Historique Paléorient

paleorient

 

Fondé par Jean Perrot et Bernard Vandermeersch en 1973 avec une aide de la Wenner Gren Foundation, Paléorient est devenu en 1975 revue du CNRS. L’idée de consacrer une revue à la préhistoire et à la protohistoire en Asie du Sud Ouest émanait d’un groupe de chercheurs CNRS de diverses disciplines qui travaillaient depuis le début des années soixante sur des thèmes communs dans les différents pays du Proche et du Moyen Orient. Aux difficultés de communication à travers les barrières politiques s’ajoutait la carence de moyens de publication permettant l’échange des idées non seulement entre archéologues et préhistoriens mais surtout entre ceux-ci et les biologistes, géologues, géophysiciens, chimistes. Paléorient a et continue de pallier à ces difficultés. Depuis 20 ans, européens, arabes, israéliens, aussi bien qu’américains du Nord ou chercheurs d’Asie centrale, d’Australie, du Japon publient régulièrement dans Paléorient le résultat de leurs travaux et des synthèses plus théoriques concernant le plus ancien passé de la région. Aussi la revue est-elle devenue le lieu de confrontation de traditions intellectuelles et de courants scientifiques divers.

Founded by Jean Perrot and Bernard Vandermeersch in 1973 with the aid of the Wenner-Gren Foundation, Paléorient became in 1975 a publication of the CNRS. The idea of dedicating a journal to the pre- and proto-history of Southwestern Asia arose among a group of scholars of the CNRS from various fields who had been working since the beginning of the 1960s on common themes in different countries of the Near East. To the difficulties of communication across political barriers was added a lack of wide means of publication permitting the exchange of ideas, not simply between archaeologists and prehistorians, but above all between these and biologists, geologists, geophysicists, chemists, and others not directly concerned with archaeology. Paleorient has and still does try to resolve these difficulties. For twenty years, not only Europeans, Arabs, and Israelis, but also North Americans, scholars from Central Asia, Australia, and Japan, have published regularly in Paléorient the results of their work and more theoretical syntheses about the ancient past of the region. In addition, the journal has become a place where those involved in different intellectual traditions and different scientific currents can confront each other’s ideas.