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Bibliographie de l'architecture grecque

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1992.260. M. BARRA BAGNASCO, Nuovi documenti sul culto di Afrodite a Locri Epizefiri, PP, 205, 1990, p. 42-61 (résumé : Edificio tardo arcaico messo in luce di recente a Locri Epizefiri, 1992.21, p. 412-413) : édifice cultuel extra muros découvert dans le quartier de Centocamere, à proximité de la stoa en U. Le bâtiment, de forme rectangulaire allongée (rapport 3:1) est divisé en trois pièces ; noter des fragments de pinakes et une inscription sur céramique ]phroditès. Devait faire partie, avec la stoa en U, du sanctuaire d'Aphrodite. Le bâtiment, qui date de la fin du VIe s., est abandonné vers le milieu du IVe, peut-être à la suite du passage à Locres de Denys le Jeune. Une inscription remployée dans la maison qui se superpose au sanctuaire porte la mention Panta[rès?] anethè[ke] Aphrodi[tai]. Lien avec les Déinoménides ? (M. B. B., G. PUGLIESE CARRATELLI, Nuova dedica locrese ad Afrodite, ibid., p. 62-64). Du même endroit proviennent aussi des éléments de sima en calcaire, que B. B. rattache plutôt au Temple ionique de Marasà (voir 1992.188). [H. T.]


1992.261. H. MYRTO, Një sanktuer antik në periferi të Durrësit (en albanais, avec résumé en fr. : Un sanctuaire antique dans les environs de Durrës), Iliria, 1989, 1, p. 87-104 : le résumé ne permet pas de se faire une idée exacte des aménagements curieux de ce sanctuaire, soit un monument à 2 colonnes doriques sur krépis, un autel monumental (?) du début du Ve s. av. qui se réduit à un soubassement à trois degrés (1,60 x 1,50 ; h. 0,98 m), flanqué d'un socle carré plus petit (0,85 x 0,85 m). Culte de Déméter ? [R. E.]


1992.262. A. BOUNNI, Le sanctuaire de Nabû/Apollon à Palmyre, lieu de rencontre des caractéristiques syro-hellénistiques et romaines, N°1992.21, p. 359-362 : l'actuel sanctuaire de Nabû/Apollon a été construit entre le dernier quart du Ier s. apr. J.-C. et le début du IIIe. Bien qu'il présente des caractéristiques romaines (axialité de l'ensemble, temple corinthien périptère à frontons construit sur podium), il comporte certaines particularités hellénistiques et syriennes : propylon prostyle à fronton sur la face externe du téménos ; portiques bordant la cour du sanctuaire ; fûts de colonnes à consoles ; autel-édicule à colonnettes ; temple à adyton-chambre et cage d'escalier débouchant sur une toiture en terrasse bordée de merlons ; cella éclairée par des fenêtres. [J. D.-F.]


1992.263. J.-M. DENTZER, Le sanctuaire syrien, dans Archéologie de la Syrie, N° 1992.108, p. 297-322 : alors que dans le domaine mésopotamien on connaît jusqu'à l'époque romaine des sanctuaires de formes irrégulières, l'adoption de plans de sanctuaires réguliers, orthogonaux, symétriques, aux cours bordées de portiques, auxquelles on accède par des propylées monumentaux, constitue un apport hellénistique. En dehors du temple, les sanctuaires comportaient des autels en hauteur, des salles de banquets, des installations hydrauliques, des offrandes diverses, ainsi éventuellement qu'un théatron, un jardin ou un bois sacré. Les sanctuaires jouaient un rôle économique (gestion des domaines et des biens déposés, commerce des ex-voto, marchés à l'occasion des fêtes), social (sanctuaire d'une famille ou d'une tribu), et également politique, peut-être sous l'influence grecque, puis romaine (sanctuaire d'une cité). [J. D.-F.]


1992.264. K. JEPPESEN, The Sacred Enclosure in the Early Hellenistic Period (Ikaros, The Hellenistic Settlements, 3), Aarhus, 1990, 124 p. : publication finale des vestiges architecturaux majeurs de la fortification séleucide d'Ikaros/Failaka (les nombreuses maisons de la fin du IIIe et du IIe s. av. sont brièvement évoquées mais sans étude de l'habitat domestique). Sont présentés la fortification ou enceinte sacrée (p. 13-23), les temples A et B et leurs autels associés, ainsi qu'une annexe (?) (p. 24-67) ; tous les restes architecturaux construits et les blocs isolés sont soigneusement décrits (très nombreux clichés, très utiles), et des restitutions sont proposées (p. 53-67). Plusieurs parallèles dans le monde grec ou en Orient permettent de dater les monuments du IIIe s. av. L'interprétation du culte (dédicace des temples, propositions de restitution des statues de culte, etc.) repose sur une nouvelle lecture de l'inscription d'Ikaros : cette seconde partie de l'ouvrage suscite de nombreuses réserves. Résumé dans ID., Zur Ergänzung, Bestimmung und Datierung der Monumental-Bauten des hellenistischen Tempelbezirks auf der Insel Ikaros/Failaka, 1992.21, p. 324-325. [J.-F. S.]


1992.265. P. BERNARD, L'architecture religieuse de l'Asie centrale à l'époque hellénistique, N° 1992.21, p. 51-59 : étudie cinq sanctuaires de la Bactriane d'époque hellénistique (Aï Khanoum [3], Takht-i Sangin, Dil'berdjin), tous de plan différent (mais certaines analogies entre le temple à niches indentées et le temple hors-les-murs d'Aï Khanoum), étrangers à l'esprit de l'architecture religieuse grecque, et dont les modèles, certainement orientaux, sont difficiles à préciser. Quelques éléments de décor architectural d'inspiration grecque : denticules en terre cuite au bord du toit du temple à niches indentées d'Aï Khanoum ; à Takht-i Sangin utilisation de la pierre pour les colonnes, avec des chapiteaux ioniques mais des bases en tore orientales, pour des autels et des bases d'ex-voto. Les divinités et les cultes qu'abritait cette architecture foncièrement orientale devaient être, pour la plupart, de caractère syncrétique : Zeus (?) auquel est associé un rituel iranien au temple à niches indentées d'Aï Khanoum ; à Takht-i Sangin divinité fluviale de l'Oxus représentée sous les traits du Marsyas d'Apamée mais associée à un culte du feu iranien ; à Dil'berdjin Dioscures représentés à la grecque. [P. B.]


1992.278. B. WESENBERG, Die Propyläen der Akropolis in Athen, dans Kunst in Hauptwerken : von der Akropolis zu Goya (Schriftenreihe der Universität Regensburg, 15), 1988, p. 9-57 : reprend avec soin tous les problèmes des Propylées en développant les thèses qui sont maintenant généralement acceptées, d'après l'article de l'A. dans JdI, 96, 1981, p. 28-54 (cf. à ce sujet la bonne synthèse de V. LAMBRINOUDAKIS, Ikodomika programmata stin archaia Atina, 1986, p. 124-127). Il montre qu'il ne faut pas croire à un "bricolage" des Propylées et qu'il faut effacer l'idée de conflits religieux ou politiques ayant joué un rôle dans la réalisation du bâtiment. Les parties Nord et Sud ont été conçues ensemble et Callicratès est un des agents du programme péricléen. Pour W., le décentrement de la porte de la "Pinacothèque" ne s'explique pas par des raisons fonctionnelles (salle de banquet) mais structurelles : elle ne pouvait être ailleurs étant donné l'ensemble du plan. W. restitue graphiquement l'état pré-mnésicléen du secteur avec un bâtiment à abside à la place de la Pinacothèque et une cour à degrés en face, au Sud. L'ensemble conçu par Mnésiclès aurait repris toutes les fonctions - mal définies - des bâtiments antérieurs. [R. E.]


1992.279. R. A. TOMLINSON, The Sequence of Construction of Mnesikles' Propylon, ABSA, 85, 1990, p. 405-413 : accepte l'essentiel des thèses développées par P. Hellström, Op. Ath., 17, 1988, p.107 sq. Il fait progresser l'étude sur deux points. Il tente de restituer l'ordre d'élaboration des différentes parties des Propylées (porche interne, puis porche externe et ailes Ouest). L'inachèvement de la partie Est semble dû essentiellement à une mesure d'économie à un moment où la guerre menace (et non à l'hostilité des prêtres d'Artémis Brauronia face à ce projet). [R. E.]


1992.280. D. GIRAUD, The Greater Propylaia at Eleusis, a Copy of Mnesikles' Propylaia, N° 1992.24, p. 69-76 : à part quelques différences d'assiette, de traitement de l'épicranitis, et l'intervention de crampons en pi et de caementicum à Eleusis, les propylées de ce sanctuaire constituent, sous Marc-Aurèle, une copie de l'oeuvre de Mnésiclès. Mêmes dispositions et dimensions générales, mêmes portes, colonnes doriques externes et ioniques à l'intérieur, chapiteaux, frises de plafonds, fixation par tenons prismatiques de l'orthostate central du fronton, toiture. Les différences tendent à démontrer une moins grande habileté des ouvriers d'époque impériale. D'autres, comme l'unicité des blocs d'architrave, l'ajustement serré des blocs d'entablement et leur disposition, l'absence de barres de fer au plafond, montrent que l'entreprise éleusinienne était plus ambitieuse ou financièrement mieux assise et que l'architecte était capable d'innovations heureuses. S'il possède une aussi bonne connaissance des Propylées athéniennes, c'est peut-être qu'il y a lui-même effectué des réparations, comme en témoigne la similitude de traitement de certains blocs de deux édifices. Deux périodes de construction : Hadrien pour les pavements, murs, colonnades doriques, puis achèvement par Marc-Aurèle et Commode. [P. A.]


1992.281. A. FRAZER éd., Samothrace, Excavations Conducted by the Inst. of Fine Arts, New York University, 10 : The Propylon of Ptolemy II, Princeton, 1990, 2 vol., 224 p., 180 fig., 90 pl. : ce livre est conçu en deux parties, "Description et restauration", p. 1-142, et "Style et signification", p. 143-233. Les gains sont considérables par rapport à la publication des Autrichiens. La topographie du sanctuaire a été éclaircie : une rampe (20 m) conduisait des propylées à une aire ronde, flanquée de gradins, qui devait jouer un rôle dans le rituel ; les ouvrages endiguant le torrent qu'enjambe le monument par un passage voûté ont été reconstitués. Les nouvelles fouilles ont permis de prouver qu'un ordre corinthien (chapiteaux d'ante en sofa décorés de deux griffons attaquant un cerf) et un ordre ionique alternaient à chaque façade. C'est le premier monument à adopter deux ordres à l'extérieur. La nouvelle restitution modifie radicalement les proportions (les propylées sont plus hautes d'1,445 m). Un escalier étroit (50 cm) occupe l'une des pièces qui flanquent la porte (son rôle cultuel ne me semble pas assuré). Des indices [mais sont-ils suffisants ?] amènent à restituer un toit sans panne faîtière (voir N° 1992.141). La deuxième partie de l'ouvrage analyse minutieusement les séries de chapiteaux, le décor (voir 1992 N° 105) et le plan, pour conclure que les propylées sont contemporains de l'Arsinoeion et ont été conçus par un architecte macédonien peu avant 275 av. J.-C. [R. E.]


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