Du potager au plat : les productions vivrières et leur(s) utilisation(s)

 « Du potager au plat : les productions vivrières et leur(s) utilisation(s) »

Vendredi 13 décembre 2013, MAE – Salle du conseil (4e étage)

Journée d’étude organisée par ArScAn, l’équipe GAMA (Archéologie de la Gaule et du monde antique), et l’Université Paris Ouest Nanterre la Défense

« Dis moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu es ». Écrivant cette phrase au xviiie siècle, le gastronome français Anthelme Brillat-Savarin (1755-1826) n’imaginait sans doute pas qu’elle puisse un jour s’appliquer également à l’archéologie. Et pourtant, les recherches menées durant les dernières décennies sur l’alimentation des populations antiques a permis de mieux connaitre ces dernières, tant du point de vue strictement alimentaire que sous l’angle de l’agriculture, du commerce, de l’organisation des cités ou encore des usages religieux et médicinaux. La table ronde qui se tiendra à l’Université de Nanterre (Paris-Ouest/La Défense) le 13 décembre 2013 envisage ainsi un état des lieux de la recherche concernant les productions vivrières des agglomérations gallo-romaine, à travers la présentation de travaux récents et la confrontation des données archéologiques, environnementales et historiques.

Cette journée de travail se fera en deux temps. Un premier moment sera ainsi consacré à la place dévolue aux productions vivrières au sein des agglomérations gallo-romaines, à savoir les fonctions qui leur sont attribuées, leur localisation (au coeur des villes ou en périphérie), leur importance dans le système économique antique ainsi que dans l’alimentation des populations. Avec, en trame de fond, cette interrogation : que nous apprennent les disciplines archéologiques et environnementales sur ces questions ?

La question de l’utilisation à proprement parler des productions vivrières occupera le reste de la journée : de quelle manière étaient utilisés les fruits et légumes ainsi obtenus ? Ceux-ci suffisaient-ils à combler les besoins alimentaires des populations antiques (voire à répondre à d’autres usages)? Autant de questionnements qui pourront notamment être abordés grâce aux divers témoignages archéologiques et textuelles (restes de préparations alimentaires, sources antiques…) que l’Antiquité a légué aux générations suivantes sans se douter qu’ils susciteraient encore les débats plus de deux millénaires après.

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