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OZEL Derya

Domaines régionaux

Inde

Domaines thématiques

anthropologie de la conception architecturale, anthropologie visuelle

Mots-clefs

architecture, durable, innovation, conception, pratiques, technologie


Thèse

La fabrique du durable dans l’Inde d’aujourd’hui. Une exploration ethnographique en agence d’architecture, sous la direction de Gilles Tarabout

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La thèse en graphe (dans le cadre du cours
La création en acte, MQB), Paris, 2011
(cliché D. Ozel)

Cette thèse propose de participer à la compréhension de la notion de « développement durable » en Inde en suivant sa fabrication quotidienne dans une agence d’architecture. Il s’agit d’observer la conception des projets d’architecture en train de se faire dans et en dehors de l’agence et de mettre en évidence les représentations et les liens entre la nature et la culture, la technologie et la société, l’engagement politique et l’acte de concevoir. En Inde, la notion de développement durable pose en architecture la question du rôle et de la place des savoir-faire régionaux et des formes esthétiques, de l’innovation technologique et de la science. Les multiples images qui émergent autour de l’architecture durable indienne (sustainable architecture) embrassent des catégories architecturales figées : l’architecture low-tech, l’architecture high-tech ou un mélange des deux. Ces oppositions triviales ne reflètent pas la diversité de la production architecturale indienne ni surtout la réalité de l’architecture en train de se faire. Loin d’argumenter pour telle ou telle conception ou pratique de l’architecture durable, il s’agit donc de décrypter les pratiques en train de se faire et de saisir les idées et les représentations qui les animent et les sous-tendent. L’introduction récente des systèmes de notation nord-américains dans l’industrie de la construction ravive, par ailleurs, les débats et les polémiques autour des conceptions du durable, entre technologies sophistiquées mesurant la durabilité scientifique, et techniques de construction vernaculaires faisant appel à des savoir-faire locaux. Il s’agit également de mettre en exergue la diversité des controverses contemporaines autour de l’architecture durable, de montrer leur résonance par rapport à l’histoire du pays et à l’idée de modernité, et de comprendre les choix techniques, éthiques et politiques d’aujourd’hui.

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Chantier en cours, Ahmedabad, 2011 (cliché D. Ozel)

À partir de ses expériences personnelles et sensibles avec l’architecture et les esthétiques « ordinaires » dans les vieilles villes, Derya Ozel s’intéresse aux relations que l’homme entretient avec les environnements construits et s’oriente vers des travaux d’ethno-architecture en Turquie et en Inde (DESS Villes, Architecture, Patrimoine : Maghreb et Proche-Orient). Les projets de sauvegarde du patrimoine l’amènent à s’interroger sur la fabrique de la ville et la conception des espaces urbains, et à suivre un enseignement professionnel à l’Institut français d’urbanisme (Master Urbanisme et aménagement). Dans le cadre de l’option « Expertise internationale - Villes en développement », elle porte son attention dans la métropole de Mumbai sur la gestion du relogement des habitants des bidonvilles touchés par un projet de transport largement financé par la Banque mondiale. Avec une caméra entre les mains, Derya Ozel se concentre à présent sur l’étude de la notion de « durable » à travers les pratiques architecturales contemporaines en Inde.

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Mis à jour le 11 octobre 2011





Doctorante (LESC), université Paris Ouest Nanterre La Défense

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