Webmail
Annuaire
Accueil du site> Séminaires > « Anthropologie à Nanterre » > « Anthropologie à Nanterre » 2016-2017

« Anthropologie à Nanterre » 2016-2017

Organisation : Grégory Delaplace, Rémi Hadad, Ismaël Moya, Anne de Sales

Anthropologie à Nanterre est un séminaire d’anthropologie généraliste, organisé par le Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative et le Département d’anthropologie de l’université Paris Nanterre. Les séances sont ouvertes à tous et suivies d’un pot convivial.

Il a lieu le mardi de 16h à 18h à l’université Paris Nanterre, bâtiment E (premier bâtiment à gauche depuis la gare), premier étage, salle E105.




mardi 25 avril 2017 – Sylvaine Camelin (Université Paris Nanterre/LESC), Actes usuels et non-usuels au quotidien : la prise en charge des mineurs par l’Aide Sociale à l’Enfance


mardi 18 avril 2017 – Marilyn Strathern (University of Cambridge), Connections and relations : An English-language conundrum ?


mardi 4 avril 2017 – Stefan Le Courant (EHESS/Babels), Comment ethnographier la menace ? Détails, indices et vie ordinaire des étrangers en situation irrégulière


mardi 28 mars 2017 – François Richard (University of Chicago), Arachides, ancêtres, et paysages : Constellations du capitalisme colonial dans le monde rural sénégalais


mardi 21 mars 2017 – SÉANCE ANNULÉE


mardi 14 mars 2017 – Gwendoline Torterat (Université Paris Nanterre/LESC), Bien détruire : Éthique, singularité et communauté de savoir en Archéologie


mardi 7 mars 2017 – Morten Axel Pedersen (University of Copenhagen), Fundamentalist Existentialists : The Ethics of Anti-Piety in a Danish Protestant Movement


mardi 28 février 2017 – Eduardo Kohn (McGill University), Anthropology as Cosmic Diplomacy : Toward an Ecological Ethics for the Anthropocene


mardi 7 février 2017 – Maxime Le Calvé (Freie Universität Berlin/EHESS), Ethnographie d’un mode d’action artistique contemporain : Jonathan Meese et ses matériaux


mardi 31 janvier 3017 – Chelsie Yount (Northwestern University), La solidarité sélective : mots et moralités des réseaux économiques transnationaux chez les Sénégalais de Paris

À partir de recherches menées au sein de familles transnationales à Paris et à Dakar, cette présentation examine les « morales économiques » : les valeurs qui animent la redistribution des ressources en donnant une signification sociale et morale singulière aux pratiques économiques. En analysant les morales économiques que mobilisent les Sénégalais à Paris dans leurs interactions quotidiennes, cette présentation se situe au carrefour de la recherche ethnographique sur les valeurs qui étayent les systèmes de réciprocité et des recherches des anthropologues linguistiques sur “les éthiques ordinaires”.
Il va être question des migrants de classe moyenne : des Sénégalais instruits de milieu urbain. Ces derniers gèrent soigneusement leurs comportements sociaux pour se donner à voir comme personnes « modernes » et (donc) bien intégrées en France. En même temps, ils essayent de se positionner favorablement dans des réseaux transnationaux de réciprocité et d’échanges familiaux. Ils tiennent tout d’abord à se montrer solidaires avec les membres de leur famille au Sénégal, en même temps qu’ils évitent des contextes en France où d’autres Sénégalais pourraient mobiliser cette même valeur de solidarité pour justifier des demandes d’argent, qu’ils ne souhaitent pas nécessairement honorer. En fait, les personnes rencontrées se montrent pleinement conscients de la nécessité d’une solidarité sélective.
Sur ce terrain transnational, j’explore les postures éthiques adoptées par les locuteurs lorsqu’ils décrivent les pratiques économiques, révélant comment les morales économiques leur permettent de se positionner par rapport aux autres. La mobilisation des morales économiques permet autant d’inclure que d’exclure. Je montre comment à travers leurs pratiques linguistiques, les migrants essaient de se situer en tant que personnes morales au sein des réseaux transnationaux de parenté d’une part et au sein de la société française d’autre part. Les acteurs sociaux mobilisent les morales économiques au cours des interactions afin de reproduire des formes de distinction sociale, renforçant finalement la polarisation sociale au sein des groupes transnationaux.


mardi 13 décembre 2016 – Michel Naepels (Institut de Recherche Interdisciplinaire sur les enjeux Sociaux, École des Hautes Études en Sciences Sociales), Une enquête rurale, à proximité d’une milice paysanne (Pweto, République Démocratique du Congo)


mardi 6 décembre 2016, Séance annulée – Annelin Eriksen (University of Bergen), Going to « Pentecost » : an experiment in anthropological comparison


mardi 29 novembre 2016 – Chloé Paberz (Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative, Université Paris Nanterre), Quelle ethnographie pour les terrains « hyper-modernes » ? Le cas d’une petite entreprise de jeux vidéo coréenne


mardi 22 novembre 2016 – Carolina Kobelinski (Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative, Université Paris Nanterre), Sur les traces des anonymes. Anthropologie des morts de la migration


mardi 15 novembre 2016 – Étienne Smith (EGE-Sciences-Po, Rabat, Maroc), « L’ethnographie de l’intérieur » ou l’autre « bibliothèque coloniale » : La fabrique des savoirs ethnographiques par les instituteurs africains d’AOF (1913-1959)


mardi 25 octobre 2016 – Fabien Provost (Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative, Université Paris Nanterre), « Retenir son stylo pour la justice sociale ». Le sens du contournement des procédures chez les médecins légistes en Inde


mardi 18 octobre 2016 – Baptiste Buob (Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative, Université Paris Nanterre), Les vicissitudes de la ciné-transe. Adaptations successives et heuristique d’un terme mystérieux


mardi 11 octobre 2016 – Joel Robbins (University of Cambridge), Anthropology between Europe and the Pacific : Values and the Prospects for a Relationship Beyond Relativism


Mis à jour le 2 mai 2017