MENU
Historique
Liste des labos
et des chercheurs
Programme sur 3 ans
Terrains
Bilan mi-parcours
Ateliers
Bilan final
Bilan scientifique
O "M.M.I"
O "Espaces des morts"
O "Parallélisme"
Universitaire
Diffusion
Publications
Documentaire
Enseignements

RESUME DU PROJET
ET OBJECTIFS

(Rapport rédigé par Aurore Monod Becquelin et Cédric Becquey)
Rappel des objectifs
Méthodes et résultats
Réflexion collective
Conclusions du projet
Après un rappel des objectifs, ce bilan s'articule autour de deux types d'activités :

Les missions sur le terrain et leurs résultats dans le travail de chacun des ateliers

Les orientations de la réflexion collective

Rappel des objectifs

On peut se rapporter au projet initial pour l'argumentation qui a conduit à travailler un peu plus de trois années autour du thème « Géographies du sacré : dynamique des espaces et des identités mayas ». Elle rassemble les éléments tant archéologiques qu'ethnologiques, linguistiques, sociologiques ou même ethnohistoriques qui ont attiré notre attention sur des éléments récurrents dans les problématiques fréquemment évoquées et traitées par les mayanistes : l'espace, l'identité, le sacré.

En effet, les disciplines, chacune à leur façon, ainsi que les documents écrits par les Mayas et sur les Mayas, tout au long de leur histoire et en tous lieux, sont concernés par l'espace et en particulier par les notions de territoire - espace perçu, conçu, occupé - , de sacré et d'identité.

Dans la mesure où l'on voulait traiter de la relation entre ces trois concepts dans la pensée, la culture et la langue des Mayas, il fallait se mettre d'accord sur des définitions : ces trois termes ont été conçus comme des étiquettes provisoires destinées à éclairer (et à ne pas confondre avec) les concepts mayas et leurs manifestations. C'est ainsi que nous avons dû redéfinir chacun de ces termes : sacré, espace, identité.

Nous sommes partis d'un certain nombre d'acquis qui nous ont servis d'accès à la recherche.

1- Cadre général : continuité historique et dynamiques de changement

Les permanences perçues dans le monde maya évoquent une certaine unité dont on a inféré une relative spécificité culturelle au sein de l'ensemble mésoaméricain (Laughlin*) ; les mutations, dans le long et dans le court terme, nous ont obligé en même temps à nous intéresser aux deux phénomènes (réf); les changements drastiques de ces dernières décennies, l'ethnohistoire de la colonisation, les migrations, les contacts, mais aussi les politiques nationales et régionales et la microhistoire récente en même temps que la perméabilité à la mondialisation (Viqueira*, Tiedje*) doivent être repensés à la vue de cette pondération entre changements et continuités.

2- Paysage des connaissances dans les dernières années

Pour commencer cette recherche collective, nous nous sommes donc fondés, sur un certain nombre de résultats plus ou moins récents, au moins dans leur formulation et qui semblent généralisables à tous les groupes mayas (et peut-être même à la mésoamérique) :

les relations fortes entre territoire et identité (parfois revêtant des figures d'assimilation, comme l'exemple de Cancuc (ajaw : collines/entités) ou de Bachajón (prinsipal : autorité/espace habité sous l'autorité) ;

l'extracorporalité de certains éléments de la personne et la multiplicité des statuts et fonctions qui y sont attachés ;

l'importance, probablement liée aux deux premiers paramètres, de la caractérisation des espaces, positions, mouvements, repérée par de nombreuses études de pragmatique relatives à la deixis spatiale ou temporelle (Hanks, Vapnarsky) aussi bien que de cognition (Levinson, Brown, Lucy) ;

3- Méthodologie et problématique retenues

Un aspect essentiel et non de moindre difficulté dans notre collaboration, a été l'exercice de la pluridisciplinarité qui impose :

l'Histoire confrontée aux événements perçus par les Mayas eux-mêmes, particulièrement celle des contacts pré- et post-coloniaux ;

l'écologie car les régimes en sont extrêmement variés dans cette région du monde ;

l'archéologie indispensable dans sa dimension factuelle et matérielle pour des états éloignés dans le temps ;

l'épigraphie dont l'étude des représentations ne saurait se passer ;

l'ethnographie qui reste le fondement de toute recherche par son intimité avec le terrain et ses procédures de découverte des liens sociaux ;

l'ethnolinguistique au sens large, de la sémantique grammaticale jusqu'aux traditions orales et à l'horizon, des recherches cognitives et comparatives.

A partir des axes évoqués, le thème central s'est défini comme la relation représentée et vécue entre les partitions de l'espace et leurs dynamiques (dues à des facteurs historiques, fonctionnels, symboliques) en se concentrant sur les rapports entre l'espace sacré et l'identité, à différents niveaux. Deux limitations principales ont été décidées. Tout d'abord, les conceptions de l'espace au sens cognitif, objet des recherches d'un grand nombre de chercheurs du Max Planck, n'étaient pas notre préoccupation première, mais une thèse a été entreprise sur l'apprentissage des espaces chez les yucatèques du Quintana Roo, qui nuance certaines des conclusions de ce courant de recherche (Le Guen).

Ensuite, en l'absence de géographe, nous n'avons pu encore couvrir les analyses de paysage, important support des études sur l'espace. A l'évidence, il nous faudra dans le futur remédier à ce manque.

Pourtant, si le nombre réduit des membres du projet n'a pas permis de couvrir l'ensemble des disciplines ni des sujets requis, nous aboutissons à un certain nombre de conclusions précises et à une compréhension plus fine d'un certain nombre de phénomènes qui nous semblaient variés ou même paradoxaux. Nous souhaitons que le développement de l'enseignement et l'institution de collaborations internationales ouvre la voie à de jeunes futurs chercheurs (voir par exemple Bilan universitaire et Convention avec le Mexique).

Le cheminement méthodologique imaginé pour aborder le thème adopté a été le suivant :

Confirmer l'hypothèse de l'inadéquation de définitions qui prendraient la forme d'une relation constante des espaces à des caractéristiques fixes, en particulier dans le cas des lieux, des objets ou des textes dits « sacrés ». Définir les termes en contexte, et porter la plus extrême attention à leurs variations de définition, de sens, d'emploi, de fonction.

Comprendre à cette occasion comment le territoire lié aux hommes s'inscrit dans un espace large (cosmologie).

Repenser la notion dualiste d'opposition (où nous avait entraînés entre autres la rhétorique du parallélisme) et qui était décrite de façon schématique sous des termes trop généraux (socialisé / sauvage, Hautes Terres / Basses Terres...) ou trop spécifiques (montagne /grotte, village / forêt...)

Elargir à une réflexion plus générales sur les catégories et leur usage par les Mayas eux-mêmes - interrogeant aussi bien les mayas contemporains que les manifestations iconographiques (typologie des genres de tradition orale, des bâtiments archéologiques multifonctionnels, des entités surnaturelles etc.) et sur les procédés de reconnaissance des variantes, spécialement en épigraphie et iconologie, (Hoppan, Baudez);

Déniant à des catégories polaires rigides le statut de prémisses, nous avons pensé heuristiquement plus productif de partir paradoxalement d'un concept flou mais utilisé par toutes les disciplines - « sacré » - qui a une correspondance (à élucider) avec un/des terme(s) mayas traversant les époques, les lieux, les langues, les objets et les comportements (ch'ul ...) et qui exige des élucidations contextuelles. On a cherché d'abord dans des lieux où on s'attendait à le trouver : expression dans les textes rituels (atelier parallélisme), dans les rapports avec les morts (atelier espace des morts) et dans les marqueurs identitaires (atelier marques matérielles de l'identité).

La première tâche a été de décloisonner nos catégories et de définir les attributs matériels et immatériels liés à des états relationnels - comportements, dialogues, offrandes...- avec des entités spirituelles. La difficulté provient de deux horizons. Les différentes qualités (sacré, profane, privé, public, onirique, nocturne...) dont une même entité peut être affectée [lieu (grotte, maison), objet (statue de saint, épi de maïs), personne (ajaw...)] transforment sa définition et sa fonction, tandis qu'inversement, l'une de ces qualités peut être attribuée, selon les circonstances, à toutes sortes d'entités en les transformant profondément. Un coin de la cuisine peut être selon les événements qui s'y déroulent, privé, public, diurne, nocturne et acquérir tour à tour des fonctions différentes ; tout comme un épi de maïs qui est nourriture ou sacrifice selon le contexte. A l'inverse la nuit n'affecte pas seulement les activités quotidiennes diurnes, mais aussi la composition corporelle, les sens, la connaissance.

Une vue incomparablement moins fixiste et essentialiste des activités, des genres littéraires, des relations sociales en a découlé, et pour des recherches futures, d'autres points d'ancrage pertinents sont apparus pour l'analyse de la culture et de la langue. On considère désormais que la définition de concepts opératoires requiert pour chaque concept la définition d'un ensemble de virtualités que nous saisissons par exemple dans le parallélisme.

Par ailleurs, le contexte sociopolitique actuel (pan-mayanisme, migrations, mondialisation, pressions démographique, tourisme...) démultiplie la variation culturelle maya ; pour en épouser les dynamiques spatiales et identitaires, il faudrait privilégier trois forces : l'histoire, l'économie et la politique – soit les questions autour de l'identité paysanne maya, des néo-identités des migrants et de l'identité nationale et transnationale, les « Mayas » inventés par les anthropologues devenant maintenant gestionnaires de leur propre image au Mexique et au Guatemala (Ruz).

Dans l'atelier parallélisme, l'étude s'est révélée beaucoup plus longue que prévu, mais nous avons maintenant une idée plus précise des questions que l'on peut poser à l'analyse des textes sous ce rapport. Dans l'atelier espace des morts, les contraintes historiques jouant de façons très différentes dans les diverses régions, les archéologues, ethnohistoriens et ethnologues qui composaient le groupe ont d'abord pensé impossible un modèle cohérent de phénomènes comme les lieux d'enterrements ou le culte de ancêtres. En réalité il semble bien que ce ne soit pas les défauts d'un modèle qui soit en jeu mais bien la pratique maya qui, dans les contraintes historiques, démographiques, sociologiques, occurentielles – tout ce qui fait les variations de la microhistoire - se préoccupe moins des règles que d'un impératif de proximité épisodique (fêtes des morts, cultes domestiques etc.) avec les composants immatériels de l'individu, et d'autre part d'une continuité dont les formes peuvent varier : récitations des généalogies, mémoire des lieux ou au contraire réoccupation des lieux comme ancrage de l'ancestralité etc.

Méthodes et résultats

Les activités se sont réparties selon trois types de collaboration

1- Les études de terrain

Comme indiqué dans le compte-rendu financier, des aides diverses ont été offertes à 25 missions au Mexique (Chiapas, Yucatán, Campeche, Quintana Roo), au Guatemala et au Honduras.

Trois thèses ont été obtenues en archéologie et ethnologie (respectivement Patrois : Étude iconographique des sculptures du nord de la péninsule du Yucatan à l'époque classique, Nondédéo : Evolution des sites mayas dans le sud-est de l'Etat du Campeche, à travers deux reconnaissances archéologiques complémentaires, et Figuerola De los seres meteorológicos que controlan el clima en la comunidad tzeltal de San Juan Cancuc en las Altas Tierras del Estado de Chiapas), 7 thèses sont actuellement en cours : 6 en dominante ethnologie (Ponce au Chiapas Pour une anthropologie de la nuit chez les Mayas Tzeltal, Le Guen au Quintana Roo L'organisation et l'apprentissage de l'espace chez les Mayas Yucatèques du Quintana Roo, Geslin au Campeche : Mobilités ch'ol : trajectoires familiales de refondations du mode de vie paysan dans la Région maya du Sud du Mexique, Chosson au Chiapas : Liens et interactions des saints : enjeux du maintien du culte dans les stratégies d'adaptation politique et culturelle des populations tzeltal du Chiapas (Mexique), Gibeaux au Quintana Roo Le processus alimentaire chez les Mayas du Quintana Roo : Maîtrise de l'énergie et critères de bien-être du monde maya, Vanhaecke au Tabasco : Ha' ; l'eau et la réappropriation de l'espace dans la région du Tabasco) ; une en préhistoire (Andrieu, thèse sur le projet rio Bec); D'autres projets sont en cours de réalisation (Becquey, linguistique appliquée à l'épigraphie ; cladistique, diachronie et formalisation syntaxique au sein des langues mayas des basses terres et du Chiapas) etc.

Les chercheurs ont été aidés dans une moindre mesure puisqu'ils bénéficiaient soit d'autres sources de crédits (archéologie) soient de ressources de leur propre laboratoire (ethnologie).

Tous les terrains ont abouti à des publications, des documents pour la thèse ou des vidéos. A chaque site sont associés les noms des chercheurs qui y ont travaillé. [Lac Atitlan : Petrich - x-K'opch'en : Vapnarsky, Le Guen - Dos Lagunas Sur : Geslin - Bachajón : Ponce - San Cristobal : Andrieu - Rio Bec : Andrieu , Becquelin, Michelet, Arnauld, Nondedeo - Cancuc : Figuerola - San Mateo Ixtatan : Piedrasanta - Coatán : Piedrasanta - Huhuetenango : Piedrasanta - Tila : Geslin - La Joyanca : Arnauld - Balamku : Becquelin, Michelet, Arnauld, Nondedeo - Xcalumkin : Becquelin, Michelet, Arnauld, Nondedeo - Copan : Hoppan, Jacquemot - sites archéologiques du Campeche, Quintana Roo, Yucatán, Peten.]. Le rapport de mission en épigraphie de Hoppan et Jacquemot est sous forme d'un « rapport final de synthèse » de 116 pages, dont les résultats forment une grande part des résultats de l'atelier « parallélisme ». (voir la carte)

2- Les travaux des trois ateliers

Marques Matérielles des Identités (MMI)

Cet atelier s'est attaché à comprendre les relations entre des espaces (essentiellement « construits »), leur distribution, et les fonctions associées. En archéologie, certains marqueurs identitaires d'une unité et la fonction qui lui est attribuée soit sur d'autres critères, soit par homologie avec des unités semblables, ne coïncident pas toujours de façon biunivoque et ce qui distribué entre plusieurs bâtiments dans un certain site (fonctions sociales et rituelles, ou politiques et religieuses) est combiné dans un autre site. Cette remarque rejoint des observations ethnographiques sur la multivalence des espaces et de leurs aménagements selon ce qui s'y déroule.

Les données de base peuvent se résumer ainsi : la multiplicité des cosmogrammes, complets ou partiels, indique que la structuration mentale du monde était quadripartite partout dans le monde maya, et que cette conception ordonnait tout l'espace. D'autre part, à l'époque préhispanique les mayas appartenaient à des unités sociales diverses, dont les positions, les intérêts, les enjeux... aux plans sociaux, politiques et religieux, déterminaient les distributions spatiales (espaces publics, habitat, terres...) et les marquages identitaires/définitoires y correspondant (architecture, iconographie, inscriptions...).

Les cas de Balamku et de La Joyanca et la comparaison nous ont amenés à poser de façon assez contrastée le problème de la combinaison, dans l'espace de la cité, des marqueurs sacrés privés et publics, c'est-à-dire ceux qui ne concernaient que le groupe de parenté localisé et ceux qui " fonctionnaient " pour l'ensemble de la communauté.

Les sites Puuc avaient été choisis pour deux raisons » : la région était connue, la chronologie réduite, et les sociétés correspondantes séparent jusqu'à un certain point (la construction de l'espace), « les fonctions sociales (habitation des groupes de parenté et des groupes localisés), politiques (siège du pouvoir communautaire) et rituelles (activation des cosmogonies et des mythologies) ». En contraste, à rio Bec, les fonctions sociales, rituelles et politiques apparaissent le plus souvent (mais pas absolument partout) combinées en un seul bâtiment. Doit-on pour autant nommer ce dernier un " temple résidentiel " ? ou un " palais-temple " ? ou encore une résidence sacrée ? Il s'agit en tout cas d'une maison prestigieuse à laquelle sont associés les symboles du pouvoir mais qui ne semble pas fonctionner en tant que tel - pas de stèle royale). Il n'y existe qu'un type de bâtiment, décliné à différents niveaux d'élaboration et de complexité, depuis le simple logement jusqu'au palais assez vaste, aux façades plus ou moins décorées, dont certaines comportent des tours adossées qui sont nettement des imitations de temples-pyramides. Ce dernier trait est assez explicite pour qu'on puisse avancer l'hypothèse que ces façades combinent les trois fonctions sociales, politiques et rituelles, comme si elles constituaient elles-mêmes le programme socio-politico-rituel dévolu dans les autres sites aux places à bâtiments multiples. Cette conception différente des fonctions des bâtiments et du fonctionnement de l'architecture monumentale amène à penser qu'il s'agirait d'une alternative au fait d'enfermer la composante du sacré - ici essentiellement rituel - uniquement dans des structures spécialisées annexes au bâti résidentiel ou politique (structures qui ont toutefois existé).

[Pour le détail du rapport, Voir annexe 1]

Les espaces des morts (EM)

Ce groupe de travail prend en compte la diachronie, et cherche à analyser le statut du corps mort, et les rapports entre les morts et la société, à partir des lieux d'enterrement, des pratiques funéraires et des croyances relatives au destin post mortem dans la mesure où cette partie de la population, les morts, entretient des relations étroites avec le reste des entités surnaturelles aussi bien qu'avec les humains.

L'ethnographie, l'ethnohistoire et l'archéologie ont chacune apporté des points de vue dont il est clair qu'ils ne s'ajustent pas, souvent par manque de documentation. Ce qui est plus intéressant est le fait que synchroniquement non plus, on ne peut donner de tendance générale au delà de la certitude d'un soin extrême apporté aux relations humains / morts. Les rapports entretenus par les Humains avec le corps mort, les lieux de résidence des morts, la gestion de la remémoration dans le temps, la fabrication d'ancêtres et leur statut reste extraordinairement variés et donnent à penser qu'il faut reprendre entièrement la question de l'ancestralité. Notre association avec des ethnologies également préoccupés par le statut des ancêtres et la géographie du sacré, qui n'a pu se faire au cours de ce projet, fait assurément partie d'un projet comparatif futur.

La tradition qu'on suppose « relativement homogène » d'enterrement (espace domestique et édifices à fonction politico-religieuse pour les élites) au précolonial est bouleversée par la colonisation puis par les lois Juarez au 19ème siècle (Becquelin, Andrieu); les documents coloniaux ou plus récents donnent des cas de figure interprétés de façons très diverses et une flexibilité très grande : hiérarchie ou non dans les lieux d'enterrement, respect des consignes relatives au cimetière communal ou non, statuts des morts, sacrifices et offrandes présentent une mosaïque de coutumes illustrant ce qui a été souligné dans l'étude récente qui en a été faite (Ruz). (Le Guen, Gibeaux, Figuerola, Piedrasanta). On en conclut donc l'existence de plusieurs facteurs à intégrer :

De fait, la seule constante parmi ces conceptions différentes est la très forte ubiquité des défunts et des fonctions qui leur sont attribuées. Qu'ils aient réellement une fonction de contrôle social comme autour du lac Atitlan et Cancuc ou simplement d'observation comme à Hopelchen ou Bachajon, ils se caractérisent par une incroyable présence dans la vie de tous les jours. Partout cette ubiquité suit des règles, puisqu'on peut guider les âmes à travers des parcours. Le jour de l'enterrement ou de la fête des morts, elles sont en effet conduites, dirigées, accompagnées par des spécialistes (Maxtols Piedrasanta) ou par la famille (Le Guen). Partout ce sont ces trajets qui semblent être l'enjeu principal des relations entre morts et vivants ; il semble donc nécessaire qu'ils ne soient pas trop éloignés, d'où la persistance de l'enterrement dans le solar au Quintana Roo par exemple. Si l'espace même de l'inhumation du corps peut sembler ne tenir qu'un rôle secondaire, peut-être d'ordre davantage social que religieux, si la mémoire précise des noms des ancêtres est, selon les cas, récités générations après générations (Quiché Breton) ou apparemment ignorés - ou tus - (Yucatan), la proximité virtuelle des morts devenus ancêtres et assumant leurs diverses fonctions semble un impératif. Rêves ou chamanisme sont les relais qui existent partout entre cette communauté des morts et les hommes (Petrich). Ce paradoxe expliquerait peut-être l'étonnante perméabilité des pratiques funéraires mayas aux différents bouleversements subis pour les règles à appliquer depuis l'époque postclassique. La triade défunt/tombe/mémoire doit peut-être laisser la place à d'autres paramètres :

Très forte ubiquité des défunts ; rôle de recours, d'observation ou de contrôle selon les communautés ;

Importance des trajets qui semblent être l'enjeu principal des relations entre morts et vivants.

Extrême libertés des conceptions des au-delà, tributaires de récits, de rêves, de visions personnelles davantage que de l'histoire.

[Pour le détail du rapport, voir annexe 2]

Le parallélisme

Dans le champ de la tradition orale maya, ce que la vulgate appelle « langage sacré », et qui recouvre, dans une première approche, un ensemble très divers de discours rituels, se caractérise par l'emploi de formes parallélistiques succinctement caractérisées par le couplage de deux « vers » semblables, c'est-à-dire comprenant un partie identique et une partie variable. On verra que la définition du parallélisme est en fait beaucoup plus complexe.

L'étude de ce procédé rhétorique permet d'étudier et de comprendre plusieurs types de phénomènes dans la construction du texte.

D'un point de vue sémantique :

l'association de concepts dans un contexte rituel particulier produit un sens spécifique selon le type de discours et au sein d'un même discours selon le co-texte ; en cela, les relations sémantiques exprimées par l'appariement des termes (complémentarité, addition, restriction, globalité, antinomie, séquence, énumération, métaphore etc.) sont différentes du langage quotidien ;

D'un point de vue pragmatique :

si l'on considère le procédé dans son ensemble, différentes fonctions sont attribuées au procédé de « mise en paires », avec certaines hypothèses sur le rôle de l'utilisation d'une rhétorique par formes parallèles ou appariées dans la construction de l'efficacité des discours. Si on considère les réalisations localement, les moments de concentration ou d'accumulation des paires semblent correspondre à des pics d'intensité dans l'action et la progression du texte (pics peu visibles si l'on considère le parallélisme dans son ensemble, mais très spectaculaire si l'on considère des paires spécifiques).

D'un point de vue discursif :

Le parallélisme semble un outil pour la distinction de différents genres entre eux, des discours rituels les uns par rapport aux autres (thérapeutiques, liés au cycle de vie agricole et à la relation avec les entités de la forêt, etc., dialogues de passation de charge, etc.)

D'un point de vue grammatical :

Par les phénomènes de pré-composition qui sont parfois à l'oeuvre dans le parallélisme, on accède à des questions d'ethnosyntaxe et de cognition, et l'étude la plus exhaustive possible de ces formations comprend à la fois leur grammaticalisation, leur sémantique et l'ethnographie qui les sous-tend.

Les processus impliqués dans la construction et l'utilisation des phénomènes que l'on peut regrouper sous le terme général de « parallélisme » traversent différents domaines d'expression : image, parole, et ce territoire intermédiaire que constitue l'écriture maya qui associe de façon très subtile et complexe, symbolique et liberté de l'image, convention de la langue et rhétorique. C'est une nouvelle étendue du phénomène à considérer.

Le travail que nous avons pu effectuer au sein de cet atelier, qui a d'abord consisté en l'élargissement du corpus (à d'autres langues, d'autres époques, d'autres supports, d'autres formes d'expression) et la confrontation des données, parfois la comparaison, aura permis à la fois d'approfondir ces lignes d'analyse, (de les faire éclater ?) d'élargir et de modifier voire de renverser certaines hypothèses.

En premier lieu, nous avons abouti à une redéfinition de l'étendue du phénomène.

Partant du phénomène du parallélisme et non plus du « langage sacré ou rituel », très vite la définition s'est révélée insuffisante et trop restreinte. Les figures parallélistiques se retrouvent dans un éventail extrêmement varié de genres discursifs et de situations d'interactions, depuis les prières jusqu'à la conversation, en passant par les discours politiques, les insultes et les devinettes, les contes ou encore les récits sur l'histoire, personnelle ou collective.

Cet éclatement ou expansion du domaine n'a pas pour effet une dissolution du parallélisme comme procédé pertinent pour comprendre sacralité et efficacité, catégories sémantiques et discursives, bien au contraire on voit associée à la multiplicité des contextes et cotextes d'occurrence, une grande diversité de types, sous-types et modes d'utilisation des figures du parallélisme. L'un des acquis de cette réflexion est certainement la mise en place de procédures d'enquête et de questions destinées à trouver dans la dynamique de l'invention discursive, des structures fondamentales. Les jeux du parallélisme, qu'il nous faut déceler s'inscrivent dans les principes de multifonctionnalité et de sensibilité contextuelle des catégories.

Nous nous sommes attachés, en première approche, à l'inventaire et à la description des figures parallélistiques.

Nous étions partis des paires. Nous avons tenté d'élaborer une fiche descriptive commune des paramètres descriptifs et analytiques qui puisse servir à décrire image, glyphe, mots/langue. La démarche, qui n'a pas abouti à son objectif direct, s'est avérée cependant très fructueuse, dans la mesure où les nombreuses frustrations qu'elle aura suscitées ont permis de mettre au jour des caractéristiques fondamentales de ce que nous cherchions à comprendre. En se focalisant sur les simples paires on ne semblait retenir que ce qu'il y a de plus mécanique, parfois de moins signifiant dans certains genres, par exemple dans les discours yucatèques contemporains, que l'on sent pourtant bien composés par un jeu constant de récurrences et variations. Au lieu d'évincer ce qui n'était pas jugé à priori comme « la forme canonique » - dont nous verrons qu'elle n'est que minimaliste (opposition de deux termes) et en s'attachant à faire entrer les images et les glyphes dans des fiches, on aboutissait à un découpage morphologique arbitraire qui masquait les sens véhiculés soit par l'écriture soit pas l'image dans leur globalité ; ce qui était à l'horizon de l'analyse linguistique se montrait au premier plan de l'analyse iconologique ou épigraphique. En essayant de caractériser le contexte des éléments variants des glyphes, on était pris dans un jeu en abîme de cadres pertinents encastrés ou juxtaposés les uns aux autres, cartouche, stèle, ensemble de stèles, site, comparaison de sites, exactement comme cela se passe depuis les « vers » jusqu'à l'intertextualité. Au-delà de la constatation ou confirmation que le procédé traverse les différents genres de la tradition orale, au sens large, mais aussi tous les modes d'expressions, l'épreuve de la formalisation et le pari, apparemment manqué d'une formalisation commune à l'image et aux textes, contribuèrent :

d'une part, à mettre au jour de grandes différences « locales » (entre mode d'expression, entre langues, entre sites archéologiques, supports, genres, temps, entre individus qu'ils soient sculpteurs, peintres, scribes de l'époque préhispanique, locuteurs d'aujourd'hui, et pour un même individu dans l'évolution de son style),

d'autre part, à constater la diversité des procédés parallélistiques, du microparallélisme -- par couplets, contiguïté, juxtaposition -- au macroparallélisme -- qui met en jeu des unités souvent plus difficiles à caractériser, refrains, épisodes, cycles, voire intertextes, et des relations distancées d'alternance, séquence, relais et formes diverses de répétition.

Troisièmement, à révéler le degré complexe d'emboîtements de différentes formes et structures parallélistiques entre elles (ex. yucatèque)

enfin à un recadrer le phénomène et porter attention non plus seulement aux éléments variants et aux éléments invariants mais également aux invariants des variations et aux variations des invariants.

Riches donc de cette expérience et de ces conclusions communes, les spécialistes en iconologie, en épigraphie, et les linguistes ont travaillé à l'élaboration de leurs matériaux et de leurs modèles avec des présentations régulières des avancées de leur réflexion. Au terme de cette collaboration, qui n'en est qu'à ces débuts en ce qui concerne l'aspect comparatif, nous avons vu converger les résultats de nos études de cas (voir annexe 4).

On peut présenter quelques conclusions provisoires :

1) La construction des parallélismes se manifeste avec des caractéristiques constantes qui sont :

une échelle diachronique longue (épigraphie, iconologie, sermons et lettres, traditions orales)

une multiplicité de fonctions et de genres (rituel des bacab, chamanes, arts oratoires divers etc.)

un inventaire important pour chaque langue, avec des recouvrements et des différences ;

des variantes individuelles, non pas de l'ordre de la situation mais de la signature ;

une forte prise en compte du temps (temps/espace/charges - roi dans le Rabinal Achi, saints au Quintana Roo, parcours spatio-temporels de guérison à Bachajón) qui implique, au delà du déroulement, des ruptures temporelles, des déplacements et translations (d'ici à là-bas, de terrestre à sacré etc).

2) Ce type de construction traverse la tradition orale, au sens large d'ensemble des genres discursifs, dans sa totalité (tous lieux, toutes époques, tous genres, multiples procédés, grandes différences « locales ») mais également le religieux, le civico-politique et le quotidien. Ce champ très vaste d'applications implique qu'il s'agit d'instrument de connaissance et qu'il dépend de processus cognitifs profonds dont il nous appartiendra de découvrir les mécanismes, au moins les plus apparents.

3) Cette forme d'organisation mentale n'est pas qu'un instrument de pérennisation, ritualisation et mémorisation, mais un outil d'adaptation, à géométrie variable, qui agit au coeur du principe de performativité. Il s'agit bien d'un axe cognitif constitutif qui traverse les domaines d'activité maya de façon prééminente.

4) Il est nécessaire de resituer cette étude dans un contexte théorique précis, relativement au domaine commun au moins aux anthropologues et aux linguistes, celui des relations entre grammaire, culture et cognition. Le cadre de l'ethnosyntaxe nous parait l'un des plus appropriés. Une des facettes de ce point de vue est l'importance qu'on peut et doit accorder à l'association de la dialectologie et de la diachronie (Bradley 2001) ce qui s'impose avec force dans l'étude du parallélisme maya. La position de la langue et de la culture dans cette théorie est poussée dans un commun sillon, ce qui ne disqualifierait pas l'effort Sapir Whorf ni ses versions modernes, mais qui le fonderait sur « une classe commune », selon les termes de La Polla (2003) « a common class », les deux systèmes étant issus de cette conventionalisation des contraintes sociales.

[Pour le détail voir annexe 3]

Réflexion collective

Le travail pluridisciplinaire

En dehors de l'échange d'idées et d'informations, aucun emprunt méthodologique de fond n'a été opéré, mais l'effort a porté sur la résolution d'un ensemble de questions posées d'une discipline à une autre ; par exemple l'archéologie a intégré les questions relatives aux fonctions sociales en rapport avec l'habitat ou les structures monumentales, telles qu'elles étaient posées par les ethnologues, ou encore l'iconologie et l'épigraphie ont saisi comme objet de réflexion la manifestation du parallélisme, préoccupation des ethnolinguistes. Un des objectifs de cette intention de travail est rempli : une meilleure compréhension de ce qui se fait dans les autres disciplines pour les chercheurs, et probablement grâce à cela et par le biais du tutorat et des enseignements dispensés, un balayage important et une nouvelle façon de réfléchir présentés dans le domaine des études mayas aux étudiants.

Les conclusions générales de nos travaux et les pistes de recherche pour l'avenir

Fluidité pragmatique

L'affirmation partagée que dans certains problèmes envisagés - les conceptions de la mort et de la vie post mortem comme des coutumes d'enterrement / la diversité coloniale, la substantialisation des entités invisibles / la typologie variable des ontologies (Figuerola, Piedrasanta), les fonctions des lieux / la multifonctionnalité des espaces domestiques comme des espaces dits rituels (exemple des grottes diversement honorées), la traduction des croyances dans d'autres paysages / l'utilisation consciente de la mémoire et la dynamique des identités (Petrich) -les actions et les paroles sont ajustées par la situation, ce qui relève de l'ordre pragmatique, jusqu'à transformer la valeur des catégories en jeu en catégories différentes ou même opposées. Certains embrayeurs toutefois (événements historiques majeurs, souvent liés à la démographie, à la politique) contraignent les croyances et les comportements, permettant malgré ce caractère apparemment fluide, de faire remonter à la surface des variations un certain nombre de rapports structuraux aux événements. L'ordre pragmatique - situation et perception de la situation et du contexte - ajuste les catégories en vue de la performativité et de l'efficacité des actions entreprises. Cette faculté de transformation s'exemplifie parfaitement à Rio Bec aussi bien qu'à x-Kop'chen ou dans un « dialogue » rituel : le sacré envahit le politique et le domestique, les paysages sont changeants, les figures des au-delà se métamorphosent.

Généralité des procédés du parallélisme

Dans la langue écrite et orale, les procédés majeurs du parallélisme sont étendus bien au delà de la rhétorique poétique ou rituelle. Il n'est pas conforme au difracisme dans la mesure où il associe beaucoup plus de termes, et où seules certaines de ces associations sont des prédispositions au difracisme en ce sens que les termes joints prennent un nouveau sens et peuvent surgir, d'où la dynamique de cet inventaire jugé plus ou moins clos précédemment. De plus le parallélisme, dans son sens étendu, parait être un procédé généralisable à de nombreux domaines de la culture ; de là l'hypothèse d'une « façon de penser », c'est-à-dire d'un procédé cognitif généralisable dont il conviendra de préciser le niveau d'action.

Le statut de la répétition et de la variation

Dans l'esthétique maya, il semble que l'un des axes structurants peut être exprimé comme l'impératif d'évitement de la simple répétition par l'introduction constante de microvariantes ou de variantes plus conséquentes (Hoppan, le, Vapnarsky). Ce trait est observé dans tous les domaines, dans l'art, l 'écriture, l'architecture, la langue (bâtiments et ornements), la réalisation des rituels, tous artefacts caractérisés par des variations conscientes et constantes. Chaque discipline traditionnelle se doit de traiter ces variantes en cohérence avec les observations des autres disciplines : l'iconologie ne peut séparer la variante esthétique et graphique, de même que l'épigraphie ne peut ignorer la composante phonétique des variantes glyphiques. Variantes et variations feront l'objet principal des recherches de l'année 2006-7 et ses résultats seront présentés au colloque international de décembre 2007 à Paris.

Conclusions du projet

Les principaux apports du projet sont les suivants :

Le bénéfice de la pluridisciplinarité pour tous, en particulier pour les étudiants, sur le plan méthodologique et celui des résultats.

Un nombre conséquent de travaux de terrain

Une base de données et un fond bibliographique

Du point de vue de l'ethnologie générale...

De nombreux points, en dehors même des objectifs fondamentaux, restent à ouvrir :

La faculté d'innovation dans l'utilisation des catégories et la réinvention identitaire mettent en jeu la mémoire et l'oubli. Aucune étude n'a encore été conduite, comme cela a été fait en Amazonie par exemple, sur la mémoire des généalogies, qui semble parfois très profonde (Guatemala) et parfois objet d'oubli. En ce qui concerne les récits, les attracteurs de mémoire semblent être davantage dans le paysage imaginaire ou réel que dans des lieux instaurés ad hoc (Petrich, Geslin). Question subsidiaire mais fondamentale dans la dynamique des recompositions identitaires en cas de migration : comment les lieux qui sont parcourus physiquement ou mentalement dans les prières par exemple, sont-ils remémorés ? S'agit-il d'une mémoire des listes ou d'une mémoire des lieux, sémantique ou topographique ?

La relation entre les exécutants et leurs textes : peu d'enquête directe (à l'exception de Haviland ou de Hanks) ont été proposées sur ce thème, en dépit de recherches semblables dans d'autres régions ; par exemple, les interprétations du parallélisme comme manifestation de la personnalité scindée du guérisseur (Amazonie) ou d'un outil pour confronter et faire coïncider passé/présent dans une narration performative ne semble pas opérer en mésoamérique (Franchetto) : quel est le statut de l'énoncé par rapport à l'énonciateur ? Quel contrôle de la profération a-t-il ? Quelle est sa responsabilité et quel est son pouvoir ?

Le problème des ancêtres est loin d'être résolu (Breton, Arnauld, Figuerola, Gibeaux, Le Guen) et nous avons besoin de la coopération de nos collègues du CREDO, océanistes de terrain qui travaillent dans des configurations semblables - territoires/identités/sacralité - et avec un outil - le parallélisme - très similaire mais pour des fins différentes, semble-t-il.

L'alimentation et la place des repas festifs sont des fenêtres sur l'étude de la forme contemporaine du sacrifice dans les sociétés mayas (Gibeaux, Geslin). Cet aspect fondamental du fonctionnement des sociétés mésoaméricaines (Lopez Austin, Galinier) est également à considérer.

Les « objets » géographiques (lieux naturels du paysage et constructions) avaient été abordés lors du 1er colloque Espacios mayas. Il est clair que l'étude du paysage est à reprendre avec les paramètres nouvellement évoqués, et constituera les thèmes sur lesquels seront testés les notions de variantes et variations du prochain colloque.

On peut conclure avec Fash (1994) "The prospects for multidisciplinary studies of maya civilization are better than ever, given our increasing theoretical, methodological and technological sophistication and our burgeoning data base". Il est temps aussi, au même moment où l'on multiplie les recherches régionales, d'ouvrir les études mayas à la mésoamérique.

Les projets consécutifs à l'achèvement du projet sont :

1. Organisation des recherches collectives :

- Rapprochement avec les études musicologiques pour l'étude des parallélismes qui devrait déboucher sur un ouvrage collectif.

- Rapprochement avec le Credo pour un travail approfondi de comparaison du statut des morts et des ancêtres

2. Préparation du Colloque international de clôture du projet « Variantes et variation en pays maya »

3. Préparation de sous-groupes de travail et d'échanges avec l'UNAM à la suite de la signature de la convention