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CINÉ-LESC

Organisation : Nicolas Bontemps (depuis 2016), Christiane Grin (jusqu’en 2014)

Le CINÉ-LESC, club sandwich jusqu’en 2016, est ouvert à toutes les personnes intéressées par la projection de films en ethnologie, ethnomusicologie et ethnologie préhistorique. Son caractère très informel – on peut apporter son sandwich – permet de se documenter sur des sujets variés et de poser les questions les plus diverses.
La projection du film est en général précédée d’une présentation par le chercheur invité ; une discussion clôt la séance.



SÉANCE REPORTÉE, amphithéâtre de la maison Max WeberRitmos negros del Peru, un film de Florent Wattelier

Une approche de la musique afro-péruvienne à travers ses instruments de percussion.
Le fameux cajón, tout comme la quijada, la cajita et le checo sont les porteurs des rythmes, de l’histoire et de l’identité de cette musique afro-péruvienne. Avec la participation de musiciens, chercheurs et fabricants d’instruments péruviens, ce documentaire explore le rôle identitaire de la musique, la préservation et la transmission de ces pratiques musicales, ainsi que la création contemporaine, tout au long de la côte pacifique péruvienne.



Lundi 6 février 2017 à 13h, amphithéâtre de la maison Max WeberLes messagers, un film de Hélène Crouzillat et Laetitia Tura, 70 min

Le Ciné-Lesc s’associe au programme « Morts en contexte de migration » (ANR/FRSCQ) pour présenter ce film documentaire.

Du Sahara à Melilla, des témoins racontent la façon dont ils ont frôlé la mort, qui a emporté leurs compagnons de route, migrants littéralement et symboliquement engloutis dans la frontière. « Ils sont où tous les gens partis et jamais arrivés ? »
Les Messagers se poste sur la frêle limite qui sépare les migrants vivants des migrants morts. Cette focalisation sur les morts sans sépulture interroge la part fantôme de l’Europe.



Mardi 4 octobre 2016 à 12h30, amphithéâtre de la maison Max WeberJe me demande si l’on aurait pas mieux fait de rester seuls, un film de Jonathan Larcher, 86 min

Ce film de Jonathan Larcher est l’histoire d’une rencontre entre un curieux et des hommes et des femmes que sa curiosité n’intéresse pas. Pour ces tsiganes roumains comme pour l’ethnologue étranger, l’hospitalité s’offre et se reçoit avec défiance. Provocation, incompréhension, inquiétude, les sentiments les plus divers se lisent sur les visages et se font sentir dans mon regard. J’ai cru un temps que je ne pourrais pas raconter d’histoire avant de comprendre qu’elle était déjà commencée ; engagée par nos négociations, leurs menaces et nos échanges monétaires.

La projection sera suivie d’une discussion en présence du réalisateur, animée par Victor A. Stoichita



Mardi 10 mai 2016 à 12h30, salle 308F du LESCGanesh yourself, un film d’Emmanuel Grimaud, 67 min

Conçu par Emmanuel Grimaud et Zaven Paré, Bappa 1.0 est une interface (à peine) robotisée qui ressemble à s’y méprendre au dieu Ganesh. Pour la première fois dans l’histoire des religions, il est possible de se mettre à la place d’un dieu et pour les dévots, de dialoguer avec lui, le temps d’une conversation ou d’une consultation. À Mumbai, pendant la fête de Ganesh, quiconque se porte volontaire peut piloter Bappa à distance et prendre la voix de Dieu. Prêtres, astrologues, activistes écologistes ou encore militants féministes, s’emparent de la machine. Bappa s’affirme alors comme une interface d’interlocution plausible. Conçue au départ comme une expérience en psychologie des religions, Ganesh yourself devient très vite une expérimentation politique.
En présence du réalisateur et de Patrick Deshayes

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Mercredi 20 avril 2016 à 12h30, salle 308F du LESCImpasse des acacias, un film d’Adrien Genoudet, 63 min

Un vieil homme est mort, comme partout ailleurs. Des objets triés, abandonnés ou légués. On peut encore voir l’emplacement des meubles et des tableaux.
Mes oncles et tantes se sont partagés ce qu’il « reste » d’une époque, un héritage. Tout cela, c’est une histoire d’images : celles dont je me souviens, celles qui se projettent contre les murs, celles qui restent et celles que l’on jette. Il a fallu se demander comment raconter des vies de gens sans histoire. La mienne. Celle de ma famille.
Écrire par l’image, comme un ultime passage.

En présence du réalisateur et de Grégory Delaplace

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Mercredi 6 avril 2016 à 13h, salle 308F du LESCNi vu, ni connu, un film de Patricia Ouvry, 33 min

Paris. Christian a 65 ans et depuis 2004 il prend le grand air de la ville, comme il dit.
À travers son portrait, le film retrace les différents aspects de la vie quotidienne d’un homme sans domicile fixe.
Son orgueil et sa force de caractère l’aident à rester ancré dans la vie. Sa volonté d’être invisible et comme les autres l’emporte sur la déprime et le misérabilisme dont il ne veut, en aucun cas, être le porte parole.

À première vue, la différence entre lui et nous est mince. C’est avec une certaine fierté qu’il s’improvise guide au gré de ses promenades. Au fil des saisons, il nous fait découvrir son mode de vie tout en portant un regard profond, érudit et parfois acide sur notre société.

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Mardi 22 mars 2016 à 13h, salle 308FGHORA – En attendant la déesse, un film d’Irène Majo Garigliano, 38 min

Temple de la Déesse Kamakhya. Inde. Âout 2013. Dans quelques jours les Ghoras danseront. Quels sont les sentiments de Shiva Nath Das et Deviram Das à la pensée du moment où la Déesse les possédera ?
Chaque année en août les Ghoras sont possédés par les divinités et dansent au son des tambours pendant trois jours. Une divinité choisit un homme comme son véhicule ; quel que soit son âge, celui-là sera possédé chaque année pour le reste de sa vie. Durant les trois jours de la Danse, les dévots vénèrent les Ghoras et demandent leur bénédiction. Quand la Danse se conclut, les divinités abandonnent les Ghoras, qui ainsi retournent à leur vie de tous les jours : le travail, la famille, la maison.
Le film suit Shiva Nath Das et Deviram Das dans la phase délicate qui précède la Danse et explore la façon dont ils s’éloignent graduellement de leurs familles et de leur vie ordinaire.

Avec la participation d’Irène Majo Garigliano et de Nicolas Prévôt

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Mardi 19 janvier 2016 à 12h30, salle 308FDancing Black Memories, un film d’Erica Giesbrecht, 70 min, film en portugais, sous-titré en français



In Campinas, São Paulo, Black men and women, between 70 and 90 years of age, are active in the Black cultural movement of the city, which is mainly concerned with recreating so-called traditional Afro-Brazilian musical repertoires. Although they are seen as Mestres (lit. “masters”, “teachers”) in present-day musical communities, their youth memories have directly to do not with jongos, sambas de bumbo or maracatus, but with gala balls. In context of the 1940-1960 period, characterized by severe segregation, in the interior of São Paulo, these dance balls, which were frequented mostly by Blacks, are revisited in film, in ways that reveal their importance in the formation of a Black community which, having begun in the past, is much alive today.

Avec la participation d’Erica Giesbrecht

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Mardi 3 février 2015 à 12h30, salle 308FArchéologues, un film de Stéphen Rostain et Álvaro Muriel, 30 min, 2014

Loin de la vision romantique et réductrice du travail de l’archéologue, ce film révèle les multiples facettes du chercheur, depuis la prospection des sites et leur fouille, jusqu’à la présentation des résultats dans les congrès, en passant par la rigoureuse et passionnante étude du matériel trouvé sous la terre. Le parallèle entre les scènes de travail de terrain et les témoignages de ceux qui sont, aujourd’hui, les plus reconnus de l’archéologie amazonienne, offre un regard original de l’exercice d’un métier qui fascine, bien qu’encore mal connu.

Avec la participation de Stéphen Rostain



Mardi 12 janvier 2015 à 12h30, salle 308FPalabras-almas, un documentaire ethnographique de Gloria Scappini, 60 min, 2013, avec à la caméra Cesar López, jeune mbyá guarani

« Palabras-almas » est le résultat d’une recherche sur l’histoire indigène locale, la culture mbyá guarani et la pensée ethno-politique, avec la participation de membres de trois communautés mbyá guarani (Paraguay, 2013).

Avec la participation de Gloria Scappini

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Mardi 21 mai 2013 à 12h45, salle 308FLUTHIERS, DE LA MAIN À LA MAIN, un film de Baptiste Buob, 80 min, 2013

« Luthiers, de la main à la main » propose une plongée dans l’univers de l’apprentissage de la fabrication d’instruments à cordes au sein de la petite ville vosgienne de Mirecourt, le « berceau » de la lutherie française. Actes de fabrication, situations d’apprentissage, images d’archives, entretiens et échanges entre luthiers viennent éclairer les conceptions actuelles de la transmission et ses évolutions les plus marquantes. Refusant de cantonner le processus d’apprentissage à un mutisme inconscient, certains luthiers contemporains contribuent à déplacer les frontières d’une discrétion qui imposait autrefois aux apprentis d’apprendre dans une forme de silence intérieur. Signe d’un bouleversement des anciennes modalités de transmission et des rapports autoritaires qui les étayaient, la volonté de révéler à la clarté de la conscience un processus autrefois cantonné à la sphère instinctive témoigne du désir de certains luthiers de donner les moyens aux apprentis d’épouser une conception du savoir reliant le corps et l’esprit dès les premiers coups de rabots.

Avec la participation de Baptiste Buob


Mardi 2 avril 2013 à 13h, salle 308F – Le Club sandwich & le Comité du film ethnographique présentent deux films primés au Festival international Jean Rouch 2012, présentation : Laurent Pellé, Fabienne Wateau

ADAK (Offrande), Turquie | 2011 | 23 min | vostf, un film de : Amandine Faynot (France) ; image : Amandine Faynot, Sarisakal Volkan ; montage : Amandine Faynot ; son : Amandine Faynot, Jean Baptiste Madry ; production/distribution : Amandine Faynot (Paris, France)
Mention spéciale du jury Patrimoine culturel immatériel
À Istanbul, le sacrifice du mouton, rituel encore récemment orchestré par le père de famille, est désormais accueilli dans une enceinte publique municipale. Une loi nouvellement adoptée interdit aux particuliers d’accomplir ce sacrifice dans les espaces publics ou privés. Des sacrificateurs professionnels y mettent en scène une mise à mort en série, codifiée, parfaitement réalisée. La mutation des codes régissant ces rites questionne. La catharsis provoquée par le sacrifice existe-elle encore lorsque la violence est institutionnalisée ?

NZOKU YA PEMBE (L’Eléphant blanc), République démocratique du Congo | 2011 | 34 min | vosta (dialogues en français), un film de : Kristof Bilsen (Belgique) ; image : Kristof Bilsen ; montage : Eduardo Serrano ; son : Xan Marquez Caneda ; production/distribution : National Film & TV School, NFTS (Beaconsfield, Royaume-Uni)
Grand prix Nanook –Jean Rouch – CNRS Images
La Poste centrale de Kinshasa, grandiose relique coloniale, a piégé ses employés dans un passé figé duquel ils rêvent de s’échapper. Du passé au présent, à travers les fissures des murs et les fuites des plafonds, nous entrevoyons le Congo d’aujourd’hui.


Mardi 26 mars 2013 à 13h, salle 308FLes dix commandements d’Ezéchiel, réalisation : Patrick Deshayes, 52 min, 2009 ; conseiller scientifique : Jean-Pierre Chaumeil ; son : Michel Kharat ; montage : Juliana Sanchez
Film en espagnol, sous-titrages en français


L’Association Evangélique de la Mission Israélite du Nouveau Pacte Universel (AEMINPU) a été créée par Ezéquiel Ataucusi Gamonal en 1955 au Pérou. Sa doctrine est un syncrétisme de traditions incaïques et d’influences chrétiennes, mais elle se revendique surtout et clairement israélite.
Les Israelitas pensent que les Incas ont reçu la vérité sur l’existence du Dieu unique qu’ils ont secrètement vénéré à travers le culte du soleil. Ayant trahi le culte du Dieu unique, comme jadis le peuple de Moise, ils furent punis. Les Israelitas ont fait vœux de ne jamais se couper les cheveux, de se vêtir de tuniques, ont leur propre calendrier de fêtes, ne consomment ni alcool, ni tabac, ni aliments jugés impurs selon la Bible. Ils reconstruisent la terre promise dans une région appelée le trapèze amazonien où les trois pays Pérou, Brésil et Colombie ont une frontière commune.


Mardi 12 février 2013 à 12h45, salle 308FYaodong, petit traité de construction, un film de : Elodie Brosseau (France), anthropologue : Caroline Bodolec, 89 min, 2012

C’est dans la région du Shaanbei, dans la boucle du fleuve Jaune, que se construisent les yaodong. Ces habitations en voûte, à l’origine troglodytes et désormais adossées à la montagne, sont construites sans plan d’architecte, selon un savoir-faire transmis oralement. Les étapes de la construction suivent le travail très précis des maîtres tailleurs de pierre, des maîtres menuisiers, des maîtres de Fengshui et des manœuvres, tous vivant dans des yaodong avec leurs familles. Une rencontre avec ces habitants, leurs rituels, leur histoire… qui fait peu à peu émerger un instantané de la « culture yaodong » d’aujourd’hui.
Élodie Brosseau, née en 1971 à Paris, est diplômée d’une maîtrise de Langue et Civilisation chinoises (INALCO, 1997). À partir de 1993, elle enseigne et travaille parallèlement en réalisation et production, en France et en Chine, pour la radio, la télévision et le cinéma. En 2007-2008, elle collabore au Commissariat d’une exposition à la Cité de l’architecture et du patrimoine à Paris, intitulée "Dans la ville chinoise". Elle suit en 2008 une formation en réalisation documentaire aux Ateliers Varan. Yaodong, petit traité de construction est son premier long-métrage documentaire.

Ce film a reçu le prix du patrimoine culturel immatériel du festival international du cinéma ethnographique Jean-Rouch 2012.
Avec la participation de Caroline Bodolec, responsable scientifique du film, de Laurent Pellé, coordinateur du Comité du film ethnographique, et de Fabienne Wateau, membre du jury


Mardi 4 décembre 2012 à 12h45, salle 308FSalers d’antan et vaches d’aujourd’hui. La mécanisation des pratiques d’élevage : une menace pour le métier ?, film de Baptiste Buob, Julie Cayla, Boris Charcossey, Angela Cuellar, Arnaud Figari, Brett Le Saint, Chloé Violon dans le cadre du Cinéma des ethnologues, 55 min, 2012

« Maintenant les vaches, c’est plus que des numéros ! » confiait Rode attristé devant ce qu’est devenue la pratique de l’élevage dans son pays, berceau de la vache de Salers.
Partant de l’hypothèse du passage brutal d’une ancienne forme d’élevage de vaches de salers basé sur la production fromagère, à un élevage mécanisé des diverses races souvent plus productives en lait ou encore spécialisé dans la production de viande, nous sommes allés à la rencontre de ces nouveaux acteurs dans la commune du Falgoux (Cantal).
Des montées dans les estives aux traites quotidiennes, nous avons suivi deux temps forts de l’élevage d’antan pour en chercher les lignes de rupture face aux pratiques contemporaines, moins évidentes qu’attendues. Certes, le métier a changé, notamment du fait de la mécanisation grandissante. Pour autant, les différents portraits d’éleveurs montrent des hommes réunis autour d’une même passion. Seul le rapport des vaches elles-mêmes à leurs éleveurs semblent avoir été affecté.
C’est à travers le regard de Paul Lapeyre, éleveur ayant vécu au fil de ces changements, que l’on est amené à saisir les enjeux actuels de cette région.

Le film sera suivi d’une petite dégustation de fromage de salers.


Mardi 15 mai 2012 à 13h, salle 308FDerrière les masques, réalisation : Monica Heintz & Alin Rus, 44 min, 2011

Au début du XXIe siècle la migration temporaire vers l’Europe de l’Ouest touche une grande partie de la population rurale roumaine. Les adultes aptes à travailler vivent une double vie entre leur lieu de naissance et leur lieu de travail à l’étranger, cela grâce à la libre circulation dans l’espace européen et au développement des moyens de communications. Mais où est leur vraie vie ? Partant des fêtes de Noël au sein d’une famille d’Helesteni, un village du nord de la Roumanie, et de la traditionnelle mascarade du Nouvel An, le film interroge ce que cachent ces joyeux masques.

Avec la participation de Monica Heintz



Jeudi 22 mars 2012L’Ours : une histoire d’Homme, réalisation : Emmanuel Martin & Frantz Breitenbach, 52 min, 2011

L’Ours, l’un des acteurs les plus connus du bestiaire pyrénéen, dont on parle sans cesse dans les vallées, a pourtant bien failli disparaître. En France, on ne le trouve que dans les Pyrénées et il ne laisse personne indifférent.
Comment la présence d’une vingtaine d’ours dans cette région peut-elle susciter autant de passions et de controverses ? Animal nuisible pour certains, roi des animaux ou symbole des Pyrénées pour d’autres, l’ours ne serait-il pas plus qu’un simple animal ? Quelle est sa place dans notre imaginaire ?
Les auteurs mènent une enquête sur les différents regards que nous portons sur l’ours. À partir de témoignages de Pyrénéens, aidés de spécialistes et d’ethnologues, ils évoquent les différentes images projetées sur l’animal. Au delà des frontières, cette enquête nous conduit en Slovénie et en Italie, où hommes et ours se côtoient également. Les habitants y entretiennent-ils les mêmes rapports avec l’ours ?
Avec la participation d’Emmanuel Martin



Mardi 6 décembre 2011Vies au village, réalisation : Fabienne Wateau, 2011

Ces trois films présentent quelques aspects de la vie quotidienne au village de Luz, avant son ennoiement par le barrage d’Alqueva fin 2002. Entre rupture et continuité, résistance et résilience, ce village de l’Alentejo, au sud-est du Portugal, « sacrifié pour le futur de nos petits-enfants » comme préfèrent s’en convaincre les habitants, restera le dernier village d’Europe déplacé pour cause de barrage. Un portrait par l’image d’un monde rural en attente de devenir.

La fête de la Pinha (2011, 16 min)
Fête d’hiver observée dans le sud-est du Portugal, la Pinha s’inscrit dans le cadre des réjouissances du Carnaval. Sorte de bal des célibataires aux pas de danse répétés, il permet de désigner chaque année une « Reine » et un « Roi ». Filmée au village de Luz en 2002, avant la fermeture des portes du barrage d’Alqueva et le transfert de la population et, ensuite, en 2003 et 2011, dans le nouveau village de Luz construit à quelques kilomètres de l’ancien détruit et enfoui, cette fête continue de réunir l’ensemble de la population au fil des ans.

Un chant pour cause de barrage (2011, 5 min)
Chronique chantée du village de Luz noyé par le barrage d’Alqueva au Portugal. Images de 2002 et 2003.

Ma parenté au village (2011, 18 min)
Comment parler d’endogamie villageoise et familiale ? Comment entrer par l’image dans l’univers de la parenté ? Au village de Luz, de portes en portes et de rues en rues, Vánia nous présente ses parents plus ou moins éloignés. Une chronique de la vie au village, où se dégage une connaissance singulière des appellations, des filiations et des alliances, comme la maîtrise certaine d’un réseau d’affins et d’alliés. Tantes, cousines, oncles et cousins se mêlent et s’emmêlent entre consanguins et classificatoires. Une promenade en forme d’exercice de parenté dans ce petit village de l’Alentejo d’à peine 400 habitants.


Mardi 15 février 2011Reprendre le large, réalisation : Boris Charcossey, 40 min, 2010

Reprendre le large est réalisé à partir de trois heures de rushs tournés cet automne lors de mon embarquement à bord d’un chalutier français de pêche hauturière. Ce film montre les derniers préparatifs à quai (Lorient, Morbihan), suivis des soixante premières heures de la marée, soit le temps de route nécessaire pour atteindre les zones de pêches en mer d’Écosse, et durant lesquelles les matelots s’emploient à réarmer le navire à la pratique de la pêche au chalut.
En présence de Boris Charcossey.


Mardi 25 janvier 2011Des nombres pour les dieux, un film de Danièle Dehouve, production et distribution : Tonaltepec production, 48 min, 2010

Les habitants de Mexique préhispanique offraient à leurs dieux des dépôts rituels constitués d’objets en nombre compté. De nos jours, les Indiens mexicains continuent de compter les objets destinés à leurs cérémonies : feuilles, fleurs et bougies.
La signification de leurs nombres rituels est, jusqu’à maintenant, demeurée une énigme. Après avoir retracé l’histoire des recherches sur ces comptes mystérieux, le film en propose une explication fondée sur l’observation des rituels réalisés actuellement par les Indiens tlapanèques.
En présence de Danièle Dehouve.


Mardi 4 mai 2010Le bonheur est dans le ciel, film réalisé par Sarah Gamaire en complément du mémoire de Master 1, 18 min, 2009

Les oiseaux fascinent les hommes depuis des siècles. Ils suscitent la curiosité des inventeurs et inspirent les romanciers. À défaut de pouvoir voler comme eux, les hommes les observent, les étudient, les protègent.
Cet intérêt des hommes pour l’avifaune s’exprime notamment à travers la pratique du birdwatching. Observer les oiseaux, au-delà d’un loisir, témoigne d’une réelle passion. Cette activité peut se définir comme une interface entre la construction d’une pratique collective et la recherche d’une relation intime avec l’oiseau.
Entre le calme d’une promenade et l’excitation de la découverte d’un oiseau, les images de ce film nous plongent dans l’atmosphère toute particulière des sorties d’observation d’oiseaux sauvages en Suisse romande à la fin de l’hiver 2009.


Mardi 6 avril 2010Louise et le courrier de la Reine : portrait d’une postière des Midlands (Angleterre), réalisation : Josiane Massard-Vincent (LAU/IIAC/CNRS), montage et mixage : Marc-François Deligne (cellule audiovisuelle du IIAC/CNRS), 39 min, 2009

Louise et le courrier de la Reine est à la convergence de deux thèmes que j’ai explorés depuis 2000 à partir d’enquêtes de terrain en Angleterre, celui du portrait comme forme d’écriture ethnographique et celui du lieu comme espace socialement spécifique et quotidiennement constitué par ceux qui le vivent.
Louise montre une femme au travail dans la petite ville du Derbyshire où elle est née en 1980. En octobre 2008 puis mars 2009, je l’ai suivie dans ses tournées desservant 420 boîtes aux lettres, de maisons particulières pour la plupart. Le portrait est aussi un autoportrait élaboré par un discours sur soi lors de deux longs entretiens. Face à l’ethnologue, Louise évoque ses études et ses expériences et attentes professionnelles. Elle exprime aussi ses convictions, ses doutes et ses ambivalences, sur le travail notamment : le tri qui précède et prépare la tournée se déroule dans une ambiance masculine dont certaines valeurs lui paraissent un peu dérisoires. Bien que cet emploi soit « le meilleur qu’elle ait jamais eu », Louise le considère comme un « bouche-trou ». Elle en décrit la transformation avec la quasi-disparition des lettres manuscrites, transformation qu’elle contribue à accélérer personnellement : à l’instar de la Poste un siècle auparavant (cf. le célèbre documentaire de Grierson, Nightmail), un site de socialisation – Facebook – est ainsi devenu pour elle un moyen de rompre l’isolement propre à un bourg de province.
Le travail apparaît comme un engagement corporel : chaque matin, pendant près de quatre heures, poussant son chariot ou portant une sacoche, Louise marche, littéralement par monts et par vaux, s’interrompant parfois pour bavarder avec des usagers. Tout en goûtant à la rêverie qu’offre la solitude, elle vit son travail comme un espace de relations. Elle est certes une habitante du lieu mais elle apparaît ici comme un de ceux qui, investis d’une fonction sociale, chaque jour parcourent et façonnent le bourg, en confirment l’étendue et les limites.
À la croisée du sensible et du collectif, du privé et du professionnel, le film est porteur d’une relation qui dépasse celle d’une ethnologue avec une informatrice. Il restitue à la fois une parole et une écoute rendues possibles par l’accompagnement des tournées : en partageant le cheminement répété de Louise, je l’ai expérimenté dans ses multiples dimensions, affective, sensorielle, spatiale, temporelle et sociale.
Le montage joue de ces différents registres en faisant alterner des séquences de corps en marche, brèves conversations et paysages dans les tournées, en extérieur, et de face-à-face en plan fixe, à l’intérieur d’une maison. De même, des plages de sons synchrones captés sur l’itinéraire de distribution du courrier s’entrecroisent avec des propos d’entretien. Par le jeu des associations et des résonances, les images construisent un portrait, c’est-à-dire le rendu d’une singularité vivante dans un espace-temps particulier.


Mardi 16 février 2010La dernière chasse au cerf, un film de Danièle Dehouve, Tonaltepec production, 50 min, 2009

Tout est sacré dans la chasse au cerf pour les Indiens tlapanèques du Mexique, de la prière au Seigneur des animaux à l’accueil cérémoniel du gibier, de la découpe de la bête au dépôt des ossements dans une grotte, de la cuisson de la viande au choix des personnes qui peuvent la consommer.
Ces rituels de chasse dont l’origine est bien antérieure à la Conquête espagnole n’ont jamais été filmés auparavant. Ces premières images seront peut-être le dernier témoignage de traditions ancestrales car, aujourd’hui, la chasse est interdite.
Une discussion avec Danièle Dehouve suivra la projection du film.


Mardi 19 janvier 2010Singing pictures, un film de Lina Fruzetti, Akos Ostor et Aditti Nath Sarkar, 40 min, 2006

Depuis des générations, les membres de la communauté Patua (Chitrakar) du Bengale (Inde) se déplaçaient d’un village à l’autre pour narrer en chanson des histoires de saints musulmans ou de dieux et de déesses hindoues qu’ils avaient illustrés auparavant sur des rouleaux peints. Mais les médias modernes ont concurrencé ce mode de narration et les Patua sont obligés de s’adapter. Face à cette crise, un groupe de femmes du village de Naya près de Calcutta a formé une coopérative. Le film suit ces femmes dans leur vie quotidienne pendant qu’elles peignent, chantent, cuisinent, s’occupent des enfants et assistent aux réunions de la coopérative. Elles discutent librement des problèmes sociaux, religieux et des changements politiques du village. Les rouleaux couvrent une large variété de thèmes comme la mythologie, la religion, les questions sociales, et plus particulièrement les problèmes auxquels ces femmes sont confrontées : contrôle des naissances, violences faites aux femmes, questions d’éducation, pauvreté, travail... Ces rouleaux peints mettent également en scène des événements récents, comme la naissance de l’État du Bangladesh, les conflits entre hindous et musulmans en Inde et au Cachemire, et même le 11 septembre à New York. Le film montre comment ces femmes s’affirment dans le contexte moderne et adaptent cet art ancien aux conditions actuelles.
Le film sera présenté et discuté par Raymond Jamous.


Mis à jour le 6 février 2017