Gallia 72.2

Varia
Gallia 72.2

CNRS éditions
Décembre 2015
62 euros
ISBN : 978-2-271-08835-2

Revue Gallia

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Sommaire et résumés


La parution de ce numéro 72-2 de Varia offre l’opportunité de rendre un hommage appuyé à William Van Andringa, directeur entre février 2008 et mars 2015, moment où il a souhaité passer le relais tout en restant membre du comité de rédaction. Durant son mandat, Gallia a connu des évolutions notables en enrichissant son contenu et en s’ouvrant davantage encore aux multiples données fournies par les fouilles préventives. Sans compter les suppléments qui paraissent à un rythme irrégulier, la revue est en outre passée d’un seul volume annuel à deux volumes, l’un réunissant des articles de fond (Varia), l’autre conçu sous la forme d’un dossier thématique associant plusieurs articles issus de colloques, de travaux collectifs ou articulés autour d’un même objet archéologique. Cette ligne éditoriale sera maintenue durant les quatre années à venir car elle répond sans nul doute aux besoins inhérents au développement continu de l’archéologie préventive et programmée et à la nécessité de diffuser les contributions scientifiques de qualité qui en découlent.

 Cette livraison signe toutefois une modification mineure du sous-titre de la revue. Le premier volume de Gallia, publié en 1943, s’ouvrait sur un avant-propos anonyme, mais vraisemblablement rédigé par Albert Grenier, qui assignait à cette revue créée par le CNRS le rôle de publier les données archéologiques recueillies sur le seul territoire français. Le sous-titre – Fouilles et monuments archéologiques de la France métropolitaine – confirmait ce cadre géographique. En 1995, l’intitulé était modernisé sous la forme Archéologie de la France antique.

Les deux volumes de 2015 inaugurent un nouveau titre secondaire – Archéologie des Gaules – qui fait écho au titre principal, tout en dépassant le cadre étroit de la seule France métropolitaine. Sont ainsi prises en compte les limites définies à l’époque romaine par les provinces de Narbonnaise, des Trois Gaules et des Germanies, qui incluent donc les pays frontaliers que sont la Belgique, le Grand-Duché du Luxembourg ainsi qu’une partie importante de l’Allemagne, des Pays-Bas et de la Suisse. Quelques contributions émanant de ces espaces, qui partagent une histoire commune avec la France, ont déjà été publiées par Gallia, tout comme d’ailleurs certaines concernant la Grande-Bretagne, proche géographiquement ; d’autres encore sont intégrées au dossier 72-1 de 2015 consacré à la naissance des chefs-lieux de cités. Ce mouvement, porteur d’une réelle pertinence en termes de comparaisons et de confrontations, doit se poursuivre et s’amplifier en accueillant des articles et des synthèses émanant de ces pays voisins, rédigés en français ou en anglais. Le cadre chronologique reste quant à lui inchangé, fixé entre le début de la Protohistoire (premier âge du Fer) et le passage au haut Moyen Âge (royaumes mérovingiens).

 Rappelons également que Gallia a pour mission, sous l’égide du CNRS et du ministère de la Culture et de la Communication, de diffuser les chroniques des fouilles conduites en France. Depuis 2009, ces dernières sont progressivement mises à la disposition des chercheurs et du grand public par l’intermédiaire de la revue en ligne Archéologie de la France Informations (AdlFI), en s’appuyant principalement sur les notices issues des Bulletins scientifiques régionaux. L’objectif actuel est de rattraper le retard accumulé depuis les dernières livraisons sur papier (1992) puis sur CD-Rom (2003) et d’enrichir peu à peu le contenu avec de nouveaux documents graphiques et photographiques. Dès la fin de l’année 2015 ou le début de 2016, les numéros récents de Gallia seront en outre fournis en version électronique sur les portails Jstor et Revues.org – avec, pour l’heure, une barrière mobile de trois ans –, complétant ainsi le panel déjà disponible sur Persée. La diffusion numérique, qui ne doit évidemment pas pour autant signer la fin du support papier, a ses propres nécessités qui ont incité le comité et le secrétariat de rédaction à s’engager dans l’utilisation du système d’encodage XML-TEI, dont le développement est fortement encouragé par l’Institut des Sciences Humaines et Sociales du CNRS. Pour autant, dans ce cadre, le travail d’édition scientifique reste identique à celui d’une chaîne éditoriale « classique » et est le seul à même de garantir la qualité formelle des articles et des chroniques publiés, illustrations comprises. Il importe donc que le secrétariat de rédaction, singulièrement réduit ces dernières années, soit étoffé pour répondre à des objectifs de diffusion scientifique et de modernisation qui restent en adéquation avec le rang national et international de la revue.

 Martial Monteil