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Hommage
à R. Ginouvès
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R. Ginouvès, P. Aupert
"Une toiture révolutionnaire à Argos"
in : Actes du Colloque The Greek Renaissance in the Roman Empire
London 1986, Londres 1989, p. 151-155

 
 

Introduction

Entre l'agora d'Argos et le théâtre s'élève un vaste édifice, dont les caractéristiques thermales évidentes laissaient néanmoins entrevoir l'existence d'un état antérieur non balnéaire. La fouille nous à peu à peu révélé la morphologie de ce premier état (Fig. 1) : une grande salle voûtée à abside et crypte sous podium, ouvre sur une cour à péristyle par l'intermédiaire d'un porche profond à façade d'ordre corinthien, flanqué de deux salles annexes. La colonnade de la cour ionique et surmontée d'arcades, est portée par un podium de 3 m de hauteur. Cette importante dénivellation entre le sol de la cour et celui des stoas, est rachetée, face au porche, par un large escalier.

L'ensemble, à destination manifestement religieuse, peut être interprété comme un sanctuaire de Sérapis-Asclépios, devenu par la suite un simple Asclépieion[1]. En faveur de cette interprétation égyptienne, il existe en effet un nombre important d'indices convergents, comme, entre autres, l'obscurité de la cella, la crypte, la cour en contrebas des stoas, la présence d'eau, la découverte, à proximité, d'un masque barbu de grande statue acrolithe, le marbre noir des colonnes, la présence possible d'un sanctuaire égyptien plus ancien sous l'édifice, la bimétrologie, égypto-romaine, de son tracé[2] et, enfin, la technique égyptienne de la voûte de la cella. Cette voûte, premier constituant remarquable de la toiture que nous allons maintenant étudier, constitue donc un des paramètres du problème de l'identification.

Signalons enfin que l'architecture tout entière de l'édifice présente des particularités notables, telles que l'enfoncement de la cour et le premier emploi monumental des arcades. Mais l'originalité de la toiture est telle qu'elle mérite à elle seule une présentation préalable à la publication.

1. Analyse

a. La voûte

La voûte (Fig. 2) est montée par lits transversaux, et non longitudinaux, selon une technique dite également “ par tranches ”. Les sommiers reposent sur des paliers des murs latéraux, obtenus par une diminution de l'épaisseur de ces derniers. A la naissance, les briques sont posées de chant, à plat contre le mur de fond, puis le lit suivant contre ce premier lit et ainsi de suite. Le mortier frais suffit à les maintenir en place, si bien qu'il n'est pas besoin d'un cintre : seul un échafaudage léger est nécessaire, pour les maçons. On évite ainsi les frais de boiseries, mais aussi les risques le fracture au décoffrage. C'est une technique millénaire de la Mésopotamie et de l'Egypte, où l'on utilisait des briques crues liées à l'argile. Elle était inconnue dans le reste de l'empire avant la fin du Ille s. de n.è. et ne se répand vraiment que dans l'architecture byzantine[3]. Il est donc particulièrement étonnant de la voir apparaître à Argos vers 90/100, soit deux siècles avant la date que nous enseignent les manuels d'architecture. C'est par ailleurs également la première voûte de cette ampleur édifiée en Grèce sur un édifice public, la première voûte édifiée dans l'empire sur la cella d'un temple et, surtout, la première voûte entièrement en briques de l'architecture impériale. A tous égards, l’oeuvre fait donc date et bouleverse nos connaissances. Les raisons d'une telle innovation à Argos tiennent vraisemblablement à la nature, évoquée à l'instant, de notre édifice. En tout état de cause, cette perspective égyptienne ou égyptisante fournit au moins une référence : même si la résurgence de ce type de voûte est chronologiquement étonnante, elle ne s'en inscrit pas moins dans une tradition qui existe. Or tel n'est pas le cas de la toiture à laquelle elle est liée et que nous examinons maintenant.

b. La toiture (Fig. 2)

La toiture en caementicium qui protège la voûte reprend, partiellement et avec des aménagements dûs à la nature du matériau, le schéma d'une charpente en bois. Entre les bases de la voûte et les murs latéraux, on a coulé un blocage de caementicium qui culmine jusque sous le niveau des reins et repose partiellement sur un second palier des murs. Puis, sur ce blocage et sur l'extrados de la voûte, on a monté de part et d'autre, jusqu'au-dessus du niveau des reins, quatre murets transversaux. Leur face inférieure est donc courbe, tandis que leur face supérieure est en pente négative vers l'extérieur de l'édifice. Entre les arêtes supérieures de ces murets, on a ensuite installé des coffrages perdus, tangentiels à l'extrados de la voûte et faits de planches de bois disposées longitudinalement. Sur l'ensemble formé par la clé de voûte, ce coffrage et la crête des murs latéraux, on a enfin coulé une dalle de caementicium à double pente, mince dans sa partie haute, puis allant s’épaississant vers la crête des murs, où elle est bordée d'une comiche faite de trois lits de briques en débord les uns sur les autres. Le sommet de la voûte reçoit donc le poids le plus faible ; les reins sont bloqués par les murets, mais allégés par les vides créés grâce aux coffrages et la charge maximale est reportée verticalement sur les deux paliers et la crête des murs latéraux. Ces huit murets à arête triangulaire reposent donc, certes, sur la voûte (qui joue alors le rôle d'un système de ferme), mais ils fonctionnent également comme des arbalétriers : ils déchargent en partie la voûte du poids de la toiture, en le reportant sur les plates-formes du sommet des murs et sur le massif de blocage des reins. Enfin, la dalle en caementicium remplace le système de pannes, chevrons et voliges d'une toiture classique. Appuyées sur ces bases, les dalles se contrebutent également d'une l'autre à leur sommet et allègent encore d'autant la pression sur la voûte.

Nous pourrions donc décrire l'ensemble voûte-toiture comme une charpente, dont la voûte constituerait une ferme d'arbalétriers courbes ou à moises ou encore à jambes de force, sans entrait, complétée par le système de demi-arbalétriers ; ou plus précisément peut-être, comme une charpente à chevrons-portant-ferme, lambrissée en berceau. Cette subsitution[4] de la maçonnerie à la ferme en bois est du reste encore recommandée, pour les grandes portées, dans un manuel de construction récent[5].

Nous sommes donc en présence de deux techniques : celle du charpentage classique, tel qu'il se pratique encore, mais entièrement maçonné, et celle des dalles en mortier coulé sur coffrage longitudinal, telle qu'elle se pratiquait pour le montage des voûtes en blocage, mais ici à plat, bien entendu, et à coffrage perdu.

2. Manque de parallèles

Or ces références à des pratiques modernes, voire contemporaines, ne constituent pas un artifice de présentation gratuit : ce recours est au contraire rendu nécessaire par le manque de parallèles antiques, fussent-ils chronologiquement ou spacialement lointains.

Certes, les matériaux sont romains : la brique cuite, bien qu'inventée en Egypte, n'y a jamais été systématiquement utilisée et l'a été surtout à l'époque impériale, pour des raisons évidentes, dans des constructions thermales. En Grèce même, l'usage de la brique cuite n'est pas inconnu[6], mais il est si peu répandu avant l'époque impériale qu'il ne peut avoir inspiré une construction aussi audacieuse. Quant au mortier en général et au caementicium des demi-arbalétriers et des dalles de toiture, ce sont des composants typiquement italiens. Mais la mise en oeuvre de l'ensemble est tout à fait originale.

Dans l'architecture romaine, en effet, la toiture des coupoles n'est généralement autre que leur extrados, courbe[7], conique[8] ou muni de ressauts concentriques, protégé par des plaques métalliques[9] ou des tuiles[10]. C'est également le cas de la plupart des voûtes (Fig. 3), à ceci près que leur extrados est presque toujours traité comme un toit à double pente[11] – ou, sur croisées d'arêtes, à huit pans[12] – : toiture et plafond ne sont que les faces supérieure et inférieure d'une même structure massive et homogène (Fig. 4). Mais ce dispositif présente l'inconvénient d’épaissir sensiblement, et donc d’alourdir, la voûte entre les reins et les têtes. Le blocage de cette partie de la voûte est utile à sa bonne stabilité, mais l'excès de poids y est nuisible et renforce, de surcroît, la pesée sur les têtes de murs. Aussi a-t-on cherché à alléger ce tas de charge par divers procédés : dissociation complète entre voûte et charpente[13], inclusion d'amphores ou vides ménagés par coffrage aux environs des reins, choix de moellons d'origine volcanique de faibles densité, puis utilisation de tubes encastrés l'un dans l'autre[14], voire, tardivement, galerie annulaire ouverte dans l'épaisseur de la tête.

Notre architecte, sensible à ce problème, et déjà précurseur en cela, n'a eu recours à aucun de ces procédés, dont la plupart n'étaient du reste pas en pratique à son époque[15]. Il a inventé le sien, en dissociant lui aussi, mais partiellement, de la couverture, une voûte[16] d'autant plus mince qu’elle supporte une charge plus faible et substantiellement drainée vers les axes verticaux ; en imitant le charpentage en bois et en inaugurant la technique de la dalle plate, qui permet de ménager, entre chaque demi-arbalétrier, un vide important. Or, ces deux derniers procédés, que ce soit celui des arbalétriers maçonnés ou celui de la dalle de mortier, apparaissent ici pour la première et unique fois dans l’état actuel de nos connaissances[17].

3. Un prototype révolutionnaire sans postérité

L'ensemble est donc révolutionnaire en ce qu'il transpose des techniques anciennes, certes, – voûte égyptienne et charpentage –, mais dans une statique et un matériau nouveaux, et également en ce qu'il crée entre elles une relation originale. Il est également d'avant-grade dans la solution apportée au problème du couvrement.

Or, le résultat de cette innovation, réussie puisqu'elle nous est parvenue presque dix-neuf siècles plus tard dans un état encore déchiffrable, est demeuré parfaitement isolé à son époque et, à la différence de la voûte égyptienne elle-même, il est complètement dépourvu de postérité dans les siècles suivants. On connaît surtout, en effet, les tentatives parallèles, comme les fermes en bronze au-dessus des voûtes du porche du Panthéon et les charpentes en bois au-dessus d'une voûte en tubes à Ravenne ou en pierre dans certaines églises d’Asie Mineure et de Syrie, puis dans les domaines roman et gothique[18]. Dans chacun de ces cas, plafond (voûte ou coupole) et toiture forment deux systèmes superposés et sans contact l'un avec l'autre (Fig. 5). Les dispositifs les plus voisins, dans leur esprit, de celui d'Argos, sont sans doute, mais bien plus tard, ceux du “ Tempio di Siepe ” (Fig. 6) au Champ de Mars à Rome et de Sainte-Marie Majeure (Fig. 7) à Nocera dei Pagani[19], où les arbalétriers en bois reposent sur les reins de la coupole ainsi que les arcs-diaphragmes de quelques églises orientales, puis romanes en Normandie et Lombardie[20].

Mais dans tous ces exemples le plus souvent tardifs, on constate, d'une part la plus ou moins grande indépendance des composants et, d'autre part, la dualité des matériaux, alors qu'à Argos nous sommes en présence d'une cohérence totale des éléments et d'une unité de matériau.

A cet égard, la technique argienne ne rencontre donc de véritable parallèle que dans les architectures en bois, comme le comble à la Philibert Delorme[21], continuellement perfectionné par la suite (Fig. 8), et en fer de la fin du XIXe s., comme à la bourse d'Amsterdam de H. P. Berlage.

Conclusion

Aux environs de 100 après J.-C., il s'est donc créé à Argos une solution originale au problème de la couverture des grandes salles et il faut la ranger parmi les réussites architecturales, dont elle a le caractère à la fois novateur et enraciné dans la tradition, fonctionnel et précurseur, bien que dépourvue de suites immédiates. C'est constater en même temps que cette brillante tentative a souffert de ce que l'on nommerait aujourd'hui un manque de publicité, ou bien plus vraisemblablement, que, trop audacieuse, elle ne s'inscrivait pas dans l'esprit de l'architecture impériale : celle-ci a continué à préférer le procédé plus familier des voûtes-toitures monolithes, dont l'évolution la plus remarquable a été la voûte de tubes.

L'originalité de cette renaissance, qui semble limitée au cas argien, méritait enfin d'être soulignée dans le contexte particulièrement conservateur de l'architecture impériale en Grèce.

Illustrations (Plates 57-59)

Fig. 1. Vue axonométrique du temple argien. La cella est en haut (P. Aupert).
Fig. 2. Vue axonométrique de la toiture de la cella (K. Kolokotsas).
Fig. 3. Toitures des therrnes “ des Chasseurs ” à Leptis Magna ; Ward-Perkins, RIA (1983), fig. 251.
Fig. 4. Temple d'Hadrien à Rome ; Andreae, fig.698.
Fig. 5. Couvrements romains; Fitchen, The construction... (1981), fig.39.
Fig. 6. “ Tempio di Siepe ”, dessin d'Alà Giovannoli ; Crema, fig.757.
Fig. 7. S. Maria Maggiore à Nocera dei Pagani ; Rivoira, fig.300.
Fig. 8. Comble du type Emy ; Claudel, Laroque, Barre (1899), fig. 834.


[1] R. Ginouvès, BCH 78 (1954), 175 ; P. Aupert, CRAI (1985), 151-75, fig. 1, 152 pour le plan de cet état et Études d'architecture et d'histoire grecques à l'époque impériale, en préparation.
[2] P. Aupert, dans Le dessin d'architecture dans les sociétés antiques, Actes du Colloque de Strashourg, 26-28 janvier 1984 (1985), 255-68.
[3] J. B. Ward-Perkins. Roman Imperial Architecture (London. 1983), 276-7. Le premier exemple cité, celui des substructions de la basilique d'Aspendos, est une voûte mixte, par lits longitudinaux jusqu'aux reins, puis transversaux entre les reins. Cette technique a elle aussi un antécédent à Argos : c'est le mode de couverture des souterrains des thermes qui se sont intallés dans notre édifice dans la première moitié du IIe s. Choisy traite de la voûte par tranches dans son Art de bâtir chez les Egyptiens (Paris, 1904), puis dans l'Art de bâtir chez les Byzantins (Paris, 1993), et non dans le volume consacré aux Romains (Paris. 1923).
[4] Principes d'analvse scientifique. Architecture (Paris. 1972) (anonyme), 57 et fig.IV,28.
[5] G. Oslet, Traité de charpente en bois. Cours de construction. 4ème partie (Paris. s.d.), 251, fig.588.
[6] Des briques de terre cuite, de formats tout à fait inusités en architecture romaine, ont été recueillies dans les maisons de Skardana à Délos, dans les couches de destruction du Ier s. av. n. è. (communication orale de G. Siebert).
[7] Comme celui du Panthéon à Rome, des salles thermales dites “ temple de Diane ” et “ temple de Vénus ” à Baia, Crema, L'architettura romana. Enc. Classica Ser. III. Arch. e Storia dell'Arte Ciassica (Turin, 1959), fig.391 et 613 (ci-dessous, Crema), du mausolée dit “ temple de Portunus ” à Porto di Rorna (Crema, fig.745), ou de la salle octogonale des thermes de Dioclétien (Crema, fig.756).
[8] Ou à quatre pans comme sur la coupole du sépulchre dit “ Sedia del Diavolo ” à Rome (Crema, fig.394).
[9] Au Panthéon, cf. Macdonald, The Architecture of the Roman Empire (New Haven and London, 1982), 110 ; K. De Fine Licht, Thc Ratunda in Rome. A Study of Hadrian's Pantheon (Copenhagen, 1968), 136.
[10] Sur les coupoles des tour latérales du Serapieion (“ Rote Halle ”) de Pergame.
[11] A l’Hadrianeum de Rome (Crema, fig.45 1), S. Urbano alla Capella à Rome (Crema. fig.639-640) et sur quelques tombes de la via Appia (ibid. fig.638). C'est le procédé qui se perpétue. concurremment à la charpente-plafond en bois, dans l'art roman: M. Durliat, L'art roman (Paris, 1982), 527, fig.799; 537-8. 1-ig.921; 538-9, fig.926; F. Eygun. Architecture Romane (1931; sans lieu d'édition), 89-96 et pl.Vll. 156-7.
[12] Sur de nombreux bâtiments, cf. Crema. fig.700-01. 776, 782, 787.
[13] Cf. n. 16 et 19.
[14] Cf. Choisy. L'art de bâtir chez les Romains (Paris, 1973), 96-8; Lugli, Tecnica edilizia romana (Rome, 1957). 667-72 (ci-dessous, Lugli) ; Rivoira, Roman Architecture (Oxford, 191-5), 64, 164. 165. 214, 219 (ci-dessous, Rivoira) ; pour les voûtes en tubes, cf. A. Lézine, Architecture romaine d'Afrique : recherches et mises au point. Université de Tunis Faculté des Lettres, Première Série 9 (Paris, 1962). 153.
[15] Mis à pari l'inclusion d’amphores dans les voûtes des thermes de Stabies à Pompéi. les essais d'allègement ne commencent véritablement qu'au second siècle et la voûte-voile en tubes, connue dès le IIe s., cf. Crema, 571, ne se répand qu'au IVe s., essentiellement en Afrique : cf. Giovannoni, La tecnica della costruzione presso i Romani (Rome, 1925), 38-9 ; Crema, 335-8 ; Lugli. 669-72. Exemples italiens dans Rivoira, 261-65.
[16] Une telle dissociation apparaîtrait déjà dans l'image que l'on se fait de la coupole de l’Arsinoeion de Samothrace, cf. P. W. Lehmann, Saniothace, The Hieron I (London, 1969), 2 10-11, fig. 168, et K. Lehmann. Samothrace, a guide (New York, 1975), 56. Mais, si cette reconstitution est exacte, nous avons affaire à une voûte en bois, suspendue à une char-pente en bois également : le procédé est donc différent de celui d'Argos.
[17] Cet isolement, comme dans le cas de la voûte “ égyptienne ”, n'est peut-être qu'apparent et ne s'entend que par rapport aux vestiges qui nous sont parvenus. Or, ceux des toitures ont été les premiers à disparaître. Il est toutefois probable que si ces solutions avaient véritablement fait école, nous en aurions, ici ou là, témoignage ou écho.
[18] Panthéon, pronaos : K. de Fine Licht, The Rotunda in Rome (1968), 45-58. La voûte n'est pas vraiment dissociée de la charpente puisqu’elle est semble-t-il, suspendue. Ravenne: G. Bovini, Edifici di culto di Ravenna d’età preteodoriciana (Bologna, 1969), 47, fig.17. Dans l'architecture gothique, les fermes de toiture, construites antérieurement à la voûte, sont même utilisées comme échafaudage pour le montage de cette dernière : J. Fitchen, The Construction of Gothic Cathedrals (Oxford, 1981), 95, 127, 139, 174. Un exemple de cette dichotomie à Fossanova : AJA and of the History of the Fine Arts 6 (1890). pl. IX.
[19] Au “ Temple di Siepe ” (fin IlIe / première moitié du IVe s.). le dessin d'Aló Giovannoli, reproduit par Crema, fig.757, montre une mince coupole, raidie par un dispositif “ à coquille ” et couverte par une charpente en bois, dont les arbalétriers portent sur un rehaussement du mur extérieur et sur les reins de la coupole ; mais que celle toiture recouvre l'oculus invite peut-être à penser qu'il s’agit d'un remaniement postérieur. Pour Nocera dei Pagani, fin IVe / début Ve s., cf. Rivoira, 250, qui en fait, 265, le premier exemple de cette dissociation. Il en existe peut-être d'autres antérieurement : en Syrie, à Bostra, une tombe circulaire (du début de l'Empire?) porte sur l'espace central une coupole appareillée qui dépasse à peine la tête du mur annulaire. Le lit d'attente, tel qu'il est publié, n'indique pas la nature de la toiture, mais l'extrados de la voûte ne porte pas trace d'un éventuel contact avec cette dernière ; cf. R. E. Brünnow, A. von Domaszewski, Die Provincia Arabia III, (Strasbourg, 1909), 3-4 et Butler, Ancient Architecture in Syria II (Princeton, 1914), 277-8, fig. 244-5.
[20] Les arcs doubleaux supportent un mur diaphragme terminé en triangle et recevant les pannes, cf. F. Eygun, Architecture romane (1931), 94.
[21] G. Osiet, Traité de charpente en bois, ss.d., 348-55, fig.788-803. L. Claudel, L. Laroque, L.-A. Barre, Pratique de l’art de construire (Paris, 1899), 900, fig.834.

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© Archéologie et systèmes d'information, UMR 7041 ArScAn. Hommage à René Ginouvès (en ligne), 2003 (consulté le ...) <www.mae.u-paris10.fr/ginouves/index.html>