Webmail
Annuaire

DAVID Maryline

Domaines régionaux

Singapour

Domaines thématiques

anthropologie du corps, de l’apprentissage et de la création artistique

Mots-clefs

théâtre, interculturalité, apprentissage, sociabilité


Thèse

Incarner l’interculturalité ? Ethnographie dans un institut de théâtre à Singapour, sous la direction de Laurence Caillet

JPEG - 28.3 ko
Apprentissage du port du masque avec le professeur
de Noh (cliché M. David)

Maryline David a suivi une formation d’ethnologie à Paris Ouest dès la Licence 3 et un cursus de chinois à l’INALCO. Elle s’est spécialisée dans l’anthropologie de la création et les études chinoises dès son master. Dans son M2, à travers l’analyse de la création de Li Ning, artiste indépendant, elle a regardé comment il élabore son œuvre dans le contexte politique autoritaire chinois. Elle a vu combien la tolérance à la nudité, à la protestation frontale et aux allusions politiques contestataires est variable et aléatoire. Aussi elle a compris que, par la transgression, il s’agit d’acquérir un sens critique, de se positionner contre le régime et surtout de se prendre soi-même comme la source des expérimentations et des valeurs.

Maryline David mène actuellement ses recherches sur l’apprentissage dit interculturel d’une école de théâtre indépendante de Singapour. Cette école, fondée en 2000, est perçue comme la première école de théâtre de Singapour. D’abord appelée TTRP (Theater Training and Research Programme) puis ITI (Intercultural Theater Institute), cette formation de trois ans réunit une quinzaine d’étudiants, jeunes hommes et femmes venant pour la majeure partie de Singapour et de différents pays d’Asie. Les deux premières années sont consacrées, d’une part, à l’apprentissage des techniques théâtrales dites contemporaines et occidentales ; et d’autre part à celle des grandes traditions de théâtre/danse asiatiques. « L’interculturel » promu par l’école entre en résonance avec une nébuleuse de termes utilisés dans le contexte singapourien. Ce terme semble faire écho à la politique du « multiracialisme » de Singapour, à la promotion, par le gouvernement, d’une identité nationale élaborée à partir du respect des différentes cultures et à celle du cosmopolitisme de la cité-État.

JPEG - 24.4 ko
Matin, un élève malais de l’ITI apprend
aux premières et deuxièmes années
une forme musicale malaise
(cliché S. Rech)

Maryline David s’intéresse à ce qui est en-deçà de cette idéologie de l’interculturel, promue dans les discours. C’est par une enquête au niveau des ajustements corporels, organisationnels, relationnels et concernant l’usage que chacun est amené à faire de « sa propre culture » et de celle des autres, qu’elle souhaite voir comment se crée un espace d’adaptation et de confrontation. Comment s’approprie-t-on ou non des façons de s’organiser, de représenter et se représenter les choses ? Dans quelle mesure parvient-on à s’accorder, notamment en tant que groupe ? Il s’agira de comprendre comment se mettent en place des explorations, et un travail sur soi à partir de ce terreau interculturel. Dans ce contexte asiatique où le gouvernement singapourien se veut être le centre artistique de l’Asie notamment à travers le projet de la « Global City for Arts », l’observation du travail et de la vie des élèves est une clé pour comprendre comment se construit concrètement un réseau d’artistes, « une famille » à partir d’attentes et de pratiques plus ou moins communes.


Allocations, contrats, bourses…

  • 2012-2015, allocation de recherche du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

CV

Contrat Creative Commons
Le contenu de cette page est mis à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Paternité - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 non transcrit.

Mis à jour le 4 mars 2013





Doctorante (LESC), université Paris Ouest Nanterre La Défense

Contact