© Bernard formoso    
Habitation taï de la préfecture des Xixuangbanna. L’habitat des minorités du Yunnan se répartit en deux grandes catégories : les maisons sur pilotis (voir photo), ou des maisons en brique et en pisé, de plain-pied, sur le mode de l'habitation paysanne chinoise.
 

Les Taï, originaires du sud de la Chine, n'investirent les espaces correspondant aux actuels États du Laos et de la Thaïlande qu'au XIII e siècle. Aujourd'hui, des représentants de cette famille ethnolinguistique se retrouvent dans tout le sud de la Chine. La « nationalité » Zhuang, l'un de ses sous-ensembles vivant dans les provinces du Yunnan et du Guangxi est, avec plus de 20 millions de membres, la première minorité du pays. Au Yunnan, d'autres branches taï sont représentées, tels les Taï Neua, les Lü des Xixuangbanna, les Tae Han de Baoshan, les Taï Noirs ou les Taï Blancs de Honghe. En dépit de variations culturelles importantes au sein de ce vaste ensemble, les Taï ont pour point commun de vivre uniquement dans les zones de basses terres : plaines ou fonds des vallées qu’ils ont aménagées.

Les Taï sont réputés pour leur tissage de la soie et du coton, mais certaines populations, sous l'influence séculaire de voisins tibéto-birmans, excellent dans l'art de la broderie et emploient abondamment la technique de l'appliqué. Tel est le cas des Taï Neua qui vivent sur le cours moyen du fleuve Rouge et s'autodésignent Taï Ya, Taï Saï ou Taï Kha.