Séance de la SPF : « À COUPS D’ÉCLATS ! »

« À Coups d’éclats ! »
La fracturation des matières osseuses en Préhistoire : discussion autour d’une modalité d’exploitation en apparence simple et pourtant mal connue

Séance de la Société préhistorique française
Mardi 25 avril 2017 de 9 h à 19 h
Institut national d’histoire de l’art
Salle Jullian
6, rue des Petits-Champs, 75002 Paris

La participation à cette journée est gratuite et ouverte à tous sur inscription préalable : S’inscrire
Mot de passe : fracturation

les inscriptions seront closes au 31 mars 2017

Organisatrices : Marianne Christensen (université Paris 1, UMR 7041 ArScAn) et Nejma Goutas (CNRS, UMR 7041 ArScAn)

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Cette séance est dédiée à la fracturation lato sensu des matières osseuses. Action technique ou conséquence taphonomique, elle recouvre différentes réalités, selon les disciplines concernées (archéozoologie, technologie, anthropologie physique), mais aussi selon les contextes historiques et scientifiques dans lesquels ce concept est utilisé, les matières premières auxquelles il est appliqué, ou encore ses objectifs. Devant cette multiplicité des points de vue, se sont développées certaines incohérences terminologiques relayées dans des publications variées. Dès lors, il devenait essentiel de produire un regard critique sur cette polysémie du concept de fracturation des matières osseuses, car ses conséquences dépassent largement le seul champ épistémologique et influencent parfois directement certains modèles interprétatifs des faits s1ociaux préhistoriques. Depuis plusieurs années, diverses techniques ou procédés d’éclatement ont été identifiés, et parfois abusivement réunis sous le vocable générique de fracturation, conférant à ce terme une acception très large. La fracturation lato sensu des ossements et des bois de cervidé fournit, en ce sens, une illustration significative des évolutions sémantiques, méthodologiques et analytiques que la technologie des matières osseuses a connues depuis les années 2000. « À COUPS D’ÉCLATS » se structura autour de onze communications (15 minutes et 10 minutes de discussion), entrecoupées par trois séances de discussions (45 minutes chacune) construites autour de séries expérimentales. Les communications sont regroupées autour de deux principales thématiques : 1) La première concerne le bois de cervidé. Les interventions présenteront des modalités d’exploitation faisant appel à des techniques d’éclatement, en s’appuyant si possible sur une approche expérimentale. 2) La deuxième centrée sur l’os, avec une ouverture sur les coquillages. Il est demandé aux intervenants de ce deuxième thème d’essayer de produire des arguments permettant de discriminer les objectifs sous-jacents à la « fracturation » des ossements (objectifs alimentaires ? techniques ? ou les deux ), ce qui permettra de débattre de la faisabilité et de la pertinence de telles distinctions selon les collections. Chaque communication devra évaluer les résultats obtenus en fonction du potentiel des séries étudiées (ancienneté des fouilles, tris, biais taphonomiques, etc.). Si la zone géographique d’étude de la première thématique, sur le bois animal, est essentiellement centrée sur le Paléolithique français, la deuxième thématique, sur l’os, ouvrira sur un territoire plus vaste, englobant à la fois le Paléo-mésolithique d’Europe orientale et le Paléo-indien des deux extrémités de l’Amérique. Cette diversité des contextes permettra de confronter la variabilité des pratiques rapportées à la fracturation lato sensu, et de discuter de la pertinence du vocabulaire employé.