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SCHICK Marie-Laure

Domaines régionaux

Amazonie, Pérou, Equateur

Domaines thématiques

anthropologie de la santé, études sur le genre, anthropologie du développement

Mots-clefs

autochtonie, Amazonie, multiculturalisme, interculturalité, quichuas, soins de santé primaire, santé sexuelle et reproductive, violence intrafamiliale et de genre, société de la Croix-Rouge


Thèse

Une délicate rencontre entre savoirs autochtones et « experts » : enjeux des politiques interculturelles dans le domaine de la prévention de la violence à l’égard des femmes kichwa en Amazonie équatorienne, sous la direction de Jean-Pierre Chaumeil et d’Ilario Rossi, soutenue le 8 octobre 2015

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Puerto Murialdo, Amazonie équatorienne, 2009
(cliché M.-L. Schick)

Si la biomédecine est au premier plan dans toute entreprise de développement sanitaire, depuis la fin des années 1970, un bon nombre d’ONG tentent d’intégrer les « médecines traditionnelles » dans leurs programmes d’intervention, sous l’impulsion de recommandations de l’Organisation mondiale de la santé. Les programmes de développement sanitaire élaborés par la Croix-Rouge suisse s’inscrivent pleinement dans le modèle de santé internationale que constituent les soins de santé primaire. C’est notamment le cas du programme d’intervention en Amazonie équatorienne étudié dans le cadre de cette recherche. Ce projet, lancé par la Croix-Rouge suisse il y a plus de vingt ans et mené, depuis quelques années, en collaboration avec l’ONG suisse RIOS, se définit comme un programme de soins de santé primaire éminemment interculturel et participatif. Ce que l’ONG nomme « interculturalité en santé » est compris comme un dialogue des savoirs médicaux, à savoir plutôt comme l’articulation de la biomédecine et de la « médecine autochtone » que comme la simple coexistence de celles-ci. Si l’on adhère communément à l’idéal de la complémentarité des médecines, ce que recouvre la notion d’« interculturalité en santé » mérite d’être interrogé. Qui plus est, comme le soulève Julie Laplante pour sa recherche auprès de Médecins sans frontières (2004), le contexte d’intervention du programme fait émerger un ensemble de problèmes concernant les enjeux de pouvoirs liés à la rencontre, dans le champ du développement, entre un savoir biomédical considéré comme universel et un savoir thérapeutique traditionnel local.

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Verde Sumaco, Amazonie équatorienne, 2009
(cliché M.-L. Schick)

Cette recherche vise précisément à explorer les modes d’articulation entre biomédecine et « médecines traditionnelles » à travers une analyse anthropologique du traitement de ces dernières dans le champ du développement sanitaire. Le programme de soins de santé primaire de la CRS étant vaste, M.-L. Schick a choisi de se focaliser, pour cette recherche, sur l’axe préventif du programme, c’est-à-dire sur la prévention en santé sexuelle et reproductive qui inclut la prévention du VIH-sida, de la violence intrafamiliale et la promotion de la planification familiale dans une centaine de communautés kichwas et métis d’Amazonie équatorienne.


Allocations, contrats, bourses…

  • bourse de cotutelle, CRUS
  • subside de recherche, université de Lausanne
  • subside de recherche, Société académique vaudoise

Publications

  • 2011, Le chamanisme : entre traditions et innovations (Berlin, Sarrebruck, Éditions universitaires européennes).
  • 2010, L’usage du tabac par un chamane Yagua dans la zone des trois frontières, in S. Baud et C. Ghasarian, Des plantes psychotropes : initiations, thérapies et quêtes de soi (Paris, Éditions Imago).
  • 2008, Le chaman qui téléphonait aux esprits : une ethnologue en Amazonie (Paris, Éditions Imago).

   


Communications

  • nov. 2011, « La diffusion de normes de genre auprès des Kichwas en Amazonie équatorienne à travers le programme de prévention en santé sexuelle et reproductive de la Croix-Rouge suisse », coresponsable du panel « Genre, morale familiale et expertise : la circulation internationale des normes de genre », colloque annuel de la Société suisse d’ethnologie, Zürich.
  • oct. 2010, « L’usage du tabac par un chamane yagua dans le trapèze amazonien », journée d’études internationales « Pratiques contemporaines des plantes psychotropes », Institut d’ethnologie, université de Neuchâtel, Suisse.
  • juil. 2010, « Collaboration entre ONG et organisation autochtone : de la participation communautaire à l’autonomie ? Analyse d’un programme de soins de santé primaire de la Croix-Rouge suisse en Amazonie équatorienne », congrès CEISAL, Toulouse.

Enseignement

  • juin 2011, « L’usage de la culture dans le champ de la santé. Ethnographie d’un programme de la Croix-Rouge suisse en Amazonie équatorienne », dans le cadre du « Séminaire de méthodologie clinique interculturelle », Betty Goguikian, université de Genève
  • nov. 2010, « Ethnographie d’un programme de soins de santé primaire en Amazonie équatorienne », dans le cadre du cours « Anthropologie de la santé I », prof. I. Rossi, université de Lausanne, Suisse
  • juin 2010, « Système de soins autochtone et système biomédical : une rencontre possible ? La dimension interculturelle d’un programme de la Croix-Rouge suisse en Amazonie équatorienne », dans le cadre du cours « La pensée critique, les curieuses croyances des autres », prof. L. Ossipow, HETS, Genève
  • déc. 2009, « Humanitaire : quel rôle pour les anthropologues ? Exemple d’une recherche sur un programme sanitaire de la Croix-Rouge suisse en Amazonie équatorienne », dans le cadre du cours « Anthropologie de la santé II », prof. I. Rossi, université de Lausanne
  • juin 2009, « Le chamanisme et ses métamorphoses. Ethnographie du chamanisme yagua en Amazonie péruvienne », dans le cadre du cours « La pensée critique, les curieuses croyances des autres », prof. L. Ossipow, HETS, Genève

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Mis à jour le 10 novembre 2016





Docteur, université Paris Ouest Nanterre La Défense – université de Lausanne

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