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TORTERAT Gwendoline

Domaines régionaux

France (Ile-de-France)

Domaines thématiques

anthropologie des sciences, réseaux sociaux, culture matérielle, patrimoine culturel

Mots-clefs

France, archéologie, Préhistoire, fouille, paléolithique, transmission, imaginaire


Thèse

L’archéologie en pratique. Politiques patrimoniales, circulation du savoir scientifique et mise en présence du passé : le cas d’un chantier de fouille en France (Seine-et-Marne), sous la direction d’Albert Piette

Dans le cadre de sa thèse, Gwendoline Torterat travaille sur les « façons de faire » de l’archéologie. Pour observer et décrire le processus de construction de cette fabrique scientifique, elle interroge les pratiques actuelles des préhistoriens sur leur chantier de fouille. À travers eux, leur terrain de recherche, leurs objets d’étude, elle tente de construire sa propre pratique de l’anthropologie, au prisme d’une approche parfois hybride. En même temps que se construit l’objet de sa propre recherche, ses interlocuteurs construisent le leur. C’est grâce à cette élaboration commune et partagée qu’une ethnographie multi-située est privilégiée à partir du chantier de fouille qui constitue le noyau empirique de sa démarche.

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Le chantier de fouille et au-delà, Seine-et-Marne, 2013
(clichés G. Torterat)


Le « terrain archéologique », en tant que laboratoire de plein air, est un espace collectif en soi et pour soi. Il donne un cadre au travail de recherche mené. Une grande partie des missions scientifiques de l’archéologue débutent lorsque les premiers sondages ont lieu, in situ : développement et production de connaissances, formation par et pour la recherche et diffusion de l’information scientifique et technique. Elle travaille avec les opérateurs de patrimonialisation qui œuvrent, sur le chantier de fouille et en dehors, pour une meilleure compréhension des périodes préhistoriques : chercheurs, étudiants, amateurs, salariés, aménageurs, politiques etc.

À travers un chantier archéologique situé en Seine-et-Marne, elle entend observer et décrire une science humaine en train de se faire. Ce chantier initie une ethnographie quotidienne, aussi saisonnière que les campagnes de fouille successives qui l’encadrent. En réalité, il la pousse progressivement bien au-delà de ses propres limites physiques. Elle est amenée à suivre le travail de post-fouille et le traitement des vestiges avant leur étude, les communications faites autour du site par les spécialistes travaillant sur le matériel, la manipulation informatique des données etc. Elle tente aussi de comprendre l’action de différentes entités institutionnelles qui œuvrent à l’aménagement du site, son financement, sa diffusion etc. Il s’agit finalement de comprendre les relations tissées entre tous ces acteurs et d’éclairer du mieux possible la fabrique contemporaine de l’archéologie programmée.


Allocations, contrats, bourses…

  • oct. 2014-oct. 2015, vacation de recherche dans le cadre du Labex Les passés dans le présent, projet « Étude des appropriations sociales des expositions historiques », Sarah Gensburger (resp. ISP)
  • mai 2014, financement de terrain du LESC (2 mois)
  • déc. 2013-août 2014, vacation de recherche dans le cadre du Labex Les passés dans le présent, projet « Préhistoscène », Carine Constans (resp.)
  • déc. 2013, bourse doctorale du Conseil Général de Seine-et-Marne

Publications

  • à paraître, Dégagement du corps dans la fouille archéologique. Une condition ethnographique pour voir, actes du Colloque international « Chercheurs in situ. Immersion par corps, normes et déviances » (du 22 au 24 mai 2014. Montpellier).
  • 2015, compte rendu de Marion Vicart, Des chiens auprès des hommes. Quand l’anthropologue observe aussi l’animal, Ethnologie française, 45 (1).
  • 2014, Une ethnographie filmique sur le site d’Ormesson : observations et analyses situées du travail des archéologues, in P. BODU (dir.), Le gisement du Gravettien et du Paléolithique moyen des « Bossats », Ormesson (Seine-et-Marne), rapport de fouille programmée.
  • 2013, L’archéologie en pratique, les apports d’une ethnographie en construction sur le site d’Ormesson, in P. BODU (dir.), Le gisement du Gravettien et du Paléolithique moyen des « Bossats », Ormesson (Seine-et-Marne), rapport de fouille programmée.

Communications

  • 23 mai 2014, « Corps au travail, une condition ethnographique », colloque international « Chercheurs in situ », dirigé par Bernard Andrieu, Montpellier.
  • 10 déc. 2013, « Archéologie en chantier et mise en présence du passé, Espaces/temps sur un chantier de fouille paléolithique en France », Quatrièmes Journées doctorales de l’Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain (IIAC), organisées par S. Boncompagni, E. Canghiari, M. Govoreanu et V. Tomasini, Paris.
  • 22 nov. 2013, « Faire comme si – Apprendre comme ça, Médiation en archéologie et normes d’apprentissage », Séminaire général du LESC en collaboration avec Préhistoscène, Nanterre.

Enseignement

  • 2014-2015, vacations, département d’anthropologie, université Paris Ouest Nanterre La Défense
    • CM/L3 Objets et sociétés (24h)
    • CM/L2 Usages ethnographiques de la photographie (24h)
    • TD/L2 Sociétés du passé, sociétés du présent (48h)
    • Stage/M1 Anthropologie et éthologie (12h)
  • 2014, APA (Academic program abroad), Paris, cours complémentaires/L3 Identité ethnique (9h)
  • 2007-2013, médiatrice du patrimoine archéologique auprès du jeune public en Ile-de-France, Association Archéolithe

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Mis à jour le 29 janvier 2015





Doctorante (LESC), université Paris Ouest Nanterre La Défense

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