Activités du laboratoire - Clichés I. Sidéra.
Premiers traitements d'analyse d'image sur le logiciel Axiovision Zeiss : mesures d'éléments sur cliché capturé grâce à une caméra numérique (4 millions de pixels) associée au stéréomicroscope (Nikon, MZ 1500). Les mesures sont automatiquement transférées dans un fichier excel.

 

L'UMS 844 a acquis une chaîne d'observation optique informatisée en 2001. Le projet, porté par Pierre Rouillard, Sophie Méry, Isabelle Sidéra et Stéphanie Thiébault, était de constituer à la Maison René-Ginouvès archéologie et ethnologie un laboratoire de microscopie moderne, reliant l'optique à des stations informatiques via des appareils numériques de capture d'images. Ceci afin d'automatiser la prise de vue et les mesures ainsi que la reconnaissance des formes et leur quantification.

Trois types d'appareils optiques complémentaires ont été installés, qui forment une chaîne de grossissement continue propre à couvrir le très large champ de recherches représentées dans la Maison. Ils s'appliquent en particulier à la botanique (palynologie, xylologie, carpologie et phytolithologie), la céramologie, la micromorphologie, la pétrographie, la sédimentologie et la tracéologie lithique et osseuse.

Le stéréomicroscope, qui est l'appareil le plus généraliste, permet d'observer les reliefs en gros plans (jusqu'à x111,5) et d'établir une première analyse des éléments de surface. L'analyse approfondie de ces surfaces (jusqu'à x1000) est réalisée au microscope pour discerner et décrire des organismes, des traces et des matières, identifier des fonctions d'objets lithiques ou osseux et analyser la composition de matériaux rocheux. Le microscope optique à lumière réfléchie est utilisé pour les objets opaques (charbons de bois, graines et objets anthropiques) ; le microscope pétrographique à lumière transmise et polarisante, pour des lames transparentes ou des lames minces.

Cette exposition a pour objectif de faire connaître les travaux réalisés au laboratoire de microscopie et d'images. Mais, aujourd'hui, s'il ne s'agit pas d'évacuer complètement le contenu scientifique des objets d'étude, portons sur eux un regard différent, orienté vers leur esthétisme parfois non dépourvu d'un certain mystère. Ainsi, la grande richesse documentaire des témoins inattendus qui apparaissent sur la paroi ou dans le dégraissant d'une céramique ou encore dans le prélèvement d'un sol d'occupation se laisseront-ils apprécier en ce sens, par les formes étonnantes ou les couleurs flamboyantes qu'ils dévoilent. Le grossissement et l'éclairage, selon qu'il est transmis, polarisé ou rasant, font apparaître l'élégance et la beauté des tissus végétaux, des amalgames de roches modifiées par l'homme et les formes cachées d'un objet que l'œil a peut-être deviné mais pas tout à fait envisagé.

Responsable du laboratoire d'analyse d'images : I. Sidéra

Avec les clichés de : Aline Barbier , Claire Delhon , Emily Hayes , Caroline Hamon Fouad Hourani , Alexandra Legrand , Cécile Oberweiler , Margareta Tengberg , Barbara van Doosselaere – UMR 7041 ArsScan – Nanterre.
Eva David et Isabelle Sidéra – UMR 7055 Préhistoire et technologie – Nanterre.

L'exposition a été réalisée par la Maison René-Ginouvès (USR 3225), à l'initiative de Madame Isabelle Sidéra – Préhistoire et technologie ( UMR 7055) – Nanterre.

Conception, tirages : Martine Esline, photographe ((USR 3225), Nanterre.
Texte  : Isabelle Sidéra – Préhistoire et technologie ( UMR 7055) – Nanterre.

La reproduction des photographies est interdite.