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Lattes en Languedoc, les gaulois du Sud

Analysé le 05/05/2009

Cadre historique
Dans la collection des publications électroniques du Ministère de la Culture, le dernier site web est consacré à l’antique ville portuaire de Lattara, aujourd’hui située près de Lattes, à cinq kilomètres de Montpellier, dans un pays de lagunes. Le site web aborde l’histoire de la ville de sa fondation à la période romaine, ainsi que le cadre historique général (icônes en bas d’écran) : Lattara est fondée à la fin du VIe s avant J.-C. quand des indigènes développent les échanges commerciaux avec les étrusques ; de cette période, un rempart, des habitations et des installations portuaires (maisons-entrepôts) sont attestés. Puis vers 475 avant J.-C., les étrusques perdent leur influence sur la région au profit des phocéens de Marseille ; l’influence de cette cité et de la culture grecque prend son essor.

Données archéologiques
À partir des informations fournies par Thierry Janin et Michel Py, équipe Protohistoire méditerranéenne de l’unité Archéologie des sociétés méditerranéennes, les résultats des recherches environnementales et surtout archéologiques sont présentés sous une forme multimédia validée. Le lecteur a le choix entre la partie historique et cinq chapitres : le pays lagunaire, la ville gauloise, artisanat et commerce, rencontre des cultures, Lattara et la recherche (menu de gauche). On profite tout au long du parcours des restitutions de la cité, des îlots d’habitation et de son bâti, ou bien des photographies. L’iconographie fait bien sûr référence au mobilier trouvé sur le site — amphores à vin et vaisselle de table d’origines diverses reflétant les échanges commerciaux ; de même la partie historique est illustrée par les oeuvres et productions des villes en contact avec Lattes (Agde, Marseille, Olbia/Hyères, mais aussi Agrigente, etc.). Des trouvailles originales sont abordées comme les sols des maisons (sols d’adobe et d’opus signinum avec insertions de coquillages), mais aussi la conservation, la production et la consommation des denrées alimentaires ou les trésors monétaires d’oboles en argent de Marseille... Le site archéologique, fouillé dès 1963 par Henri Prades, est devenu par la suite un chantier école, associé à un musée de site et doté d’un système d’information numérique pour l’enregistrement du matériel archéologique parmi les plus renommés (cf. page recherche). Chaque rubrique ouvre de nombreuses pages d’informations et le site est disponible en français, anglais, espagnol et en langue des signes.

Voir en ligne : http://www.lattara.culture.fr

Post-scriptum :

Vérifié le 05/05/2009

Mots-clés

Français, Préhistoire et Protohistoire, Archéologie nationale, Antiquité, Espagnol