Camila DIOGO de SOUZA – L’archéologie et le prestige : visibilité et absence

« L’archéologie et le prestige : visibilité et absence.
Réflexions sur les contextes funéraires de l’époque géométrique (entre 900 et 700 av. J.-C. environ), à Argos, en Argolide, Grèce »

Camila DIOGO de SOUZA
Post-doctorante (chercheur)
CNRS – UMR 7041 ArScAn
Protohistoire égéenne

La visibilité du prestige a toujours été un sujet de controverse qui a suscité des débats des plus variés et polémiques depuis longtemps dans le domaine de l’archéologie funéraire. L’association directe entre la richesse du mobilier funéraire et le prestige social, économique et politique des morts fait l’objet d’une grande partie des études sans poser la question sur les valeurs symboliques que la culture matérielle ou les pratiques rituelles peuvent avoir eu ou avoir acquis pour les vivants en caractérisant ses rôles dans la société en question. Par conséquent, l’absence d’ostentation était entendue comme un réflexe de simplicité et même de pauvreté.

Cette communication envisage de discuter de quelques contextes funéraires, à savoir, d’inhumations simples et multiples datant de la Période Géométrique (entre 900 et 700 av. J.-C. environ), à Argos, site archéologique situé en Argolide, Grèce, afin de réfléchir sur les problématiques et les contributions issues des études du mobilier funéraire en céramique comme des formes de prestige. Son propos est de discuter des valeurs symboliques des objets déposés avec les morts (ou de leur absence) et de les associer aux perspectives d’analyse de l’ensemble du contexte funéraire, notamment les contributions de la bioarchéologie et de l’étude ostéologique des défunts, ainsi que les apports de l’analyse des caractéristiques de tombes elles-mêmes selon leur type, leur structure, leurs dimensions, leur orientation et leur localisation.

Le Prestige, autour des formes de la différenciation sociale
10e colloque annuel de la MAE