Crises & Dynamiques Territoriales – Mobilités, frontières & occupations dans les Andes

Crises & Dynamiques Territoriales
Mobilités, frontières & occupations dans les Andes

5 et 6 décembre 2013
Table ronde européenne organisée par Nicolas Goepfert (CNRS), Camille Clément (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Aurélien Christol (LabEx DynamiTe)

Collège Franco-Britannique
Cité internationale universitaire de Paris
9 B, boulevard Jourdan – 75014 Paris

Consulter le programme

Cette rencontre a pour objectif de réunir des archéologues français et européens autour de la thématique des dynamiques territoriales dans les Andes, auxquels se joindront des géographes et anthropologues spécialistes de cette aire culturelle.

Depuis la première étude régionale sur la structure de l’habitat (Settlement pattern study- Viru Valley Project, dirigé entre autres par Strong, Evans, et Willey) dans la vallée de Virú au Pérou, au cours des années 1940, et les travaux d’Olivier Dollfus sur les oasis côtières et la mosaïque environnementale des Andes, les approches spatiales ont considérablement évolué à la fois dans leurs problématiques et dans leurs méthodologies.

A l’instar de tout autre espace investi par des populations humaines, les espace andins ont été occupés, parcourus, exploités, transformés, et chargés de sens par les sociétés qui s’y sont développées. Par ailleurs, les peuples andins ont été confrontés à divers moments de leur histoire à plusieurs épisodes de crises (sociales, politiques, climatiques, environnementales, etc.) plus ou moins graves. Il est vraisemblable que les chasseurs-cueilleurs aient été plus dépendants des fluctuations. Dans ce contexte, la façon dont les sociétés préhispaniques ont territorialisé les espaces andins apparaît comme une réponse face aux crises.

Au travers d’approches multi-proxies et multiscalaires, cette journée propose de documenter les mécanismes d’adaptation des populations anciennes et les réponses territoriales qu’elles y apportèrent. Ces évènements ont-ils impliqué des modifications dans les interactions humaines avec l’environnement ? Et, si oui, quelles conceptions spatiales se sont construites à travers ces bouleversements ? Ces sociétés ont-elles transformé les modes d’occupation habituels de leurs territoires et/ou développé de nouveaux types de mobilité ? Lors de « catastrophes » environnementales, à l’image du phénomène climatique ENSO, cette mobilité n’était-elle pas une stratégie de survie afin d’occuper ou d’exploiter des régions plus accueillantes ?

Cette table-ronde permettra aussi de s’interroger sur les dynamiques territoriales des espaces andins sur des temps courts, sur des changements rapides mais également sur des modifications sur des temps longs, depuis l’époque préhispanique jusqu’à aujourd’hui. Comment l’occupation humaine s’est-elle matérialisée dans les Andes ? De quelle façon ces espaces étaient-ils délimités ? Comment réfléchir à la notion de frontière dans les différents contextes chrono-culturels ? Comment déterminer le caractère mono ou multiculturel d’un territoire et la notion d’espace partagé ? Quelles territorialités et quelles représentations symboliques ?

Ces différentes questions seront abordées au sein de plusieurs axes thématiques : les réponses territoriales face aux crises et aux changements rapides, les dynamiques des implantations humaines, le territoire, les frontières et divisions et les mobilités. Ces thèmes seront tour à tour examinés par des archéologues, des ethnohistoriens, des géographes et des anthropologues.

ArchAm