Migrations humaines et mises en récit mémorielles

Collection « Sociétés humaines dans l’histoire »

Collection Sociétés humaines dans l’histoire
Migrations humaines et mises en récit mémorielles

Sous la direction de Michèle Baussant (LESC), Irène Dos Santos (IIAC), Evelyne Ribert (IIAC) et Isabelle Rivoal (LESC)
400 pages – 15,5×24  cm, 2015, ISBN :  978-2-84016-210-0, 25 €
Presses universitaires de Paris Ouest – Diffusion PUF

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La collection « Sociétés humaines dans l’histoire » diffuse les travaux issus de la Maison Archéologie & Ethnologie, René-Ginouvès ou réalisés en collaboration avec elle. Les thèmes abordés sont nombreux : les sociétés de la préhistoire, les mondes de l’Antiquité ou la diversité contemporaine en associant archéologie, philologie, histoire et ethnologie autour d’une ambition comparative forte sur les sociétés humaines dans leur variété historique.

 Les migrations sont perçues habituellement comme cause ou comme effet de la mondialisation tandis que la mémoire semble avoir pris depuis quelques décennies des allures de course à la patrimonialisation des dimensions les plus diverses de la culture. Paradoxalement, si de nombreux travaux ont envisagé les migrations et la mémoire comme processus humains et sociaux ainsi que comme objets de recherche, peu ont placé leur articulation au centre de leurs questionnements. La problématique qui structure cet ouvrage pense ensemble les logiques de la mémoire et les logiques de la migration – soit une mobilité qui se donne à voir dans l’espace, mais se dessine surtout dans la dimension du passage, des ruptures et des transferts qu’entraînent les phénomènes de mobilité. L’originalité de l’approche proposée ici tient au dialogue qui est établi entre l’observation des migrations en préhistoire qui réfléchissent à partir des « traces » matérielles, et les approches plus diversifiées des migrations et des mises en récits mémorielles qui informent la réflexion des anthropologues. Le dialogue entre préhistoire et anthropologie est déployé autour de trois axes transversaux : les récits institutionnels sur la migration, le sens donné par les acteurs à leurs expériences migratoires et le travail d’homogénéisation qu’opère la mise en récit et, enfin, le vécu immédiat de la migration comme séquence biographique.

 


Sommaire

Michèle Baussant, Irène Dos Santos, Évelyne Ribert et Isabelle Rivoal, Logiques mémorielles et temporalités migratoires. Une introduction.

 

1re partie
Récits institutionnels

Irial Glynn et J. Olaf Kleist, Memory Studies and Migration Studies at the Crossroads: an Anglo-Saxon Perspective.

Catherine Perlès, Retracer des migrations préhistoriques : un cas d’étude sur la néolithisation de l’Europe.

Augustin F. C. Holl, L’expansion bantoue : dynamiques des populations et dynamiques environnementales.

Rémi Hadad, Du pot au mythe : « Nos ancêtres les Lapita… » ou la production d’une « épopée » préhistorique.

 

2e partie
Entre mémoires vives et mises en récit publiques

Katiana Le Mentec, Interprétations plurielles d’une migration planifiée. Des usages de l’histoire et des légendes en amont du barrage des Trois Gorges (Chine).

Brett Le Saint, Temporalités et appartenances dans les récits de « retours » des anciens réfugiés laotiens et de leurs descendants.

Audrey Célestine, « We didn’t drop from the sky ». Récits du passé et enjeux du présent pour les organisations portoricaines de New York.

Elisabeth Rossé, Entre crise politique et phénomène migratoire à Madagascar, le cas du doany, demeure royale devenue esprit.

Thomas Lacroix, Mémoire diasporique, mémoire exilique : réflexions à partir des exemples marocains et polonais.

3e partie
La migration comme séquence biographique

Muriel Champy, Des plantations ivoiriennes à la rue ouagalaise. Transmission silencieuse d’une tradition de mobilité.

Norah Benarrosh-Orsoni, Prendre la route à bord du microbus. Mobilités, ancrages et territorialité chez des Roms roumains entre Arad et Montreuil.

Azita Bathaïe, Allers-retours. Le genre dans les récits migratoires des Afghans en Iran.

Frédérique Fogel, Rhythm and blues de sans-papiers parisiens.

Michèle Leclerc-Olive, Un étudiant sahélien en URSS. Temporalités fragmentées et récits d’expérience.