Pascal SELLIER – Restituer la matérialité du traitement des morts et le devenir des défunts : les notions de sépulture finale et de chaîne opératoire mortuaire à la lumière des données archéologiques de Manihina (île de Ua Huka, archipel des Marquises)

« Restituer la matérialité du traitement des morts et le devenir des défunts : les notions de sépulture finale et de chaîne opératoire mortuaire à la lumière des données archéologiques de Manihina (île de Ua Huka, archipel des Marquises) »

Pascal SELLIER
Chargé de recherche au CNRS
Équipe Ethnologie préhistorique de l’UMR 7041 – ArScAn
Page personnelle

LE FUNÉRAIRE. Mémoire, protocoles, monuments.
11e colloque annuel de la MAE

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La grande variabilité des pratiques funéraires identifiées sur le site de Manihina ne permet guère de s’interroger sur le statut social des individus inhumés sur ce site marquisien du xve siècle av. J.-C. (trois siècles avant la découverte de l’île de Ua Huka par les Européens). Si l’on remet en cause la notion de « sépulture finale » et que l’on confronte les données archéologiques et ethnohistoriques, on peut en revanche reconstituer la matérialité du traitement des morts et proposer des hypothèses sur l’enchaînement des séquences de gestes au sein d’une véritable « chaîne opératoire » mortuaire. Cela permet ainsi de s’interroger sur la durée du « temps funéraire » des anciens Marquisiens comme sur le statut des restes de certains individus arrivés à la fin d’un long protocole.