Webmail
Annuaire

GUILLOT Maïa

Domaines régionaux

Portugal, Brésil, monde lusophone, études afro-américaines

Domaines thématiques

anthropologie religieuse, anthropologie politique, études transnationales

Mots-clefs

umbanda, candomblé, bruxaria, transnationalisation, migrations, luso-tropicalisme, reconfigurations rituelles, imaginaires (trans)nationaux


Thèse

Les cultes afro-brésiliens au Portugal. Transnationalisation et dynamiques religieuses, sous la direction de Stefania Capone

Maïa Guillot mène ses recherches au Portugal, plus particulièrement dans la région de Lisbonne, sur les processus de transnationalisation des religions afro-brésiliennes. À partir de l’ethnographie de plusieurs terreiros (maisons de culte) d’umbanda et de candomblé – deux modalités de culte dans un rapport de continuité –, de la reconstitution des parcours religieux des fidèles ainsi que de l’analyse des réseaux transnationaux tissés par les migrations et lignages rituels, cette recherche entend comprendre les mécanismes solidaires de cette expansion religieuse.

JPEG - 38.6 ko
Autels d’exus et pomba-giras, Portugal, 2009
(cliché M. Guillot)

Nées dans le contexte colonial du Nouveau Monde de la rencontre forcée entre les croyances religieuses des esclaves africains, le catholicisme de leurs maîtres portugais et d’autres croyances et pratiques notamment amérindiennes, les religions afro-brésiliennes connaissent depuis les années 1960 un essor hors de leurs frontières natales. En 1974, au lendemain de la Révolution des Œillets entrainant la chute de la dictature et la fin des colonies portugaises, le premier terreiro a vu le jour au Portugal et l’on en compte aujourd’hui une quarantaine. Ainsi, une des réflexions centrales de sa thèse porte sur l’adaptation de ces cultes de possession au champ religieux portugais, traditionnellement catholique et caractérisé par de nombreuses pratiques religieuses dites « populaires » telles que la bruxaria (sorcellerie), le culte des saints et le spiritisme. Ce champ religieux connaît une forte recomposition, principalement depuis que le Portugal – historiquement pays d’émigration – est devenu un lieu d’immigration importante, notamment depuis son entrée dans l’Union européenne en 1986.

JPEG - 33 ko
Rituel de candomblé, Portugal, 2008
(cliché M. Guillot)

Les terreiros rassemblent une grande majorité d’initiés portugais, blancs, n’ayant jamais vécu hors des frontières ibériques. Les chefs de culte sont soit des Portugais – dont certains ont été initiés au Brésil lors d’une période d’émigration ou d’un voyage à but initiatique – soit des Brésiliens immigrés au Portugal ou partageant leurs activités religieuses des deux côtés de l’Atlantique. Une enquête multi-située a ainsi amené Maïa Guillot à réaliser un court terrain au Brésil à Rio de Janeiro, afin de suivre des chefs de cultes brésiliens, transmigrants qui possèdent un terreiro au Brésil mais se rendent plusieurs fois par an au Portugal afin de s’occuper rituellement des individus qu’ils ont initiés.

En articulant les dimensions historiques et anthropologiques et en considérant que cette transnationalisation religieuse contemporaine se situe dans la continuité d’une longue tradition de migrations et de circulations transatlantiques ayant nourri des pratiques et imaginaires connexes, Maïa Guillot s’attache à expliquer comment sont réélaborés – entre le Brésil et l’ancienne métropole portugaise –, les rapports de domination dans lesquels s’inscrit aujourd’hui cette rencontre culturelle au Portugal. L’enjeu principal de cette recherche est de comprendre, grâce à l’analyse du dialogue permanent entre les reconfigurations rituelles et la redéfinition d’un territoire et d’un imaginaire portugais transnationaux, comment les Portugais se réapproprient les religions afro-brésiliennes en les convertissant en héritage de leur propre histoire.


Allocations, contrats, bourses…

  • juin 2013, bourse scientifique de la Casa de Velázquez
  • 2008-2012, financements de mission de terrain en tant que doctorante associée au LESC
  • 2008-2011, financements de mission de terrain en tant que membre de l’ANR-Relitrans
  • oct. 2007, aide FOREDUC à la mobilité des jeunes doctorants
  • 2006-2007, bourse sur critères universitaires, Master 2 Recherche en ethnologie

Publications

  • 2013, Commentaire de l’article d’Alejandro Frigerio, « A transnacionalização como fluxo religioso na fronteira e como campo social : Umbanda e Batuque na Argentina », Debates do NER, v. 2, n°23, p. 79-84.
  • 2012, Logiques transnationales et stratégies locales : les étapes de l’implantation des religions afro-brésiliennes au Portugal, Canadian Journal of African Studies/La Revue canadienne des études africaines, 46 (3) : 381-395.
  • 2012 (avec N. Juárez Huet), Dinámicas religiosas y lógica mercantil de las religiones afroamericanas en México y Portugal, in K. Argyriadis, S. Capone, R. de la Torre et A. Mary (éd.), En sentido contrario. Transnacionalización de religiones africanas y latinoamericanas (Mexico, Academia-L’Harmattan/IRD/CIESAS) : 63-84.
  • 2012 (avec N. Juárez Huet), Dynamiques religieuses et logique marchande des religions afro-américaines au Mexique et au Portugal, in K. Argyriadis, S. Capone, R. de la Torre et A. Mary (éd.), Religions transnationales des Suds : Afrique, Europe, Amériques (Louvain, Academia-L’Harmattan/IRD/CIESAS) : 63-84.
  • 2011, Bruxaria, catholicisme populaire et religions afro-brésiliennes : réflexions sur l’adaptation du candomblé et de l’umbanda au champ religieux portugais, in K. Argyriadis et S. Capone (éd.), La religion des orisha. Un champ social transnational en pleine recomposition (Paris, Hermann) : 99-135.
  • 2010, ‘Axé Ilê Portugal’ : parcours migratoires et religions afro-brésiliennes au Portugal, Autrepart, 56 : 57-74.
  • 2009, Du mythe de l’unité luso-afro-brésilienne : le candomblé et l’umbanda au Portugal, Lusotopie, XVI (2) : 205-219.

Communications

  • 3 juin 2014, « Migrations et mobilités transatlantiques dans la pratique des religions afro-brésiliennes au Portugal », groupe de travail transdisciplinaire « Migrants portugais et “lusophones” en France et ailleurs », URMIS, université Paris Diderot.
  • 20 juil. 2012, « La transnacionalización de las religiones afrobrasileñas en Portugal », congrès international des Américanistes, « Construyendo diálogos en las Américas », Universität Wien, Vienne, Autriche.
  • 14 dec. 2010, « La relocalisation des religions afro-brésiliennes au Portugal : entre reconfigurations rituelles et imaginaires transnationaux », séminaire général du Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative « mise en cohérence de l’axe 5 : Dynamiques de rituels et pratiques religieuses », organisé par S. Capone et A. Herrou, université Paris Ouest Nanterre La Défense.
  • 21 oct. 2010 (avec N. Juárez Huet), « Circulación de objetos y símbolos surgidos de las religiones afroamericanas : dinámicas de resignificación y lógicas de mercado en contextos nacionales/transnacionales », colloque International, ANR-programme Relitrans « Transnacionalización de las religiones africanas, afroamericanas e indoamericanas », Colegio de Jalisco/CIESAS, Guadalajara, Mexique.
  • 24 juin 2010, « Conflitos num espaço transnacional : ‘Tradição religiosa’ e nacionalidade nas religiões afro-brasileiras em Portugal », colloque international du CRIA et l’ICS « A circulação de objectos, corpos e espíritos : Processos de objectivação e subjectivação nos movimentos religiosos entre África e as Américas », Universidade Nova de Lisboa, Lisbonne, Portugal.
  • 11 déc. 2009, « Logiques transnationales et stratégies locales : les étapes de l’implantation des religions afro-brésiliennes au Portugal », colloque international organisé par l’Association belge des Africanistes et le Musée royal de l’Afrique centrale « Religion et mobilité en Afrique et dans la diaspora africaine », Tervuren, Belgique.
  • 4 juin 2009 (avec N. Juárez Huet et L. Karnoouh), « Analyse des espaces et des logiques de croisement à partir des religions afro-américaines à Mexico, Lisbonne et Toulouse », colloque international ANR-programme Relitrans « Transnationalisation religieuse des Suds : entre ethnicisation et universalisation », IRD, Bondy, France.
  • 6 fév. 2009, « Os cultos afro-brasileiros em Portugal : transnacionalização e dinâmicas religiosas », Xe congrès luso-afro-brésilien en sciences sociales « Sociedades desiguais e paradigmas em confronto », Universidade do Minho, Braga, Portugal.
  • 21 mai 2008, « Les religions afro-brésiliennes au Portugal : du mythe de l’unité luso-afro-brésilienne à la primauté portugaise », journées d’études ANR, programme Relitrans « Religions afro-américaines et dynamiques transnationales », organisées par le CERCAA, LESC/université Paris Ouest Nanterre La Défense.

Enseignement

  • ATER et vacataire, Département d’anthropologie, université Paris Ouest Nanterre La Défense
    • 2013-2014, ATER
      • TD/L1 Introduction à l’ethnologie (72h)
      • TD/L1 La cuisine des ethnologues (72h)
      • CM/M1 Ethnologie américaniste à partir du rituel 1 (12h)
      • CM/M1 Ethnologie américaniste à partir du rituel 2 (36h)
    • 2012-2013, ATER
      • TD/L1 Introduction à l’ethnologie (108h)
      • TD/L1 La cuisine des ethnologues (48h)
      • CM/M1 Ethnologie américaniste à partir du rituel 2 (36h)
    • 2008-2009, vacataire
      • TD/L2 Religions du Livre, religions autres (48h)
    • 2007-2008, vacataire
      • TD/L1 Introduction à l’ethnologie (24h)
      • TD/L2 Organisation sociale (24h)

Contrat Creative Commons
Le contenu de cette page est mis à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Paternité - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 non transcrit.

Mis à jour le 29 septembre 2014





Doctorante (LESC), université Paris Ouest Nanterre La Défense

Contact