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Séminaire général du LESC 2012-2013

Le séminaire général du LESC a lieu en salle 308F, au troisième étage de la Maison de l’archéologie et de l’ethnologie René-Ginouvès (cf. plan d’accès).


Mardi 28 mai 2013, à partir de 9h45 – « Les fantômes de l’expérience : connexions et faux contacts en neurologie, biologie et robotique », séminaire organisé par Emmanuel Grimaud (LESC), Stéphane Rennesson (IIAC) et Andreas Mayer (Max Planck Institute)


Ce séminaire général portera sur la nature des dispositifs expérimentaux et s’intéressera tout particulièrement aux protocoles développés par des disciplines voisines (neurologie, biologie, robotique). De quelle façon les expériences activent-elles des fantômes sous-jacents, autrement invisibles et qui ne demandent qu’à apparaître au grand jour ? Il s’agit de réfléchir ici à ce que « expérimenter » veut dire, en faisant une place dans la matinée à des travaux pionniers d’histoire et d’anthropologie des sciences portant sur : 1/ les protocoles des sciences du rêve, de la psychanalyse aux neurosciences (Andreas Mayer) 2/ l’ethnographie des dispositifs de la neuropsychiatrie et de l’imagerie cérébrale (Baptiste Moutaud) et 3/ le déplacement des lieux de l’expérimentation et les frontières mouvantes de la notion d’expérience dans la biologie de garage, appelée aussi "do it yourself biology" (Morgan Meyer). On se penchera dans un second temps sur la manière dont l’anthropologie peut être conduite à développer des protocoles expérimentaux in situ qui conduisent à repenser autrement les expériences des disciplines de laboratoire. L’après-midi portera sur : 1/ le développement par des anthropologues et des roboticiens d’un robot, Berenson, visant à étudier de manière expérimentale les ressorts de l’appréciation esthétique (Denis Vidal). 2/ le développement d’un dispositif expérimental visant à cartographier en situation les mouvements oculaires autrement insaisissables (Emmanuel Grimaud). Ce séminaire sera l’occasion de s’interroger autant sur la manière dont des connexions s’établissent lors des expériences avec une panoplie d’entités et de mécanismes complexes qui nous échappent, que sur la façon dont le contact peut se perdre avec ces « insaisissables » qui naissent ou jaillissent de manière tantôt contrôlée, tantôt impromptue.

Programme de la journée


Mardi 2 octobre 2012, de 10h à 17h – « Archives ethnographiques et création artistique : pour une autre revisite des matériaux de terrain africanistes », séminaire organisé en collaboration avec le GIS Ipapic

Des milliers d’objets, de fiches, de photographies, de pages de carnet, d’heures d’enregistrements sonores, de bobines de films ont été collectés ou produits lors des missions ethnographiques réalisées à partir des années 1930 dans des pays dits « exotiques ». Alors que les objets sont conservés dans les musées, une part importante des matériaux textuels, iconographiques, sonores et visuels est aujourd’hui archivée et rendue disponible dans des institutions patrimoniales, MQB, BNF, MNHN ou de recherche, par exemple le Laboratoire d’anthropologie sociale et le Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative.
Ces archives sont activement sollicitées dans le cadre de recherches d’épistémologie ou d’histoire de la discipline. Leur exploitation, selon d’autres perspectives, fait toujours débat, qu’il s’agisse de leur capacité à être ré-analysées ou des modalités de leur restitution et cela d’autant plus lorsque les enquêtes ont été menées dans un contexte colonial ou postcolonial. Produits d’un transfert d’information entre l’« informateur » – qu’il s’agisse d’une personne ou d’un groupe – et l’ethnologue, les matériaux de terrain ne sont pas les archives des sociétés observées. On pourrait plutôt les définir comme les archives de la vision qu’en a eue l’ethnologue au temps précis de son enquête, ce qui ne dénie pas aux sociétés concernées et à leurs descendants le droit d’intervenir sur les modes de valorisation de ces matériaux, d’en revendiquer l’accès, et, pourquoi pas, de se les approprier pour donner naissance à de nouvelles traditions comme on en voit des exemples dans la World culture.
Ces questions ont déjà été discutées au cours de rencontres dont certaines organisées dans le cadre du Réseau des archives des ethnologues. La présente rencontre voudrait inaugurer un nouveau mode d’approche de ces problématiques en proposant une revisite des matériaux de terrain d’ethnologue sous l’angle de la création. C’est ainsi que, prenant très concrètement l’exemple des fonds d’archives conservés à la Bibliothèque Éric-de-Dampierre, et plus particulièrement les fonds collectés en Afrique, nous souhaitons réfléchir ensemble à l’usage qui pourrait être fait des archives d’ethnologue pour des projets culturels ou créatifs, individuels ou collectifs. La dimension interculturelle est très présente dans cette démarche, puisque les réalisations qui pourraient naître de cette expérience s’inscrivent, pour nous, dans la dynamique de la restitution, de la valorisation et du partage des traditions.

Programme de la journée


Mis à jour le 10 septembre 2014