Accueil | Présentation |

Recherche

| Nouvelles parutions |  © Crédits
Bibliographie de l'architecture grecque

Recherche par mots-clés Recherche par année

page 1/1
Nombre de réponse(s) trouvée(s) : 7

2002.185. F. QUANTIN, Le sanctuaire de Shtyllas à Apollonia d'Illyrie, bilan et perspectives de recherche, N° 2002.46, p. 229-238 : présente le temple péri-urbain de la colline de Shtyllas, dont est conservée une colonne en place, à moins d'1 km au Sud de la porte méridionale d'Apollonia. Résume les mentions par les voyageurs du XIXe s. et les études des archéologues du XXe s., donne une description des vestiges actuels et quelques pistes de recherche. La seule fouille (sondages limités) fut celle de C. Praschniker. G. Pani, architecte de l'Institut des Monuments Culturels, donna une restitution du temple fondée sur une réflexion métrologique et les travaux de L. Heuzey et H. Daumet en 1876 : Tempulli në Shtyllas - Përpjekje për formulimin arkitektonik, Monumentet, 1985-1, p. 79-85. Les dimensions de ce temple dorique hexastyle sont précisées, ainsi que le nombre des assises de la crépis, grâce aux altitudes de quelques blocs en place et du soubassement de la colonne. Les tranchées de récupération des blocs permettent de décrire le plan à pronaos. Ce temple périptère, vraisemblablement situé à l'ép. classique - voir le profil de l'échine et une palmette peinte -, appartenait sûrement à une divinité importante d'Apollonia, peut-être Artémis. L'hypothèse est fondée sur les témoignages de Cyriaque d'Ancône en 1436 et de Pouqueville qui rapporte la découverte, en 1813, d'une " statue de Diane en marbre ". [F. Q.]


2002.267. S. DROUGOU, Vergina - Les tombes Heuzey, nouvelles trouvailles (en grec), Egnatia, 5, 1995-2000 (2001), p. 227-246 ; EAD., Vergina 1998 - Tombs of Heuzey (en grec, rés. angl.), A. Ergo Mak., 12, 1998 (2000), p. 395-404 : près de la tombe macédonienne fouillée par Heuzey à la fin du XIXe s. a été découverte une seconde tombe à chambre (3 x 4 m, H. 2,40 m) recouverte de 7 plaques, l'entrée à l'Est était fermée par une porte de bois, traces de la klinè le long du mur Nord ; le mur Est est peint (bande rouge entre deux bandes blanches). Cette tombe féminine à inhumation avait été pillée, la datation est assurée grâce à la céramique et surtout à une monnaie de Pixodaros, satrape de Carie entre 340 et 336. [M.-T. L. D.]


2002.440. J.-L. LAMBOLEY, B. VREKAJ, Premiers résultats des fouilles franco-albanaises à Apollonia (1993-1996), N° 2002.46, p. 189-194 : les fouilles au Nord du grand portique à niches découvert par L. Rey, commencées en 1993, se sont étendues. À l'Ouest, les A. commentent la découverte d'un édifice d'env. 135 m2 dont il ne reste que les fondations, mais qui comportait une mosaïque de tesselles en calcaire blanc et gris ; 2 phases y sont distinguées et l'état final ne serait pas antérieur aux IIe-Ier s. À l'Est, la fouille a mis au jour trois pièces quadrangulaires alignées selon un axe perpendiculaire à celui de la rue Est-Ouest. Le mur de fond de cette structure très bien appareillée - " magasins " - sert de soutènement et s'inscrit donc dans la même logique topographique que le portique découvert par L. Rey, auquel elle répond de l'autre côté de la rue. Le matériel indique que l'édifice ne peut guère être antérieur à la fin du Ier s. av. Dans l'éboulis de la rue Est-Ouest menant au plateau qui sépare l'acropole de la " colline 104 ", de grands frag. d'architecture d'ordre corinthien ont été découverts (base de colonne, chapiteau, chéneau à tête de lion, etc.). Ces éléments n'appartiennent sûrement pas tous au même édifice, mais leur nombre augmente à chaque campagne, ce qui suggère l'existence d'un grand bâtiment au bord du plateau, qui pourrait être un temple. L'édifice serait alors l'indice d'un programme édilitaire datant de la pax augustea. Au Sud de la rue, un mur épais à emplecton est perpendiculaire au portique et retient les terres de la " colline 104 " ; au Nord de la rue, un enchevêtrement de murs reste énigmatique. L'ensemble de la zone est excessivement perturbé par la récupération de blocs. Voir les chroniques du BCH depuis le n° 118, 1994, en particulier 121, 1997, p. 853, pour l'hypothèse d'un grand temple. Ajouter J.-L. LAMBOLEY, Apollonia : résultats de la campagne 1998, Iliria, 28, 1998 [2000] (Actes du colloque intern. de Tirana, nov. 1998), p. 231-242 : après une interruption en 1997, les travaux reprennent en 1998. La campagne permet de mieux documenter l'édifice à mosaïque, dont est publié un relevé. Un niveau de rue est fouillé au Sud de l'édifice, contemporain de la mosaïque. Le bâtiment était probablement hypèthre ; à l'intérieur, une base engagée dans le sol en mosaïque ne peut avoir une fonction architecturale. L'A. propose donc d'interpréter la structure comme un enclos à ciel ouvert délimité par un péribole de pierre. Dans la grande rue Est-Ouest, les nombreux blocs en éboulis pris dans une couche noire - une fosse ? - sont évacués. Le long du mur au Nord de la rue, plusieurs niveaux de circulation en cailloutis ou en galets sont enregistrés ; certains correspondent à des sols de chantier datant de l'exploitation de la zone comme carrière. De cette zone provient un frag. de chéneau à tête de lion, comparable à l'exemplaire déposé par Heuzey au Louvre. Compléter par BCH, 124, 2000, Chron., p. 620-630, avec l'interprétation de l'édifice à mosaïque comme un sacellum, et la découverte d'un niveau de rue, qui est la plus ancienne structure de la zone et pourrait dater de l'ép. archaïque. [F. Q.]


2004.289. Ch. SAATSOGLOU-PALIADELI, The Palace of Vergina-Aegae and its Surroundings, N° 2004. 24, p. 201-213 : rappelle d'abord les débats anciens relatifs à l'identification du site sur lequel s'élevait le palais reconnu dès 1861 par L. Heuzey et H. Daumet. Elle indique ensuite les résultats obtenus lors d'une rapide investigation dans la tholos du palais, là où les premiers fouilleurs avaient découvert les vestiges d'une exèdre rectangulaire ; dans les fondations de celle-ci étaient remployés des frag. d'architecture qui proviennent de la façade intérieure du propylée, et dont Heuzey et Daumet avaient déjà retrouvé des éléments dans leur fouille : il s'agit de restes de piliers dont deux faces opposées étaient ornées de deux demi-colonnes ioniques. La face interne du propylée était donc constituée de deux piliers in antis, avec deux demi-colonnes engagées, suivant un système qui avait été aussi adopté sur le côté Sud du palais (trois piliers in antis). Les frag. d'architecture intégrés dans les fondations de l'exèdre montrent que celle-ci a été édifiée après la destruction du palais originel vers le milieu du IIe s. av. J.-C. L'A. insiste sur les rapports entre le palais et le théâtre, tous deux construits dans le 3e quart du IVe s. av. ; l'agora était un peu plus loin au Nord ; on y a retrouvé en particulier un sanctuaire consacré à Eukleia. Voir aussi, du même auteur : Vergina 1998-1999, Anaskaphi sto Ièro tis Efklias kai sti tholo tou anaktorou "(en grec : Fouilles dans le sanctuaire d'Eukleia et dans la tholos du palais), AEMTH, 13, 1999 (2001), p. 543-551. [Y. G.]


2011.10. S. Descamps-Lequime éd., Au royaume d’Alexandre le Grand, La Macédoine antique, cat. expo. Musée du Louvre, Paris, 2011, 728 p., fig. ds t. : cet énorme catalogue, magnifiquement illustré, auquel ont contribué de nombreux spécialistes, constituera une somme et une référence au-delà de la Macédoine proprement dite (ainsi, pour la céramique ou pour l’orfèvrerie). En plus de bons bilans sur les sites archéologiques (Aigai, Pella, Dion…), en annexe, les notices détaillant les objets exposés, puisés dans les réserves du Louvre ou provenant de fouilles grecques récentes, sont accompagnées de textes explicatifs qui présentent le dernier état des connaissances dans chaque domaine (avec une riche bibliographie à la fin, ainsi qu’un index général), or l’architecture tient une bonne place dans l’exposition. Rappel de l’expédition de l’archéologue L. Heuzey et de l’architecte H. Daumet qui, en 1861, découvrirent le site de Palatitsa-Vergina, qui se révéla être Aigai, capitale du royaume de Macédoine. Ce sont eux qui rapportèrent au Louvre d’importants éléments d’architecture du palais et d’une tombe du type dit aujourd’hui « macédonien », à Korinos près de Pydna, p. 77-87. En 1918, des soldats français ont fouillé une autre tombe macédonienne à Thessalonique (Tombe de la Maternité, du IIIe  s., p. 145-147), qui en connaît aujourd’hui huit. Dans le chapitre consacré à la Macédoine des Ve-IVe s., une section spéciale est consacrée aux palais macédoniens, qui n’ont pas encore bénéficié d’une publication exhaustive (p. 287-311). Malheureusement, les textes discordants de Ch. Saatsoglou-Paliadeli, A. Kottaridi [simple traduction de l’article publié en angl. dans le N° 2011.24] et P. Chrysostomou jettent le trouble sur la réalité des progrès accomplis dans la connaissance des palais d’Aigai et de Pella, tous deux attribués au règne de Philippe II (mais pour M.-Fr. Billot, après examen de ses tuiles et antéfixes, p. 307-311, le palais de Vergina-Aigai n’a été achevé qu’un peu plus tard, sous Cassandre). Au fil des chapitres suivants sont parfois évoqués certains monuments ou des productions touchant à l’architecture, comme un beau « couronnement d’édifice funéraire à décor de palmette » peinte, p. 426-427. On note quelques synthèses commmodes : A. Jacquemin, « Dédicaces architecturales des rois de Macédoine dans les sanctuaires de Delphes, d’Olympie et de Samothrace », p. 510-511 ; K. Rhomiopoulou, « Les tombes „macédoniennes“ », p. 514-515 ; (collectif), « La „tombe Heuzey“ de Palatitza », p. 517-524. Dans l’importante section consacrée à la Macédoine sous domination romaine, on remarquera la présentation du portique dit des « Incantadas » et sa proposition de restitution, à proximité de l’agora de Thessalonique, p. 576-588. Les p. 682-683 offrent une restitution en 3D de la Maison du Dionysos à Pella, par la Fondation du Monde hellénique. [m.-c. h.]


2011.108. S. Drougou, Vergina, the « Heuzey » tombs [en grec, résumé en angl.], AEMTh, 20 ans, 2009 [2010], p. 63-73 : en 1998 et 1999, dans le secteur Est de la nécropole de Vergina, ont été découvertes à proximité de la fameuse « tombe Heuzey », dégagée au XIXe s., deux autres petites tombes construites en pôros, appelées respectivement « Heuzey A » et « Heuzey B ». Datable du règne d’Alexandre III, la première est la tombe hypogée (3 x 4 m) d’une femme, couverte de dalles planes ; on y entre par un vestibule ouvert à l’Est. De peu postérieure à la première, la seconde est une riche tombe masculine à ciste (1,60 x 1,50 m), inviolée. Ces deux tombes témoignent de la transformation et de l’altération des formes monumentales des tombes macédoniennes depuis le règne d’Alexandre le Grand. Cf. Ead., Vergina 2000, Additional Work on the Macedonian Tomb with a Ionic Façade [en grec, résumé angl.], AEMTh., 20, 2006 [2009], p. 767-772 : en 2006 a été dégagé le dromos de la tombe macédonienne à façade ionique, qui est datable de la fin du IVe s. ou vers 300. Il s’avère qu’elle est précédée d’une vraie petite cour. Cf. le N° 2011.10. [m.-c. h.]


2012.78. H. VON MANGOLDT, Makedonische Grabarchitektur. Die Makedonischen Kammergräber und ihre Vorläufer, Berlin, 2012, 1 vol. texte de x + 441 p., 1 vol. de 146 pl. et 8 cartes coul. : cette copieuse thèse soutenue en 2010 à Tübingen concerne toutes les tombes construites de type dit « macédonien », c’est-à-dire avec un dromos menant à une chambre voûtée en berceau, le tout sous un tumulus, en Grèce continentale, en Turquie et à Chypre, ainsi qu’en Italie (par influence de la Macédoine), dans la FYROM, en Albanie, en Bulgarie, Roumanie et Russie. Grâce à l’appui d’archéologues grecs l’a. a pu voir personnellement toutes les tombes dont il parle, sauf à Vergina et à Delphes (l’Hérôon de Blum fait néanmoins l’ojet d’une notice). L’étude commence par un historique de la recherche, où est souligné le rôle de L. Heuzey. Les p. 5 à 21 sont consacrées à l’origine de cette voûte (« Keilsteinbogen ») et à son utilisation précoce dans le monde grec. Telle qu’on la trouve en Macédoine, d’une grande perfection technique, elle n’a rien à voir avec les voûtes en berceau chypriotes ou orientales ; il s’agit bien plus probablement d’un emprunt à l’Egypte, revu et amélioré en Macédoine, peut-être bien par Démocrite. Les p. 23-28 reviennent sur la terminologie antique [déjà connue], puis, p. 31-42, sur la définition et l’évolution des tombes et de leurs différentes parties. Le catalogue, qui commence à la p. 43, tient compte des tombes qui ont immédiatement précédé le « type macédonien », ainsi à Aghios Athanassios, à Aianè et Néa Kalindoia. Chaque fois sont données une description et une datation, d’après la littérature archéologique. Ce catalogue comprend aussi la tombe au Nord-Est de la citadelle de Pergame (n° B 152) avant son étude exhaustive par l’équipe de F. Pirson, voir N° 2012.79. L’appendice C signale 16 tombes dites macédoniennes dans les publications, alors qu’elles ne le sont pas (à Amphipolis et à l’Oasis de Shiwa, par ex.) ; l’appendice D donne un indispensable tableau des concordances du catalogue avec les études précédentes de tombes macédoniennes, c’est-à-dire les ouvrages d’Orlandos, de Gossel, Pandermalis, Miller, Sismanidis et C. Huguenot. La très grosse bibliographie est tout à fait multilingue. [M.-C. H.]


page 1/1