuaire d’Athéna Cranaia, Pallas, 100, 2016, p. 217-247 : étudie le travail accompli en 1884 par le jeune Pierre Paris à Elatée, avec le dégagement des vestiges du temple d’Athéna Cranaia, d’où une monographie publiée en 1892 par l’EFA. Ce travail fut réalisé strictement suivant les méthodes sommaires de l’époque, comme le montrent les relevés très rapides des maigres restes et le plan dessiné par l’architecte Victor Blavette (pl. IV et V), la restitution de l’élévation par le photographe Albert Fernique (pl. VI), sans étude approfondie. Mais cela reste la seule monographie sur le sujet. [M.-C. H.]


2016.10. Cl. MARCONI éd., The Oxford Handbook of Greek and Roman Art of Architecture, Oxford, OUP, 2014, 728 p., 150 fig. ds t. : ouvrage surtout intéressant pour des non-spécialistes, car le fait qu’il associe toujours les mondes grec et romain, ainsi que l’art et l’architecture, a contraint les différents auteurs (très bons spécialistes) des nombreux chapitres à survoler les thèmes très variés dont ils traitent (y compris la théorie de la mimèsis et la réception), en un nombre limité de pages. Recension : The Antiquaries Journal, 95, 2015, p. 381-382 (par J. Hugues). [M.-C. H.]


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