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Ce
catalogue
propose quelque 120 titres répartis sur une dizaine de
collections dont 5 d’ethnologie générale (Mémoires de la
Société, Recherches
thématiques, Anthropologie de la Nuit, Hommes et
musique, Conférence
Eugène Fleischmann), 5
d’ethnologie
régionale (Recherches
américaines, Recherches
sur la
Haute Asie, Sociétés
africaines, Recherches
oubanguiennes, Afrique ancienne)
et une série hors collection.
Pour les libraires, les publications de la Société d’ethnologie sont diffusées et distribuées par : d i f
f u s i o
n 18 rue Robert Schuman. CS 90003 - 94227 Charenton le Pont Cedex Tél. 01 53 48 56 30 - Fax.
01 53 48 20 95
Pour les particuliers, les commandes peuvent être effectuées en ligne http://www.lcdpu.fr ou être adressées sur papier libre
1 Hamayon Roberte, La chasse à l’âme. Esquisse d’une théorie du chamanisme sibérien (1990), 880 p. Épuisé Quel
phénomène déroutant que le
chamanisme. Religieux certes, mais sans dogme ni clergé ni
liturgie, et
variant avec chaque chamane. Archaïque, mais en perpétuelle
résurgence et adaptable autant que vulnérable aux
influences. Une
plongée dans la forêt sibérienne permet de mettre
au jour
son lien avec la chasse, en tant que mode de vie dépendant
directement
des ressources de la nature : nul n’a accès à ces
ressources sans entretenir de relations avec les esprits qui les
animent, les
êtres surnaturels. Ces relations sont marquées du sceau de
l’alliance et de l’échange, chaque monde
étant le
gibier de l’autre.
2 Augustins Georges, Comment se perpétuer ? Devenir des lignées et destins des patrimoines dans les paysanneries européennes (1989), 434 p. ISBN 978-2-901161-36-3 32,50 € Les
mécanismes de transmission des patrimoines
entre générations intriguent depuis toujours ethnologues
et
historiens du droit. Relevant en effet tantôt du droit,
tantôt de
la coutume, ils se présentent tout à la fois comme des
règles intangibles et des pratiques plus ou moins avouables.
Soumis
à quelques grands principes, ils apparaissent sous les formes
les plus
diverses...
L’auteur
propose d’admettre que leur
propriété essentielle est de régir des devenirs
collectifs
en même temps qu’ils modèlent des destinées
individuelles.
3 Testart Alain, De la nécessité d’être initié. Rites d’Australie (1992), 290 p. ISBN 978-2-901161-43-1 21,00 € Les Aborigènes australiens sont célèbres pour la complexité de leurs rites d’initiation au cours desquels se pratiquent non seulement la circoncision mais aussi l’opération beaucoup plus effrayante de la subincision. A la fin du siècle dernier, Spencer et Gillen furent chez les Aranda les derniers témoins de l’ensemble de ces rites dont certains ne devaient plus jamais être accomplis par la suite. Le présent essai se propose d’analyser en détail ce témoignage unique et s’achève par une réflexion d’ensemble sur ces religions australiennes si différentes des nôtres. 4 Gaborieau Marc, Ni brahmanes, ni ancêtres. Colporteurs musulmans du Népal (1994), 470 p. ISBN 978-2-901161-42-4 36,50 € Que se passe-t-il quand une basse caste d’artisans hindous se convertit à l’islam ? Le système des castes est-il mis en cause ? La présente enquête sur des bijoutiers musulmans montre qu’il n’en est rien : système des castes et système de parenté sont pour l’essentiel conservés. La conversion a des effets plus subtils : elle entraîne la disparition des rôles rituels des Brahmanes et des alliés preneurs de femmes (honorés tels des Brahmanes) ; elle conduit au refus du culte des ancêtres et, partant, de la sacralisation du pouvoir. 5 Trebinjac Sabine, Le pouvoir en chantant. Tome I : L’art de fabriquer une musique chinoise (2000), 413 p. ISBN 978-2-901161-37-0 29,00 € En Chine, la place accordée à la musique ne peut que nous surprendre. À la fois ferment de la légitimité politique et symbole du pouvoir, la musique est étroitement liée au domaine politique. Les dirigeants en ont non seulement fait grand cas mais un formidable réseau d’institutions musicales a également été mis sur pied. Grâce à une analyse fine, il a été possible de mettre en évidence leurs fonctions. Appelée à collecter les musiques de Chine, la dizaine de milliers de fonctionnaires qui y travaillent œuvrent à la fabrication d’une musique nationale chinoise. La tradition laisse alors place au traditionalisme d’État. 6 Holder Gilles, Poussière, ô poussière ! La Cité-État sama du pays dogon, Mali (2001), 504 p. ISBN 978-2-901161-65-3 35,00 € L’étude du système sociopolitique des Saman du Mali invite à une vivifiante relecture du paradigme « dogon », faisant émerger des questions liées à la construction identitaire, à l’islam, à la guerre ou à l’esclavage, au mode de vie urbain ou au pouvoir d’État, qui conduisent à appréhender autrement cette région sanctuarisée. Mais les Saman témoignent aussi d’une politie originale, que ce livre tente d’illustrer autour du concept de Cité-État, hérité de l’histoire comparée des institutions politiques. 7 Trebinjac Sabine, Le pouvoir en chantant. Tome II : Une affaire d'État... impériale (2008), 214 p. ISBN 978-2-901161-84-4 20,00 € À l’issue du premier tome du Pouvoir en chantant, consacré à la Chine contemporaine, l’hypothèse était formulée qu’il pouvait exister une certaine continuité historique entre l’ancienne Chine et la Chine contemporaine concernant la musique et ses institutions. Afin de valider ou d’infirmer cette hypothèse, l’auteur s’appuie sur une démarche pluridisciplinaire mêlant la philosophie, l’anthropologie et l’acoustique.
1 Francillon Gérard et Patrick Menget (éd.), Soleil est mort. L’éclipse totale de soleil du 30 juin 1973 (1979), 288 p. ISBN 978-2-901161-06-6 17,00 € Le présent ouvrage publie les résultats de travaux menés pour le compte de la Délégation générale à la recherche scientifique et technique (convention n° 73.7 1422) et grâce à son concours financier par le Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative de Nanterre. Une publication préliminaire avait été faite sous le titre Rapport de fin de mission de l’Opération éclipse, 30 juin 1973 (Nanterre, Université de Paris X, 1973). 2 Tornay Serge (éd.), Voir et nommer les couleurs (1978), 684 p. Épuisé À partir d’un thème unique, le rapport nature/culture dans le domaine de la perception et de la dénomination des couleurs, les recherches réunies dans cet ouvrage se sont déroulées dans un esprit pluridisciplinaire. Quatre parties correspondent aux orientations majeures des contributions et à leur articulation logique : voir (données fondamentales sur la vision des couleurs ; la perception influence-t-elle la dénomination ?) ; nommer (noms de couleur et universaux linguistiques ; mise en œuvre d’une ethnolinguistique de la couleur) ; concevoir (la couleur et sa dénomination : un domaine critique de l’ethnoscience) ; évoquer (couleur et symbolisme culturel, du sémiologique au cognitif, évolution des perspectives actuelles). 3 Dampierre Éric de, Penser au singulier (1984), 43 p. ISBN 978-2-901161-26-4 10,00 € Il
y a plus d’un demi-siècle, un ouvrage
d’E. E. Evans-Pritchard, consacré à
l’étude de la causalité et de la divination,
attirait
à nouveau l’attention sur les sociétés
zandé
et nzakara. Le présent travail se propose de prolonger ces
analyses,
toujours à partir de recherches conduites sur place, en Afrique
centrale.
On essaie d’y montrer que, pour ces sociétés, rien n’est identique : qu’une infinité d’existants singuliers, hiérarchisés à l’infini, s’accommode d’un univers foisonnant de causes ; que l’« œil du destin » (Zàgi kánà) – ou du monde – confirme ces êtres dans leur hiérarchie, qui est leur lien ; que tout ce qui n’est pas constitué tel est désordre du monde et, littéralement, vain ; que l’action de l’homme peut seule instituer l’identité, composer avec les différences et, de surcroît, donner aux conséquences un sens. 4 Beffa Marie-Lise et Roberte Hamayon (éd.), Les figures du corps (1989), 467 p. ISBN 978-2-901161-34-9 14,50 € Séducteurs
ou inquisiteurs, tous aux fourneaux ! Les contributeurs de ce volume
s’y
sont mis, pour décortiquer les expressions figurées qui
évoquent le corps humain – lequel, cru ou cuit, est une
matière privilégiée de la pensée symbolique
–
et vous servir le fruit de leurs réflexions.
5 Becquelin Aurore et Antoinette Molinié (édité par ~, avec le concours de Danièle Dehouve), Mémoire de la tradition (1993), 440 p. ISBN 978-2-901161-45-5 22,00 € Dans
ce recueil, la pluralité des réponses
amérindiennes au
problème de la transmission des traditions d’une
société est abordée à travers
l’ethnographie,
c’est-à-dire l’expérience personnelle vivante
du
travail de terrain.
Plutôt que de suivre le contenu de traditions dont on pourrait saisir les modifications, il a paru plus fécond de rechercher les mécanismes et les lieux de leur création. Ce qui s’exprime dans nos sociétés par un texte ou par un récit, passe, chez les Amérindiens, par des modifications du lexique, des classifications, des toponymes, des mythes, de l’iconographie ou des rituels. 6 Monod Becquelin Aurore et Philippe Erikson (éd.), Les rituels du dialogue. Promenades ethnolinguistiques en terres amérindiennes (2000), 608 p. ISBN 978-2-901161-61-5 26,00 € Dans
ce recueil d’articles, ethnologues et linguistes proposent une
réflexion pluridisciplinaire sur la notion de dialogue. Bien
qu’il
soit à la mode, le thème est rarement
considéré,
comme il l’est ici, sous l’angle des contraintes –
tant linguistiques
que culturelles, conscientes ou inconscientes – qui
régissent
l’interaction dans les cadres rituels ou quotidiens. Les
études
réunies ici sont toutes enracinées dans des terrains
(amazoniens,
andins et mésoaméricains).
7 Aigle Denise, Bénédicte Brac de la Perrière et Jean-Pierre Chaumeil (éd.), La politique des esprits. Chamanismes et religions universalistes (2000), 443 p. ISBN 978-2-901161-62-2 24,50 € Ce
recueil, fruit d’une étroite collaboration entre
orientalistes,
historiens et ethnologues, traite des rapports du chamanisme avec trois
grandes
religions : le bouddhisme en Asie du Sud-Est et
extrême-orientale,
l’islam principalement en Asie centrale, le christianisme en
Amérique latine. Les changements survenus ces dernières
décennies dans le monde ont en effet fait ressurgir des
questions que
l’on avait, longtemps, crues réglées : les
religions
à vocation universaliste qui avaient accompagné les
entreprises
de colonisation ou de formation étatique avaient
forcément,
pensait-on, eu raison des coutumes des peuples chez lesquels elles
s’étaient implantées. C’est
précisément
sur l’étude des interactions entre le chamanisme et ces
trois
religions que les textes réunis ici mettent l’accent.
8 Atlani-Duault Laëtitia, Au bonheur des autres. Anthropologie de l'aide humanitaire (2005), 200 p. ISBN 978-2-901161-76-9 20,00 € Une ethnologue
chez les humanitaires. Non pour les aider à mieux comprendre les
populations, mais pour les étudier, eux, de l'intérieur.
Voilà l'objet premier de ce livre. Pour cela, l'auteur a
travaillé, pendant plus de dix ans, au sein d'organisations
internationales d'aide humanitaire tant à New York, qu'en Asie
centrale et en Transcaucasie post-soviétiques. Elle s'est
plongée au cœur du système pour en décrypter
les enjeux, les lignes de force et les tensions.
9 Augustins Georges, Les marques urbaines du prestige. Le cas d'Évora au Portugal (2006), 120 p. ISBN 978-2-901161-78-3 17,50 € Au cœur de
l'Alentejo — la province la moins densément peuplée
du Portugal, mais encore marquée par de forts contrastes sociaux
— une ville domine la plaine, une ville blanche entourée
de murailles, une ville antique mais au développement devenu
soudainement très rapide : Évora. D'anciens palais nobles
ou ecclésiastiques la dominaients naguère, une
université l'anime aujourd'hui dans un décor qui semble
fait pour l'opéra, et la périphérie prend
progressivement la place du « centre historique ». L'auteur
s'est donné pour tâche de comprendre comment les gens
d'Évora ont successivement exprimé leur appartenance
sociale à travers des formes diverses d'appropriation de
l'espace ; or rien n'est simple car, jusqu'à une époque
récente, il demeurait impossible de déceler ce que l'on
nomme communément la « ségrégation
résidentielle ».
10 Krauskopff Gisèle (éd.), Les faiseurs d'histoires. Politique de l'origine et écrits sur le passé (2009), 304 p. ISBN
978-2-901161-86-8 24,50 € L'histoire locale — a fortiori quand il s'agit de celle de groupes ethniques minoritaires —
est fréquemment contestée par les descendants de ceux qui en furent les
acteurs. Réécrire l'histoire locale, réinventer le passé d'une ethnie,
partir en quête d'une origine toujours plus ancienne, détruire le passé
ou le refouler... C'est à quoi s'attachent par exemple des érudits
locaux, des rédacteurs de chroniques royales ou des porte-parole
d'ethnies minoritaires.
1 Bilhaut Anne-Gaël, Des nuits et des rêves. Construire le monde zapara en Haute Amazonie (2011), 148 p. ISBN
978-2-901161-95-0 12 €
En offrant aux Zapara le rêve pour communiquer avec lui, le démiurge
Piatsaw leur a permis de penser le monde, de retrouver la connaissance
et la mémoire, et d'envisager l'avenir - la nuit permettant d'atteindre
l'essence des choses et de dépasser les frontières du temps et de
l'espace. En Equateur, les Zapara recherchent désormais dans les visions
oniriques les réponses aux questions que leur pose l'existence, qu'il
s'agisse d'un accord politique à trouver ou d'un évènement 2 Galinier Jacques, Une nuit d'épouvante. Les Indiens Otomi dans l'obscurité (2011), 130 p. ISBN
978-2-901161-94-7 12 €
3 Bordin Guy, On dansait seulement la nuit. Fêtes chez les Inuit du nord de la Terre de Baffin (2011), 118 p. ISBN
978-2-901161-98-1 12 €
1 Lortat-Jacob Bernard, Musiques en fête. Maroc, Sardaigne, Roumanie (1994), 158 p. ISBN 978-2-901161-46-2 18,50 € De
part et d’autre de la Méditerranée, les
sociétés rurales, suivant leurs traditions, organisent
librement
leurs fêtes et leurs musiques. De quelles façons ? Quelle
place
occupent les musiciens de village ? À quels enjeux
obéissent les
musiques qui associent étroitement ceux qui la produisent et
ceux qui
l’écoutent ? C’est à ces questions que
répond
l’auteur, à partir de nombreuses observations de terrain,
en
décrivant trois situations qui s’éclairent
l’une par
l’autre.
2 Lambert Jean, La médecine de l’âme. Le chant de Sanaa dans la société yéménite (1997), 310 p. (disque). ISBN 9782-901161-48-6 32,00 € Le
chant de Sanaa (al-ghinâ al-san’ânî )
est la tradition musicale citadine la plus classique
du Yémen, et la plus ancienne de la Péninsule arabe. Au
cours du
cérémonial du magyal,
qui réunit les hommes autour de la consommation du qat, ainsi
que
pendant les veillées de mariage, samra, la musique
entretient la contemplation
poétique et la convivialité. Alors qu’au
Yémen la
musique est sévèrement tenue en suspicion, le plaisir
musical
favorise une inventivité qui défie les valeurs
religieuses et le
code de l’honneur, offrant au corps social un moyen
privilégié de renouvellement. […] C’est en
ce sens
que, pour les Yéménites, elle est une
« médecine de l’âme ».
3 Beaudet Jean-Michel, Souffles d’Amazonie. Les orchestres tule des Wayãpi (1997), 216 p. (disque). ISBN 978-2-901161-56-1 27,50 € Comment
devient-on chef en chantant ? Quand peut-on séduire une jeune
fille en
jouant de la flûte ? Pourquoi les musiciens d’une
fête se
font-ils attaquer par le serpent anaconda ? C’est à une
véritable mise en scène du souffle que nous convient les
Wayãpi lorsqu’ils jouent des tule, ces grandes clarinettes
en
bambou : alternances de timbres qui renvoient aux principes mêmes
des
musiques d’Amérique du Sud, jeux entre soliste et groupe
qui
expriment et produisent des interactions sociales à
l’intérieur du village. Les sessions musicales sont
relatées de manière concrète, avec les
commentaires et les
mythes qui s’y rapportent, pour mettre en lumière la
façon
dont les Wayãpi vivent la musique.
4 Bouët Jacques, Bernard Lortat-Jacob et Speranta Radulescu, À tue tête. Chant et violon au Pays de l’Oach, Roumanie (2002), 330 p. (dvd). ISBN 978-2-901161-66-0 32,00 € Consacré
à une petite population du nord de la Roumanie, ce livre traite
d’une musique particulièrement déroutante pour
l’oreille occidentale, chantée
dans un registre très aigu et
jouée sur un
violon d’une espèce particulière – une
musique
dont la structure motivique et la
forme « indéterminée » avait
déjà intrigué Bela Bartók au début
de ce
siècle.
5 Stoïchita Victor, Fabricants d'émotion. Musique et malice dans un village tsigane de Roumanie (2008), 230 p. (dvd-rom). ISBN 978-2-901161-85-1 23,00 € En
Roumanie, les musiciens professionnels tsiganes animent divers
événements publics. Parmi les compétences
requises, ils citent fréquemment la ruse, la malice ou encore la
diplomatie. Certains adoptent une position plus tranchée,
affirmant que la musique jouée n’acquiert de réelle
qualité que par ces capacités d’insinuation et
d’adaptation. Quel rapport peut-il y avoir entre la
négociation, le marchandage, la politique villageoise
quotidienne et les affects variés que suscite la (bonne)
musique ? Est-ce parce qu’ils sont professionnels que les
musiciens portent ce regard sur leur activité, ou parce
qu’étant Tsiganes, un stéréotype bien connu
leur attribue, de toute façon, un talent inné pour la
ruse et la débrouillardise ?
1 Sahlins Marshall, Les Lumières en anthropologie ? (1999), 40 p. ISBN 978-2-901161-60-8 8,00 € Marshall
Sahlins est certainement le plus fécond des anthropologues
américains contemporains et reste au cœur de toutes les
controverses théoriques importantes de l’anthropologie de
ces
quarante dernières années. Avec une autorité
intellectuelle croissante, il a affirmé le primat d’une
théorie sociologique unitaire de la culture, faisant une part
essentielle à la dimension historique. Figure
singulière,et
aujourd’hui, peut-être unique dans l’anthropologie
américaine, il a maintenu un dialogue constant avec les
écoles
européennes, le structuralisme de Claude Lévi-Strauss en
premier
lieu, mais aussi le fonctionnalisme anglais et, plus récemment,
l’épistémologie historiciste allemande. Il est
professeur à
l’université de Chicago depuis 1977.
2 Heusch Luc de, Charisme et royauté (2003), 48 p. ISBN 978-2-901161-72-1 12,00 € Professeur
émérite de l’Université libre de Bruxelles
où
il a enseigné l’anthropologie sociale et culturelle de
1955
à 1992, Luc de Heusch est également docteur honoris causa
de
l’université des sciences humaines de Strasbourg, ainsi
que membre
correspondant de l’Académie royale de Belgique.
À deux reprises (1966-1968 et 1973-1975), il fut directeur d’études associé à l’École pratique des hautes études (Paris), où il dirigea aussi le laboratoire « Systèmes de pensée en Afrique noire », associé au CNRS. 3 Boudon Raymond, Quelle théorie du comportement pour les sciences sociales (2004), 40 p. ISBN 978-2-901161-77-6 12,00 € Ancien
élève de l'École normale supérieure,
Raymond Boudon est professeur émérite à
l'université de Paris-Sorbonne. Il préside
l'Académie européenne de sociologie. Il a
été pensionnaire du Center for Advanced Studies de
Stanford. Il a enseigné notamment à l'université
Harvard, aux universités de Chicago, d'Oxford, de Stockholm,
à l'université de Trente et à l'université
Laval de Québec.
Il a travaillé principalement sur des questions de mobilité sociale et de sociologie de l'éducation, de sociologie des idées, des sentiments moraux et des valeurs, de méthodologie et d'épistémologie des sciences sociales. 4 Levi Jean, Hiérarchie et sacrifice en Chine ancienne (2007), 48 p. ISBN 978-2-901161-79-0 12,00 € Directeur de recherche au CNRS, il a reçu le prix Goncourt du roman historique pour son roman Le Grand Empereur de ses automates et le prix Grinziane Cavour.
Il travaille principalement sur les sytèmes de représentations en Chine ancienne ; élève de J.-P. Vernant, il s'est intéressé d'abord à la mythologie chinoise, puis sous la direction de M. K. Schipper à l’histoire du taoïsme et la religion populaire, pour infléchir ses recherches vers l'étude de la formation du pouvoir centralisé et des présuposés philosophiques et idéologiques de l’époque des Royaumes combattants (Ve-VIIIe siècles av. J.-C.).
5 Hanks William F., Pour qui parle la croix ? La colonisation du langage chez les Mayas du Mexique (2009), 40 p. ISBN 978-2-901161-88-2 12,00 € Professeur
d'anthropologie à l'université de Californie à Berkeley et professeur
d'anthropologie et de linguistique à l'université du Texas à Austin,
William F. Hanks est un spécialiste renommé des cultures maya. Il est
l'auteur de plusieurs ouvrages consacrés à la langue, à la culture et
aux rituels maya ainsi que de divers essais portant sur des questions
générales d'ethnolinguistique : pragmatique, relations entre langue,
culture et société.
1 Dehouve Danièle, Corvée des saints et luttes de marchands (1974), 349 p. ISBN 978-2-901161-53-0 14,00 € L’ouvrage
que nous offrons ici au lecteur
l’introduit dans l’organisation communautaire d’un
village
mexicain. De cette organisation, on peut dire qu’elle est le
résultat d’un conflit entre la survivance d’une
organisation
coloniale, imposée jadis par les Espagnols, et
l’introduction
récente d’une économie de marché liée
à la concurrence.
2 Galarza Joaquín et Aurore Monod Becquelin, Doctrina christiana. Le Pater Noster (1980), 135 p. ISBN 978-2-901161-12-7 13,00 € Cet
ouvrage tente d’élaborer une méthode apte à
traiter
des matériaux pictographiques mexicains. Les résultats
auxquels
on a souhaité parvenir sont les suivants : répondre
à la
question de savoir si les pictogrammes sont susceptibles
d’être
« lus » ; dans l’affirmative,
décrire le
système organisateur de cette lecture, modifier la fausse
impression
adoptée depuis Seler selon laquelle il ne s’agit que de
rébus, donner à cette expression graphique le statut
d’une
écriture, en inférer des caractéristiques
générales sur le système aztèque de
transcription
de la langue et de la pensée.
3 Breton Alain, Les Tzeltal de Bachajon. Habitat et organisation sociale (1979), 256 p. ISBN 978-2-901161-11-0 18,50 € Dans les Hautes
Terres du Chiapas (Mexique
méridional) vivent de nombreux groupes maya, dont les Tzeltal de
Bachajon qui font l’objet de cet ouvrage. Alain Breton
décrit avec
précision les structures sociales et rituelles de cette
communauté, et analyse leur rapport avec l’organisation
territoriale. Son approche diachronique permet de rendre compte de la
dynamique
des processus préhispaniques et coloniaux qui ont
créé la
situation contemporaine, et d’expliquer
l’originalité de ce
système. Une telle étude, exceptionnelle tant par le
sujet traité
que par la méthode suivie, fait date dans le domaine des
recherches
mésoaméricaines.
4 Molinié Fioravanti Antoinette, La Vallée Sacrée des Andes (1982), 239 p. ISBN 978-2-901161-20-2 13,50 € Yucay
est-elle une illusion de communauté andine ou une
société
mobilisée en permanence pour reproduire sa
spécificité ?
L’organisation de la Vallée Sacrée est ici déchiffrée au passé grâce à une perspective diachronique : les rituels et les principes andins rendent compte de son histoire. Elle est étudiée au présent à travers les stratagèmes de l’économie monétaire. Leur avenir apparaît à l’horizon d’une réforme agraire analysée à la fois dans la perspective d’une politique nationale et dans son impact sur la vie indigène. 5 Breton Alain (éd.), Rabinal Achi. Un drame dynastique maya du quinzième siècle (1994), 452 p. ISBN 978-2-901161-47-9 24,50 € Livret
d’une danse rituelle encore occasionnellement
représentée
lors de la fête de Saint-Paul, patron éponyme du village
de
Rabinal (Basse Verapaz, Guatemala), le texte du Rabinal Achi fut
découvert et consigné par
écrit en 1855 par Charles
Étienne Brasseur de Bourbourg, qui le publia à Paris en
1862. La
récente apparition d’un manuscrit indigène (en
langue
quichéachi), signé Miguel Pérez et daté de
1913, en possession de l’actuel
responsable de la danse, fournit le matériau de cette nouvelle
édition. Au-delà du travail de transcription et de
traduction,
elle s’attache à une analyse des événements
et des
protagonistes du drame, des lieux, des parcours et des enjeux, qui met
en
lumière les anciennes représentations mayas du pouvoir,
de la
guerre, de l’Histoire...
6 Daillant Isabelle, Sens dessus dessous. Organisation sociale et spatiale des Chimane d’Amazonie bolivienne (2003), 516 p. ISBN 978-2-901161-70-7 35,00 € Les
Indiens chimane vivent dans une partie de l’Amazonie
jusqu’ici
très peu connue : la frange de forêt tropicale qui, en
Bolivie,
sépare l’imposante masse des Andes (à
l’ouest) de la
vaste savane de Mojos (à l’est). Dans cette culture
où
nombre de classifications sont conçues sur un mode spatial
suivant les
mêmes principes que ceux régissant la cosmologie, les
notions
d’intérieur et
d’extérieur sont
fondamentales : elles revêtent ici un sens singulier qui
éclaire
les nombreuses « anomalies » que
présentent les
pratiques et les représentations.
7 Robin Valérie, Miroirs de l'autre vie. Pratiques rituelles et discours sur les morts dans les Andes de Cuzco [Pérou] (2008), 328 p. ISBN 978-2-901161-81-3 24,50 € L’objet
de ce livre est de saisir le caractère singulier du
christianisme andin — ni pâle copie du catholicisme
européen, ni simple masque qui occulterait le maintien de
croyances anciennes prétendument plus authentiques.
Au-delà d’une chronique sur la mort dans les Andes, il
s’agit de mettre au jour les dynamiques sociales qui traversent
les communautés paysannes étudiées. Les narrations
sur les morts sont un support de la mémoire et de
l’histoire régionale. Elles sont comme un miroir dans
lequel se reflètent les expériences vécues, les
maux et les espoirs des vivants
8 Déléage Pierre Le chant de l'anaconda. L'apprentissage du chamanisme chez les Sharanahua [Amazonie occidentale] (2009), 410 p. ISBN 978-2-901161-90-5 28 € L’ambition
de ce livre est de proposer une description détaillée et compréhensive
des rituels chamaniques des Sharanahua, peuple de l'Amazonie
occidentale.
Décrivant, depuis la petite enfance jusqu'à l'initiation finale, les étapes de l'apprentissage du chamanisme, l'auteur s'attache à montrer son caractère critique, faisant ainsi des futurs chamanes des évaluateurs du savoir acquis. 9 Ricard Lanata Xavier Les voleurs d'ombre. L'univers religieux des bergers de l'Ausangate [Andes centrales] (2010), 544 p. ISBN 978-2-901161-93-6 27 € Dans
le massif de l'Ausangate vivent des populations d'Indiens quechuaphones
semi-nomades. Les représentations religieuses et les rites de ces «
bergers des Terres Hautes » gravitent autour de la figure centrale de l’altumisayuq, ou chamane andin. L'ouvrage porte sur le chamanisme comme « système idéologique », c'est-à-dire système d'idées et de valeurs rendu effectif par l'exercice rituel et étroitement lié à la praxis quotidienne de ces bergers, à leur système de production et de reproduction sociale. 1 Macdonald Alexander W., Matériaux pour l’étude de la littérature populaire tibétaine, I (1990), 328 p. et II (1972), 208 p. ISBN 978-2-901161-38-7 27,00 € Vingt-et-un
contes nous sont livrés ici en deux tomes,
provenant
de trois manuscrits tibétains des « Histoires du cadavre
». Les trois contes qui constituent le deuxième tome
proviennent d'un manuscrit tibétain conservé
à
la Bibliothèque royale de Copenhague portant le numéro
P. 25
dans la collection réunie par S. A. R. le prince Pierre de
Grèce
et de Danemark.
Les
études tibétaines ont beaucoup progressé ces
dernières années. Les textes
tibétains longtemps inaccessibles entrent
dans le domaine
public grâce à l’inlassable activité de Gene
Smith et
des imprimeries indiennes. Des traductions commentées, de bon
aloi, se
multiplient. La période héroïque des
premières
recherches touche à sa fin et la tibétologie devient
petit
à petit une discipline scientifique.
3 Gaborieau Marc, Récit d’un voyageur musulman au Tibet (1973), 168 p. ISBN 978-2-901161-51-6 11,50 € Cette
publication présente l’édition d’un document
urdu
inédit avec sa traduction française. Dans
l’introduction,
on trouvera des renseignements sur le texte, l’auteur et sa
famille ainsi
qu’une brève étude sur les musulmans du Tibet.
4 Gaborieau Marc, Minorités musulmanes dans le royaume hindou du Népal (1977), 284 p. ISBN 978-2-901161-04-2 18,50 € Cet
ouvrage, fruit de cinq années de recherches ethnologiques et
historiques
au Népal, est le premier travail détaillé sur les
minorités musulmanes qui représentent trois pour cent de
la
population du Népal.
5 Bouillier Véronique, Naître renonçant. Une caste de Sannyãsi villageois au Népal central (1979), 264 p. ISBN 978-2-901161-09-7 18,50 € Comment
peut-on « naître renonçant » alors
que le
renoncement est, selon l’orthodoxie, l’aboutissement
d’une
démarche individuelle ? C’est ce paradoxe qui fait le
sujet de ce
livre.
6 Gokalp Altan, Têtes rouges et Bouches noires. Une confrérie tribale de l’Ouest anatolien (1980), 256 p. ISBN 978-2-901161-13-4 14,00 € « Parties
des bords de la Caspienne, fondues au soleil de la
Méditerranée » selon l’expression de
Lamartine,
que reste-t-il de ces chefferies Oghouz-Turkmènes – que
nos
anciens appelaient Turcomans – qui peuplèrent
l’Anatolie
à partir du xie siècle ? Peu de choses, semble-t-il,
sinon le
lignage comme refuge et cadre irréductible de la vie sociale.
7 Bouez Serge, Réciprocité et hiérarchie. L’alliance chez les Ho et les Santal de l’Inde (1985), 232 p. ISBN 978-2-901161-27-1 21,00 € Ce
livre étudie la parenté dans deux tribus, les Ho et les
Santal du
nord-est de l’Inde, qui, par leur affiliation ethnique et
linguistique,
se situent aux marges de la société indo-aryenne des
castes, qui
les domine.
8 Berthier Brigitte, La Dame-du-bord-de-l’eau (1988), 312 p. ISBN 978-2-901161-32-5 25,00 € Le
mythe et le culte de la Dame-du-bord-de-l’eau sont une expression
de la
religion populaire « chamanique » de la Chine du
Sud, et
plus particulièrement de la province du Fujian. L’histoire
de
cette femme, chamane puis déesse, nous fait entrevoir une
conception
chinoise originale de la féminité.
9 Stoddard Heather, Le mendiant de l’Amdo (1986), 399 p. ISBN 978-2-901161-28-8 40,00 € Cet
ouvrage reconstitue et situe dans son contexte culturel et politique la
biographie d’un personnage tibétain fort
controversé. Gedun
Ch’omp’el (1905-1951) fut, pour les uns, un religieux
éminent, un savant distingué, un historien innovateur ;
pour les
autres, un moine qui rompit ses vœux, un agitateur politique, un
agent du
communisme international. L’auteur a utilisé des sources
très diverses : archives diplomatiques britanniques
conservées
à Londres, récits de voyageurs et
d’administrateurs,
reportages de journalistes en anglais et en hindi, entretiens en Asie
avec des
personnes ayant connu personnellement le héros de son
récit. Ce
portrait d’un homme de culture traditionnelle heurté de
plein
fouet par des idéologies modernes ouvre des nouvelles
perspectives sur
la vie tibétaine au xxe siècle.
10 Clémentin Ojha Catherine, La divinité conquise (1990), 195 p. ISBN 978-2-901161-39-4 15,00 € Shobha
Ma, née en 1921 au Bengale oriental dans une famille de
dévots de
la déesse Kàli, dirige aujourd’hui une
communauté
monastique féminine à Bénarès. Cet ouvrage
nous dit
comment une petite villageoise est devenue gourou, depuis les
premières
expériences mystiques de son adolescence jusqu’à la
fondation de son monastère, Sant-ashram. Il nous fait
pénétrer dans ce dernier et partager
l’intimité de
la vie de Shobha Ma et de ses disciples, ascètes et laïcs.
11 Sales Anne de, Je suis né de vos jeux de tambours. La religion chamanique des Magar du nord (1991), 340 p. ISBN 978-2-901161-40-0 19,00 € Entre
le Tibet bouddhiste et les plaines indo-népalaises
dominées par
l’hindouisme, les Magar du nord ont conservé une tradition
chamanique remarquablement vivante et originale. Les montagnards des
« collines » du Népal organisent la vie
religieuse
de leurs gros villages autour d’une communauté de chamanes
qui
apparaît comme une société de héros. Quand
il
entonne un chant, le chamane rend hommage à ses ancêtres
en leur
disant : « Je suis né de vos danses, je suis
né de vos
jeux de tambours ».
Ce livre montre que les artifices du rituel, censés produire des effets magiques, reposent sur une combinaison particulière entre actes et paroles : ils produisent des effets qui, eux, sont réels. 12 Karmay Samten et Philippe Sagant, Les habitants du Toit du monde. Études recueillies en hommage à Alexander W. Macdonald (1997), 747 p. ISBN 978-2-901161-49-3 34,50 € Né en Écosse, A. W. Macdonald a dix-sept ans en 1940 : engagé volontaire, c’est en Asie qu’il participe à la seconde guerre mondiale. Attiré par les travaux de l’École française d’Extrême-orient, il se fixe à Paris en 1949, entre en 1951 au CNRS ; il y deviendra directeur de recherche. Membre du Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative depuis 1968, il y tiendra séminaire pendant de nombreuses années et formera une nouvelle génération de chercheurs. 13 Karmay Samten et Philippe Sagant, Les Neuf Forces de l’Homme (1998), 303 p. ISBN 978-2-901161-58-5 20,00 € Né de la rencontre de deux ethnologues, cet ouvrage dresse une chronique rigoureuse des Sharwas de l’Amdo, une société des confins nord orientaux du Tibet. Dans ce récit à plusieurs voix, s’entremêlent les souvenirs d’enfance de Samten Karmay — lui-même, d’origine sharwa, tout à la fois acteur et observateur de sa propre société — et les questionnements éclairés de Philippe Sagant. L’on y trouve restitué, « de l’intérieur », le quotidien d’un monde à jamais disparu, avec ses codes, ses contradictions, ses déboires et ses exploits, ses souffrances et ses sursauts d’allégresse. 14 Steinmann Brigitte, Les Enfants du Singe et de la Démone. Mémoires des Tamang. Récits himalayens (2001), 501 p. ISBN 978-2-901161-63-9 38,00 € La
mythologie tibétaine déborde largement les
frontières du
Tibet contemporain. Les Tamang, comme les Tibétains, se disent
issus des
amours d’un singe et d’une démone des rochers.
Bardes, lamas
et chamans se partagent la mémoire de récits qui
s’expriment à travers des chants à énigmes,
des
rites bouddhiques et des textes.
L’auteur, à l’écoute des mythes et des enseignements de ces tenants de la parole et de l’écrit, retrace, à partir des données ethnographiques recueillies durant vingt années, les logiques qui sous-tendent la vie sociale et l’histoire des Tamang du Népal. 15 Herrou Adeline, La vie entre soi. Les moines taoïstes aujourd'hui en Chine (2005), 520 p. ISBN 978-2-901161-68-4 27,00 € Quelle
motivation incite, aujourd'hui en Chine, des hommes et des femmes
à entrer au monastère taoïste et qu'implique un tel
choix ? Comment se fait le passage de la vie laïque à la
vie religieuse, puis de la vie communautaire à la quête
individuelle ?
La vocation qui conduit au monastère tient à des raisons tant religieuses ou mystiques que sociologiques. Décider de revêtir « la coiffe et l'habit », c'est s'engager dans une recherche spirituelle et ascétique. C'est aussi s'investir dans l'apprentissage de rituels essentiels à la vie sociale et dans un rôle de médiateur entre les hommes et les dieux. C'est encore opter pour une vie « hors de la parenté », même si, paradoxalement, l'organisation monastique est en partie calquée sur le modèle de la famille, que les officiants subliment en proposant une forme de parenté rituelle particulière, composée d'êtres qui cherchent à gagner l'immortalité et, pour cela, à retrouver l'unité originelle de l'homme et du monde, avant la séparation du yin et du yang. 16 Névot Aurélie, Comme le sel, je suis le cours de l'eau. Le chamanisme à écriture des Yi du Yunnan (2008), 317 p. ISBN 978-2-901161-83-7 23,00 € À
la différence des autres pratiques chamaniques répandues
dans le monde, les chamanes yi, appelés bimo ou «
maîtres de la psalmodie », opèrent par le moyen de
manuscrits. « Comme le sel, je suis le cours de l’eau
» est un vers rédigé dans leur écriture
secrète. Il fait référence aux voyages
qu’ils entreprennent dans le cosmos à l’occasion
d’un culte territorial villageois, midje,
célébré afin d’ordonnancer l’univers.
À l’image du sel qui se dissout dans l’eau et se
laisse porter au gré des courants, les chamanes
pénètrent dans une strate peuplée d’esprits
et d’ancêtres dont le contentement conditionne le
bien-être des vivants. La population de cette
société « à moitiés » est
associée à ce sacrifice lié au pouvoir local, qui
exprime la vision politique de l’ethnie.
17 Chicharro Gladys, Le fardeau des petits empereurs. Former et façonner une génération d'enfants uniques dans un contexte de modernité en Chine. (2010) 320 p. ISBN 978-2-901161-92-9 25 € Dans
un pays où les structures familiales sont fondées sur le culte des
ancêtres et un système de filiation strictement patrilinéaire, la
prescription légale de "l'enfant unique" imposée depuis 1979 rend les
enfants particulièrement précieux et leur vaut le surnom de "petits
empereurs". Leur "fardeau" est cependant bien lourd, car ils se
trouvent également les seuls descendants pour réaliser les attentes de
leurs parents, et ceci dans le contexte paradoxal d'un pays se
réclamant encore du communisme tout en prônant une économie de marché.
18 Trémon Anne-Christine, Chinois en Polynésie française. Migration, métissage, diaspora 432 p. ISBN 978-2-901161-94-4 25 €
Cet
ouvrage présente l'organisation sociale, économique et religieuse des
Chinois en Polynésie française et retrace le passage d’un statut
d’étrangers dans une société océanienne à la périphérie de l'empire
colonial à celui de descendants d’immigrés dans une collectivité
ultramarine située aux antipodes de la métropole. L'auteur analyse le
déploiement des familles, la formation de lignages et de clans, et les
modifications de la parenté induites par la migration. Une attention
particulière est portée au métissage en tant que phénomène social lié à
des conflits entre logiques d'affiliation.
1 Sow Alfâ Ibrâhim, Inventaire du fonds Amadou Hampâté Bâ (1970), 85 p. ISBN 978-2-901161-07-3 7,00 € Voici,
classés par matières, les principaux titres des documents
détenus par M. Amadou-Hampâté Bâ dans ses
archives
d’Abidjan. Comme on pourra facilement le constater, cette
collection
réunit, d’une part, des pièces dont M. Bâ est
lui-même l’auteur ou le
« rapporteur » et,
d’autre part, des textes qu’il a, en tant que chercheur,
recueillis
de sa main, sous la dictée d’autres auteurs traditionnels.
C’est dire que nul ne saura, mieux que lui, les
interpréter, les
évaluer avant de les livrer, sous forme de publication, à
l’attention et à l’appréciation de tous ceux
qui, ici
et là, s’intéressent à la
pensée,
à l’histoire et à la civilisation des peuples
nigéro-soudaniens.
2 Delivré Alain, L’histoire des rois d’Imerina (1974), 488 p. ISBN 978-2-901161-54-7 21,50 € L’attrait
des civilisations étrangères n’est pas un
phénomène récent. Nous avons pourtant
aujourd’hui
– peut-être plus que jamais – le désir de
connaître les cultures que l’homme a
élaborées en
dehors du grand creuset occidental, et de découvrir
l’histoire
mystérieuse des peuples qui ont utilisé tardivement
l’écriture.
La région centrale de Madagascar est un terrain tout à fait propice à ce genre de recherches : les traditions historiques du royaume d’Imerina ont été transcrites par des Malgaches ou recueillies par des Européens, dans la langue même du pays. À partir de ce corpus, l’auteur cherche à définir les conditions qui permettent de reconstituer le passé d’un peuple alors peu connu. 3 Mallart Guimera Louis, Médecine et pharmacopée Evuzok (1977), 264 p. ISBN 978-2-901161-02-8 15,00 € Dans
cet ouvrage, l’auteur présente un tableau d’ensemble
sur les
différents aspects concernant l’interprétation et
les
traitements de la maladie dans une société africaine. Il
examine
le rôle des guérisseurs et la nature de leurs pouvoirs, la
notion
de maladie et le complexe de croyances étiologiques qui
s’y
rapporte.
4 Mallart Guimera Louis, Ni dos ni ventre (1981), 248 p. ISBN 978-2-901161-16-5 15,00 € Pour
autant qu’elle articule représentations religieuses et
magiques,
médecine et sorcellerie, la notion d’evu est un
principe du système symbolique des
Evuzok. L’auteur analyse d’abord les mythes
d’origine, les
classements et les modes d’acquisition ou de transmission de
l’evu. Puis il en examine l’aspect instrumental
(objets magiques, esprits
auxiliaires) et nous donne une description circonstanciée de
l’initiation subie et des rituels thérapeutiques
pratiqués
par les guérisseurs voués au traitement des maladies
rapportées à l’evu.
5 Bouju Jacky, Graine de l’homme, enfant du mil (1984), 255 p. ISBN 978-2-901161-24-0 23,00 € Près
d’un demi-siècle après l’ouvrage pionnier de
Denise
Paulme, voici un livre qui met à jour nos connaissances sur
l’organisation sociale des Dogon. Il le fait en guise
d’introduction à une minutieuse description de la vie
économique des Karambé et plus particulièrement de
leur
mode de production lignager des céréales.
6 Princes et serviteurs du royaume. Cinq études de monarchies africaines présentées par Claude Tardits (1987), 229 p. ISBN 978-2-901161-29-5 17,00 € Dans
tous les royaumes africains se pose un problème : que faire des
princes
? Ceux-ci sont nombreux, en raison de la grande polygamie, et leurs
ambitions
peuvent menacer
le trône. Le monarque doit-il pour autant écarter de toute
fonction politique les membres du lignage royal ?
7 Boyer Pascal, Barricades mystérieuses et pièges à pensée. Introduction à l’analyse des épopées fang (1988), 191 p. ISBN 978-2-901161-31-8 15 € Les
épopées fang du Cameroun et du Gabon constituent
l’un des
genres les plus riches et les plus complexes de la littérature
épique africaine. Aux extravagances du récit fantastique
les
poètes ajoutent l’ésotérisme de la
connaissance
initiatique. Pour comprendre la pertinence d’un genre
caractérisé par l’obscurité et le paradoxe,
il est
nécessaire d’examiner les rapports tout aussi complexes
qu’entretient le poète épique avec les sources
traditionnelles de connaissance et avec sa propre expérience de
la
création musicale.
9 Peatrik Anne-Marie, La vie à pas contés. Génération, âges et société dans les hautes terres du Kénya (1999), 573 p. ISBN 978-2-901161-59-2 24,50 € La
vie est une suite de métamorphoses et de renaissances au travers
desquelles, chaque fois, l’être humain franchit un pas et
change de
condition d’âge. Chez les Meru du Kénya,
après une
adolescence prolongée, l’homme assume tour à tour
les
fonctions de la guerre, de la procréation, de la décision
politique, et de l’action rituelle. À un échelon
près, hommes et femmes progressent en parallèle. Cette
construction élaborée des âges de la vie
procède
d’une conception originale du temps, de la succession des
générations
et de l’exercice de l’autorité. Croisant
l’ethnologie
et la sociologie avec la démographie et l’histoire,
l’auteur
met au jour une forme inédite d’organisation qui enrichit
le
répertoire des formes primaires de structuration sociale.
10 Gahama Amélie, La reine mère et ses prêtres au Burundi (1980), 80 p. ISBN 978-2-901161-10-3 11,00 € La
succession patrilinéaire qui caractérisait les royaumes
des
Grands Lacs donnait aux princes, fils et petits-fils de roi un pouvoir
dangereux à terme pour les souverains régnants. Aussi on
observe
dans chaque royaume des institutions de contrepoids :
dégradation des
princes du sang après quatre règnes, choix des
dignitaires dans
d’autres familles, éloignement ou élimination de
princes
rivaux au cours de guerres civiles s’observent au Burundi. Mais
un des
piliers du système était l’institutionnalisation du
rôle d’arbitre des autres familles par le biais des
alliances
matrimoniales. Les lignages fournisseurs des épouses royales
avaient
accès au pouvoir par la voie maternelle et leur
multiplicité
favorisait une émulation profitable à
l’autorité du
souverain.
11 Bureau Jacques, Les Gamo d’Éthiopie. Étude du système politique (1981), 304 p. ISBN 978-2-901161-18-9 15,00 € Les
Gamo constituent une quarantaine d’entités politiques
intégrées à l’Empire de
Ménélik en
1897-1898. Chacune de ces entités était gouvernée
par une
assemblée démocratique et représentée par
un
sacrificateur roi. Considérant plusieurs de ces entités,
à
différents moments de leur histoire, J. Bureau étudie les
variantes de ces deux types d’institutions : assemblée et
sacrificateur. Dans ce travail d’analyse comparée,
l’auteur
accorde une place importante à la dimension historique et situe
les
institutions qu’il décrit dans le cadre plus
général
de l’espace politique éthiopien dont elles
dépendent.
12 Abélès Marc, Le lieu du politique (1983), 240 p. ISBN 978-2-901161-23-3 18,50 € Ochollo,
société gamo d’éthiopie méridionale,
constitue un modèle d’organisation
« démocratique ». La population s’y
administre elle-même au moyen de fréquentes
assemblées. Il
n’en existe pas moins un ordre hiérarchique des
sacrificateurs et
des dignitaires et des relations complexes, parfois tendues, unissant
les
différents acteurs institutionnels et rituels de ce
système.
C’est qu’à Ochollo, comme dans bien d’autres
sociétés sans État, les pouvoirs sont
omniprésents,
le politique toujours diffus. Analysant la situation concrète
d’une société éthiopienne contemporaine, ce
livre
amorce une réflexion sur un problème plus
général :
celui de la nature et des conditions d’exercice du politique dans
les
sociétés acéphales.
13 Brown Helen, Nourrir les gens, nourrir les haines (1983), 264 p. ISBN 978-2-901161-22-6 21,00 € Les
dons de nourriture constituent l’expression la plus forte des
relations
sociales chez les Nar. Ne point donner revient à nier ces
relations. La
nourriture sert à construire le lien social au même titre
que les
institutions formelles de la parenté. Elle unit les gens mais
les
sépare aussi. Le groupe domestique comme le groupe de
parenté
expriment leur solidarité par des échanges de nourriture,
mais
celui qui nourrit se voit enfermé dans le cercle infernal du don
et de
la haine. Qu’il soit mari ou frère, chef ou
« grand
homme » en quête de pouvoir et d’influence, le
donneur
de nourriture est voué à donner sans cesse et toujours
plus
à des partenaires qu’il ne s’attachera jamais
durablement.
14 Tornay Serge, Les fusils jaunes. Générations et politique en pays Nyangatom [Éthiopie] (2001), 364 p. ISBN 978-2-901161-64-6 27,50 € Au
cours de la migration qui les conduisit d’Ouganda vers la basse
vallée de l’Omo, aux confins de l’Éthiopie,
du Soudan
et du Kénya, les Nyangatom reçurent le sobriquet de
« Mangeurs d’Éléphants » (Nyam-etom),
qu’ils transformèrent en
« Fusils jaunes » – ou « Fusils
neufs »
– (Nyang-atom), soulignant
ainsi la dimension guerrière de leur projet politique. Ce livre
met au
jour le système générationnel qui, englobant la
totalité de la population, permit aux Nyangatom de
s’affirmer
comme une politie autonome. Chaque génération exprime son
identité par l’adoption d’un nom
d’espèce
aristotélicienne (Montagnes, Éléphants, Autruches)
et par
l’acquisition d’un statut politique, celui de Pères
ou de Fils
du pays.
15 Muller Jean-Claude, Les rites initiatiques des Dìì de l’Adamaoua [Cameroun] (2002), 234 p. ISBN 978-2-901161-52-3 22,50 € La
société Dìì des hauts plateaux de
l’Adamaoua
(Cameroun) se compose d’un grand nombre de petites chefferies
dont le
fonctionnement se dégage de leur rituel le plus important : la
circoncision, objet du présent livre.
16 Heusch Luc de, Du pouvoir. Anthropologie politique des sociétés d’Afrique centrale (2002), 340 p. ISBN 978-2-901161-67-7 37,50 € Cet
ouvrage, qui se veut une contribution à l’anthropologie
politique
africaine, développe les analyses que Luc de Heusch a
consacrées
depuis de nombreuses années aux relations ambiguës du
pouvoir et du
sacré. Il s’interroge, notamment, sur les assises
symboliques de
la royauté et la naissance de l’État.
17 Baeke Viviane, Le temps des rites. Ordre du monde et destin individuel en pays Wuli, Cameroun (2003), 472 p. ISBN 978-2-901161-71-4 32,00 € Les Wuli forment une communauté patrilinéaire et patrilocale inscrite dans l’entité régionale Mfumte des Grassfields du Cameroun occidental. Dans cette communauté à faible centralisation politique et dépourvue de toute instance coercitive, le pouvoir se trouve réparti entre diverses associations initiatiques dont les principaux rôles consistent à lutter contre les forces maléfiques et à sanctionner la transgression des règles et interdits. Les comparant avec celles d’autres sociétés africaines, l’auteur analyse les différents pouvoirs en présence et tente d’en élaborer une typologie. 18 Jolly Éric, Boire avec esprit. Bière de mil et société dogon (2004), 499 p. ISBN 978-2-901161-74-5 30,00 € Qu'ils soient ethnologues ou sociologues, les chercheurs africanistes ont trop souvent analysé les manières de boire en ne s'intéressant qu'à leurs effets — positifs ou négatifs — sur la cohésion du groupe. Cette vision manichéenne n'a pas épargné les buveurs dogon, présentés d'abord comme des sauvages sombrant dans la fureur d'une commune orgie, puis comme des philosophes s'enivrant pour apaiser les défunts. Ce livre réfute de tels stéréotypes. En pays dogon, au Mali, la principale boisson fermentée ne crée pas seulement du « lien social ». Par son procès de fabrication, ses dons en chaîne et ses libations successives, la bière de mil modèle les cycles humains, agricoles et calendaires en inscrivant l'homme, les céréales, les villages et les rituels dans un système circulaire. 19 Razy Élodie, Naître et devenir. Anthropologie de la petite enfance en pays soninké [Mali] (2007), 424 p. ISBN 978-2-901161-80-6 27,00 €Le
petit enfant naît-il ou devient-il soninké ? Et
comment ? Que nous apprenent les interactions — verbales
et non verbales — avec l’entourage, sur les sens du
maternage ? Ce dernier présente-t-il des similitudes avec
ce qui a cours sous d’autres latitudes ? Que donne
à voir la petite enfance de la société en
général ? À partir d’une ethnographie
du détail, des petits riens de tous les jours, telles sont les
principales interrogations auxquelles cet ouvrage tente
d’apporter des éléments de réponse. 20 Muller Jean-Claude, Parenté et mariage chez les
Dìì de
l’Adamaoua [Nord-Cameroun] (2009) ISBN
978-2-901161-87-5 En préparation Les
Dìì sont une population camerounaise dotée d’un système de parenté et
de mariage inhabituel. Patrilinéaires, ils utilisent une terminologie
de type crow, généralement associée à des sociétés matrilinéaires.
D’ailleurs, la matrilatéralité est chez eux extrêmement développée, le
neveu utérin étant considéré comme la réplique de son oncle maternel.
Le système de mariage des Dìì interdit, en théorie, les mariages entre
consanguins bien que l’on en rencontre parfois. L’échange direct des
soeurs est également interdit. Toutefois, les lignages à forte
population favorisent le redoublement des alliances lorsque celles-ci
ont apporté satisfaction aux partenaires. La question du divorce se
présente de manière complexe. Certains lignages à forte densité
l’interdisent en cas de désertion de l’épouse, de crainte que les
lignages donneurs se refusent ensuite à renouveler les alliances. Cette
disposition facilite le retour des épouses au foyer et, de manière
générale, la stabilité des ménages qui constitue un enjeu important
pour la réputation des notables du lignage.
21 Bekombo Priso Manga, Penser l’Afrique. Un ethnologue douala regarde sa société (2009), 368 p. ISBN 978-2-901161-89-9 23 €
Rédigés
dans un langage simple et précis, les textes de Manga Bekombo
restituent la véritable complexité de la société dwala dont l’auteur
est originaire. Chercheur au CNRS et président de la Société
d’ethnologie, Manga Bekombo Priso consacra une partie de ses travaux
aux aspects anthropologiques et philosophiques de la temporalité. 22 Blanchy Sophie, Maisons des femmes, cités des hommes. Filiation, âge et pouvoir à Ngazidja [Comores] (2010), 320 p. ISBN 978-2-901161-91-2 23,50 € L’archipel
des Comores se caractérise par une organisation familiale et
matrimoniale originale : filiation matrilinéaire, résidence du couple
au domicile de l’épouse, célébration ostentatoire et dispendieuse du
mariage (« Grand mariage »). Ce petit livre relate la découverte et la prospection d’une civilisation mégalithique ancienne dans le nord-ouest de la République centrafricaine. Les hommes doivent d’abord créer les conditions matérielles de leur existence. Cette exigence est particulièrement impérative pour les sociétés africaines en général et la société Gbeya en particulier. Notre hypothèse est que la notion de travail permet de situer, d’interpréter et finalement de comprendre un niveau de la réalité essentiel à la vie de toute une société. Le projet de l’auteur consistait donc à aborder l’étude anthropologique des « villages-lignages » Gbeya sous l’angle du travail. 3 Bayle des Hermens Roger de, Recherches préhistoriques en République centrafricaine (1975), 344 p. ISBN 978-2-901161-69-1 18,50 € L’ouvrage
permet de faire utilement le point des connaissances actuelles dans le
domaine
de la préhistoire pour un secteur de l’Afrique centrale
où,
jusqu’en 1966, l’on ne connaissait pratiquement rien,
personne
n’y ayant jamais effectué de recherches.
4 Vidal Pierre, Garçons et filles. Le passage à l’âge d’homme chez les Gbàyá Kàrà (1976), 384 p. ISBN 978-2-901161-01-1 22,50 € «
Les
sociétés archaïques » les plus
différentes
à travers le monde conceptualisent d’une façon
identique
les rites d’initiation. Cette identité est
particulièrement
nette dans le passage à l’âge d’homme des
garçons et des filles. Dans un grand nombre de
sociétés en
effet, pour passer à l’âge adulte, il faut tuer
l’enfance. Durant quatre années,
l’auteur a vécu au contact des garçons et des
filles
Gbàyá Kàrà et les a observés. Ce
sont ces
observations des rites et des individus manipulés par eux, et
ainsi mis
en place dans leur société qu’il décrit dans
ce
travail. 5 Bonnafé Pierre, Nzo lipfu, le lignage de la mort (1978), 346 p. ISBN 978-2‑901161-08-0 21,50 € Trois
enfants ont péri en peu d’années. Qui les a
tués ?
Accusations et contre-accusations se succèdent longuement pour
découvrir leur « sorcier ». Un devin
supérieur révèle enfin son identité. Reste
à
en accomplir le dévoilement public.
6
Prioul Christian, Entre Oubangui et Chari vers 1890 (1981), 200 p. ISBN
978-2-901161-19-6 12,50 € Il
s’agit d’un travail de géographe soucieux de
retrouver
l’état antérieur d’un pays que
l’époque
coloniale a ensuite défini par ses frontières, ses
routes, ses
villes.
7 Dampierre Éric de (éd.), Vocabulaire botanique comparé de quatre flores vernaculaires de l’Empire centrafricain (1978), 112 p. ISBN 978-2-901161-05-9 2,00 € Les
nomenclatures vernaculaires de la flore oubanguienne, qui sont
proposées
ici, sont de simples listes provisoires destinées au sociologue
qui
travaille sur la dorsale des plateaux oubanguiens.
8 Dampierre Éric de, Des ennemis, des Arabes, des histoires... (1983), 81 p. ISBN 978-2-901161-25-7 10,00 € Les
poètes des royaumes du Haut-Oubangui chantaient jadis les
horreurs
d’une invasion venue « des sources »,
autrement dit
de l’actuel Soudan. Ce petit livre cherche à retracer les
événements qui ont inspiré ces chants. Recourant
d’abord aux récits des anciens, en les analysant selon les
usages
et les règles qui leur sont propres ; les confrontant ensuite
aux
écrits des « Arabes » et des
« Francs », qui les ont plus tard
consignés.
9 Cantournet Jean, Inventaire cartographique de la République centrafricaine (1987), 184 p. ISBN 978-2-901161-30-1 20,50 € Cet
ouvrage est le premier de son espèce consacré à
l’inventaire exhaustif et documenté des cartes et plans
concernant
un État de l’Afrique contemporaine.
10 Cantournet Jean, Des affaires et des hommes. Noirs et Blancs, commerçants et fonctionnaires dans l’Oubangui du début du siècle (1991), 234 p. ISBN 978-2-901161-41-7 14,00 € Peu
désireux d’administrer, incapable d’investir mais
soucieux
de l’équilibre de ses comptes, le gouvernement
français
confia, au tournant du siècle, les responsabilités
quotidiennes
de ses nouveaux territoires oubanguiens à des compagnies
concessionnaires. C’est ce visage d’une colonisation si
particulière qui est montré dans ce livre.
Roche Hélène, Premiers outils taillés d’Afrique (1980), 264 p. ISBN 978-2-901161-14-1 14,00 € Nous
devons à Hélène Roche la découverte, dans
la haute
vallée de l’Awash, au cœur de l’Afar
éthiopien,
des plus vieux outils actuellement connus. Il y a trois millions
d’années, peut-être un peu moins, des êtres
capables
de pensée conceptuelle, habiles à enchaîner selon
une
idée préconçue une série – si simple
soit-elle – de gestes précis afin d’obtenir une
forme
voulue, ont fabriqué ces outils de pierre.
Lebeuf, Treinen-Claustre et Courtin, Le gisement sao de Mdaga (Tchad). Fouilles 1960-1968 (1980), 215 p. ISBN 978-2-901161-15-8 17,00 € Cheykh Muhammad Ibn ‘Alî ibn Zayn al-Âbidîn, Le livre du Soudan (1981), 87 p. ISBN 978-2-901161-17-2 11,50 € En
1846 paraissait à Istanbul la traduction turque du Livre du
Soudan, œuvre d’un cheikh tunisien nommé
Muhammad, fils de Alî, fils de Zayn al-Âbidîn. Son
récit fascine encore à travers la présente
traduction qui,
par diverses transpositions de style et de niveaux de langage, tente
d’en
restituer fidèlement le ton savoureux.
Verron, La céramique de la région tchadienne, I Culture sao Tchad-Cameroun-Nigeria (1969), 67 fiches analytiques. Épuisé Actes du premier colloque international d’archéologie africaine. Fort-Lamy, 11-16 décembre (1966), 400 p. ISBN 978-2-901161-00-4 11,00 €Pour
qui s’intéresse à la céramique
modelée en
Afrique, un trait s’impose dès le premier abord,
c’est la
similitude – décors mis à part – existant
entre la
poterie préhistorique et la poterie modelée encore
fabriquée en de nombreuses régions. Grâce aux
travaux de G.
Camps et H. Camps-Fabrer sur la céramique protohistorique et
préhistorique, à ceux de H. Balfet et du Dr Gobert sur la
céramique actuelle, formes et surtout décors commencent
à
être bien connus. Il en est de même quant aux techniques
mises en œuvre
lors du façonnage. 1 Macherel Claude et Jacques Le Querrec, Léry, village normand. Un croquis ethnologique, seconde édition (1974), 123 p. Épuisé Cette étude est le fruit d’une enquête monographique conduite entre octobre 1973 et mars 1974. L’objectif principal en était la réalisation d’une photographie du mode de vie actuel d’un bourg et d’un village comptant respectivement 500 et 1000 habitants environ, situés l’un et l’autre à proximité immédiate du site d’édification de la ville nouvelle du Vaudreuil. 2 Moïnfar Djafar, Patte-de-chat et Œil-de-rossignol. Le corps et les membres dans le vocabulaire botanique en persan (1988), 111 p. ISBN 978-2‑901161-33-2 11,00 €Le
vocabulaire botanique en persan fait un usage important des termes dans
la
formation desquels intervient l’expression linguistique des
parties du
corps ; la présente étude leur est consacrée. 4 Dampierre Éric de (éd.), Une esthétique perdue. Harpes et harpistes du Haut-Oubangui (1995), 239 p. [20,5 x 25]. En collaboration avec les Presses de l’École normale supérieure. ISBN 978-2-7288-0206-7 35,06 € [Distribution exclusive par les Presses de l’ENS] Quelques
années d’amicales discussions, stimulant des recherches
plus
poussées dans un domaine en voie de reconstruction, ont
donné
naissance à ce livre. Il est consacré à un essai
d’analyse de quelques notions constitutives de
l’esthétique
d’une société, célèbre pour avoir
servi,
depuis 1870, de banc d’essai à bien des hypothèses
intellectuelles, sociologiques ou autres. Leurs auteurs, Schweinfurth,
Calonne-Beaufaict, Lagae, Giorgetti, Evans-Pritchard et quelques autres
forment
une illustre lignée aux regards étonnés,
intriguée
par un monde du bout du monde (celui-là même que Conrad
baptisait
« cœur des ténèbres »), dont
ils ont
tant de mal à rendre compte. Le présent ouvrage
s’inscrit
dans cette lignée des regards étonnés.
5 Dampierre Éric de, L’humanité des harpes (1998), 48 p. ISBN 978-2-901161-57-8 9,00 € « Ce
qui est clair, en revanche, c’est que la harpe libère
l’homme de la tyrannie du dispositif fixé une fois pour
toutes,
tout comme la gestion bien conduite des règles d’alliance
le
libère de la tyrannie des lignages, de ces échelles
infinies
d’ascendants auxquelles l’on ne pouvait mettre un terme
qu’en
transformant un ancêtre réel en fondateur mythique —
qui,
lui, n’a pas d’ancêtre. Certes une flûte
à un
trou, un monocorde, permettent de moduler des hauteurs, tout comme le
permettait l’arc musical. Mais il est hors de doute
qu’à un
certain moment, avec l’apparition des pluricordes, l’on
s’est
mis à penser autrement et, en particulier, indépendamment
de la
voix ».
6 Babadzan Alain (éd.), Insularités. Hommages à Henri Lavondès (2003), 268 p. ISBN 978-2-901161-73-8 23,00 € Henri
Lavondès (1926-1998), récemment disparu, a
été de
1976 à 1987 professeur au département d’ethnologie
de
l’université Paris X-Nanterre. Son parcours de chercheur
l’avait conduit auparavant de Madagascar aux îles
Marquises,
passant des questions de parenté et d’organisation sociale
à l’étude des mythes et de la littérature
orale,
dans une perspective marquée par un structuralisme bien
tempéré. Homme de terrain passionné, chercheur
d’une
rigueur exemplaire, c’est à ce « savant
discret » que ses collègues et amis ont tenu à
rendre
hommage dans ce volume.
7 Baptandier Brigitte et Giordana Charuty (éd.), Du corps au texte. Approches comparatives (2008), 352 p. ISBN 978-2-901161-82-0 25,50 € Quels
objets peuvent prendre valeur de texte ? À travers
quelles procédures, pour répondre à quels besoins,
avec quels effets de sens ? Ces questions se trouvent, ici,
posées à des sociétés contemporaines ou
anciennes, de la Chine à l’Europe, en passant par
l’Inde et le Japon.
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