Webmail
Annuaire

MAJO GARIGLIANO Irene

Domaines régionaux

Assam, Inde

Domaines thématiques

dynamiques socio-politiques, prêtrise, pèlerinage, cultes de déesses hindoues

Mots-clefs

Assam, Inde, Kāmākhyā, brahmanes, déesse, hindouisme, temple hindou, dynamiques socio-politiques, économie, prêtrise, pèlerinage, justice, Cour Suprême


Thèse

The Brahmans of the Kāmākhyā temple complex (Assam) : customary rights, relations with pilgrims and administrative power, sous la direction de Gilles Tarabout et de Raffaelle Torella, université de Rome « Sapienza », soutenue le 29/04/2015

JPEG - 30.9 ko
Dévots sur les escaliers du Saubhāgya-kuṇḍa,
Assam, 2011
(cliché I. Majo Garigliano)

Formée à l’université de Naples « l’Orientale » et à l’université de Rome « Sapienza », Irene Majo Garigliano mène actuellement une enquête sur la communauté des Brahmanes du complexe de temples connu comme Kāmākhyā-mandira (Guwahati, Assam). Cet ancien lieu de culte et de pèlerinage est considéré par de nombreux hindous comme l’un des sanctuaires les plus puissants de la devī (déesse) et reçoit chaque jour des pèlerins provenant de l’ensemble du sous-continent indien.
Les recherches d’Irene Majo Garigliano portent sur les dynamiques socio-politiques et les enjeux économiques internes à la communauté de prêtres. En se fondant sur les catégories émiques selon lesquelles les prêtres se divisent eux-mêmes, son analyse se focalise sur la division des tâches religieuses et sur les rapports de forces qui en émergent. Les aspects économiques du travail des prêtres seront aussi analysés, car le nombre de pèlerins visitant le Kāmākhyā-mandira a beaucoup augmenté ces dernières décennies, avec des conséquences économiques profondes.


JPEG - 34.6 ko
La façade sud du temple de la déesse Kāmākhyā. Kāmākhyā-mandira, Assam, 2011
(cliché I. Majo Garigliano)

Une des évolutions remarquables tient au fait qu’aujourd’hui de nombreux brahmanes de Kāmākhyā abandonnent la prêtrise pour entreprendre une activité « profane », ou encore pour acquérir une éducation supérieure ; cette dernière étant une source de prestige de plus en plus importante.
L’étude portera également sur une procédure judiciaire entreprise depuis 1998, qui oppose un groupe de prêtres du Kāmākhyā-mandira à d’autres habitants (y compris d’autres prêtres). Ce cas, dont l’enjeu est le contrôle du complexe de temples, est parvenu à la Cour Suprême de New Delhi en 2011. L’analyse des récits et des outils idéologiques employés par chacun des deux groupes pour se défendre et attaquer ses opposants permettra de dégager les catégories émiques, et leurs privilèges associés, qui sont au centre de ce débat et révèlent ainsi toute leur actualité.
En 2008-2009, Irene Majo Garigliano a effectué un premier terrain de deux mois pour son mémoire de master La dea Kāmākhyā e le donne della collina blu (La déesse Kāmākhyā et les femmes de la colline bleue). En 2011, elle a effectué un deuxième terrain de cinq mois dans le cadre de son doctorat. En 2012, elle s’est rendue à nouveau sur le terrain pendant trois mois. Le dernier séjour lui a donné, entre outre, la possibilité d’observer les deux fêtes les plus importantes du calendrier du Kāmākhyā-mandira.


Allocations, contrats, bourses…

  • allocation de terrain, EFEO, centre de Pondichéry (2013)
  • soutien financier pour recherches de terrain, LESC et ED395 (juin-août 2012)
  • bourse de doctorat, université de Rome « Sapienza » (nov. 2009-oct. 2012)

Communications

  • 8-10 sept. 2011, « Kamakhya temple (Assam) : contemporary development of a tantric shrine », Coffee Break Conference 2011, Sapienza Università di Roma.

Contrat Creative Commons
Le contenu de cette page est mis à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Paternité - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 non transcrit.

Mis à jour le 5 septembre 2016





Docteur en ethnologie, université Paris Ouest Nanterre La Défense – université de Rome « Sapienza »

Contact