© Bernard formoso
 
Pêcheur tibéto-birman Na du lac Lugu. De nombreux lacs viennent enrichir un complexe hydrographique déjà dense. La pêche est une activité très développée et le poisson l'une des premières sources de protéines animales de la paysannerie locale.
 

Cette famille ethnolinguistique présente incontestablement la plus grande diversité culturelle, même si elle se répartit en République populaire de Chine sur de moins grands espaces que les Taï ou les Miao-Yao. Les Yi, appelés jadis Lolo (« Barbares ») par les Han, qui forment depuis 1953 la « nationalité » la plus hétéroclite de tout le pays, se répartissent ainsi entre plusieurs dizaines de groupes ethniques distincts. Dix autres « nationalités » localisées au Yunnan relèvent de cette famille ethnolinguistique. Les costumes des femmes reflètent cette diversité. Dans la plupart des sociétés tibéto-birmanes ils sont très élaborés sur les plans symbolique et esthétique, ce qui explique que nous leur consacrions ici une place plus importante. Du point de vue technique, les membres de cet ensemble conjuguent tissage, broderies raffinées, batik, lurik et appliqués, ces derniers étant les plus élaborés de la région.