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Colloques

  • jeudi 24 et vendredi 25 mars 2016, université Paris Ouest, bât. B, salle des conférences

    Colloque international

    Ce colloque s’intéresse aux spécialistes religieux chinois d’aujourd’hui, dont l’existence et les pratiques quotidiennes portent la marque des profonds bouleversements du XXe siècle. Il voudrait affiner notre connaissance des changements vécus, en contexte de modernité, par les différentes figures de ce que l’on a l’habitude d’appeler les religions chinoises — le taoïsme, le bouddhisme, le confucianisme, les religions locales : moines ou officiants héréditaires, lamas réincarnés, mediums, géomanciens, chamanes, ritualistes musiciens, astrologues, spécialistes de divination ou d’écriture inspirée, maîtres d’arts martiaux, ascètes, méditants, et autres guérisseurs.
    L’intérêt se porte en priorité sur des vieux maîtres entrés en religion au début de la période maoïste, renvoyés à la vie laïque durant la Révolution culturelle (1966-1976), puis retournés à la vie religieuse au début des années 1980, pour œuvrer, depuis, au renouveau du phénomène religieux. À la fois dépositaires de savoirs anciens s’inscrivant dans les chaînes de transmission dont ils se veulent les continuateurs, et témoins de plusieurs décennies d’interdiction religieuse, ces hommes et ces femmes qui ne sont plus aujourd’hui qu’une poignée sont porteurs de récits et de descriptions irremplaçables. D’une autre manière, leurs disciples sont aussi à même de raconter ce qu’ils ont perçu et appris de ces vieux maîtres et de témoigner des mutations plus récentes du paysage religieux et de la société chinoise tout entière.
    En portant la focale sur des études de cas, ce colloque propose tout à la fois de restituer la palette des compétences des maîtres religieux au fil des périodes et des contextes régionaux, d’interroger l’hétérogénéité et la porosité des rôles, et, autant que possible, de reconstituer des logiques d’ensemble.

    programme

  • vendredi 16 janvier 2015, de 9h30 à 18h à la MAE en salle 308

    L’asymétrie sexuelle dans les différentes traditions bouddhiques à travers le prisme de l’ordination et de l’éducation des nonnes

    Organisation : Nicola Schneider et Adeline Herrou

    Dans le monachisme bouddhique, les femmes sont reléguées au second rang, principalement pour deux raisons : elles n’accèdent pas toujours au même niveau d’éducation que leurs homologues masculins et par conséquence, elles ne sont pas créditées de la même érudition ; et, dans certains pays, elles sont exclues du ou des rites d’ordination. Si bien qu’on a d’un côté des moines à part entière et de l’autre des religieuses qui, dans certains pays asiatiques, ne sont pas ordonnées (Birmanie, Sri Lanka et Thaïlande) ou qui restent semi-ordonnées (Inde, Mongolie, Népal et Tibet). L’asymétrie entre hommes et femmes qui en résulte est donc une facette du bouddhisme vivant. Elle fait depuis quelque temps débat dans les cercles de féministes asiatiques comme occidentaux, mais surtout, plus largement, dans les communautés monastiques bouddhiques. Cette journée d’étude vise en particulier à explorer les attitudes, perceptions, expériences et actions des nonnes elles-mêmes. À partir des thèmes de l’ordination et de l’éducation, il s’agira d’examiner et de confronter les différentes traditions asiatiques, comment celles-ci se sont développées et adaptées localement et comment elles interagissent aujourd’hui sur la scène internationale. Cette réflexion nous permettra de repenser la question des tensions entre principes et réalités pratiques pour ce qui est du genre en contexte religieux et celle de l’asymétrie sexuelle d’un point de vue anthropologique plus large. Les sujets incluront : les changements et évolutions dans le domaine de l’éducation et dans les pratiques de l’ordination ; les stratégies des religieuses pour introduire l’ordination dans les traditions où celle-ci n’existe pas ; les oppositions que les nonnes rencontrent de la part du clergé et de la société ; sans oublier les polémiques qui entourent les ordinations plénières accomplies sans autorisation unanime de la hiérarchie dans certains pays.

    programme

  • 29 mai au 1er juin 2014, à Boston University

    Panel Elder masters and new generations of Daoist masters in China today dans la 9th International Conference on Daoist Studies « Daoism : Tradition and Transition »

    Chair : Adeline Herrou
    Discutant : David Mozina
    Communications : Adeline Herrou, Wu Nengchang, Georges Favraud

    Ce panel a pour objet de traiter des « Vieux maîtres et nouvelles générations de maîtres taoïstes dans la Chine d’aujourd’hui ». Il propose de discuter de la manière dont le taoïsme a traversé la période de la Révolution culturelle, et s’est perpétué par-delà un certain nombre de ruptures profondes mais aussi sur la base de continuités qui auront finalement rendu possible le renouveau des années 1980. Pour réfléchir à l’impact de ces bouleversements sur le paysage religieux taoïste, et sur l’idée même de transition dans ce contexte, ce panel se propose de partir de cas ethnographiques. Le détail de trois trajectoires de vie singulières permettra de montrer comment les spécialistes religieux ont perpétué, en les dissimulant, les déclinant, ou les adaptant, un certain nombre de leurs pratiques. Localement, par delà les frontières entre les obédiences, les charges et même les carrières, les interactions personnelles ont souvent été déterminantes pour permettre la réouverture des temples fermés pendant les années de prohibition et pour retisser les chaînes de transmission en partie désarticulées. Ensuite, un certain nombre de composantes de la religion taoïste ont permis d’opérer de tels glissements. L’ambition de ce panel sera de s’interroger sur l’idée d’« héritage » des traditions taoïstes « sous bénéfice d’inventaire » en contexte de modernité et de considérer dans cette perspective ce que signifie être « maître taoïste » aujourd’hui à l’aulne des grandes mutations connues par les religions en Chine (un mouvement de sécularisation ?).

    programme


Mis à jour le 18 août 2016