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Agro-pasteurs sédentaires, tisserands et métallurgistes, les habitants de Djoumboulak Koum pratiquaient l'irrigation et cultivaient des céréales : millet, orge et blé. Maîtrisant parfaitement leur environnement proche qui leur permettait de subvenir à leurs besoins immédiats, ils savaient en tirer le meilleur profit et "faire feu de tout bois". Ce bois, celui des peupliers tout proches, est d’ailleurs omniprésent (architecture, cercueils, vaisselle, outils …).

Ouverts sur les régions voisines au nord et au sud du Taklamakan, les habitants de la cité étaient aussi en contact avec des contrées plus lointaines, comme la Chine, le monde indien ou l’Asie centrale occidentale. Divers objets importés — perles ocellées en pâte de verre ou en cornaline décorée à l'eau forte, monnaies-cauris en bronze ou fines toiles teintes à la cochenille — en témoignent.

D’autres objets quotidiens en bois, en feutre ou en laine attestent par leur décor un lien très fort avec le monde la steppe et son mode de représentation. De fabrication locale, ils s'inscrivant dans la vaste koinè steppique qui s'étend de l'Asie centrale (du bassin de Minusinsk à l'Altaï et aux Tianshan) jusqu’aux régions himalayennes du nord de l'Inde (pétroglyphes).