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Accueil du site> Les collections > Travaux de la Maison René-Ginouvès > 12 - L’Enfant et la mort dans l’Antiquité I

12 - L’Enfant et la mort dans l’Antiquité I

L’enfant dans l’Antiquité, après avoir été négligé ou perçu en fonction de malentendus, est devenu un sujet d’étude à part entière. Le programme de recherche L’Enfant et la Mort dans l’Antiquité (EMA) dont l’objectif est d’examiner les pratiques funéraires et de faire contribuer cette analyse à la définition de la place de l’enfant dans la société, prend une part active aux études en cours.
La première des trois tables rondes internationales prévues dans le cadre du programme EMA s’est tenue en 2008 à Athènes ; elle a été organisée, en relation avec l’École Française d’Athènes, par l’Unité de Recherche Archéologies et Sciences de l’Antiquité. La rencontre était consacrée aux nouvelles données archéologiques et anthropologiques intéressant les sépultures d’enfants en Grèce propre et dans des colonies grecques de la Mer Noire. Elle a porté également sur un thème particulier, le signalement des sépultures d’enfants, dans le monde grec et romain, du début du Ier millénaire à la fin de l’Antiquité.
Les articles issus des communications permettent de préciser certaines pratiques ainsi que l’extension de leur emploi et le rôle des facteurs socio-culturels et religieux qui les sous-tendent, qu’il s’agisse du type de la sépulture et de sa relation spatiale avec celles des adultes, du traitement du corps, du mobilier, etc. Parmi les questions complexes qui ont retenu l’attention figurent les traitements différentiels appliqués en fonction des tranches d’âge – notamment celui des fœtus et des enfants nés sans vie ou morts dans les premiers temps de la vie –, la mise en évidence et l’interprétation de la fluctuation des pratiques sur certains sites, l’investissement important dont témoignent certaines sépultures et les sépultures atypiques. L’étude des marqueurs de tombes les rattache à leur contexte et les envisage dans la multiplicité de leurs formes, l’iconographie, les inscriptions, la fonction dans les rites funéraires et le rôle symbolique, image donnée du défunt par la représentation figurée ou le texte, ancrage de la mémoire des disparus, éventuellement pérennisation du statut des élites ou héroïsation. Le grand intérêt des contributions est de montrer la possibilité par l’archéologie funéraire d’approcher le niveau et les modalités d’intégration de l’enfant dans la famille et dans la société, et plus largement de mieux comprendre l’enfant dans l’Antiquité.

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Mis à jour le 1er juin 2011



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