Anthropologies de la nuit

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Anthropologie de la nuit

Directrice de collection : Aurore Monod Becquelin

Anthropogies de la nuit - La nuit pour apprendre La nuit pour apprendre (2014) - Laurent Fontaine
Le chamanisme nocturne des Yucuna d’Amazonie colombienne - 144 p. - ISBN 978-2-36519-005-3 / 12 €

Pour les Yucuna, la nuit libère les entités nuisibles en quête de proies. C’est pour cela qu’elle n’est pas faite pour dormir, mais pour veiller et écouter les savoirs enseignés par le chamane. Grâce à tous les sens dont la nuit permet pleinement l’utilisation, la mémoire des paroles rituelles, des mythes, des incantations, peut s’amplifier. C’est à un parcours des pratiques quotidiennes et des profondeurs de la langue que nous invite ce livre. On y apprend l’origine des heures de repas aussi bien que les prières contre les maladies ; pourquoi le verbe « trancher à la hache » est celui qui décrit le miracle de la lumière dans l’obscurité de l’épaisse canopée ; comment on use de la morphologie arawak pour décrire les objets du monde. C’est au creux de la langue que Fontaine nous parle de la « poudre d’obscurité », celle qui se répand et qui enferme le monde : la nuit. Acheter


Anthropogies de la nuit - Ceux de la nuit Ceux de la nuit (2014) - Marie-Paule Ferry
Les sorciers tenda du Sénégal oriental - 78 p. - ISBN 978-2-36519-003-9 / 12 €

Une inquiétude… une angoisse dans l’obscurité — c’est le domaine de « ceux de la nuit », êtres qu’on ne peut identifier car leur qualité de sorcier et sorcière se perçoit seulement par ses effets nocifs ou même létaux. Ce récit vif et souvent poignant décrit comment, principalement dans la société bedik du Sénégal, seul le malheur révèle la présence néfaste de figures incertaines ; les aveux, la rumeur ou les accusations les désignent comme « ceux qui mangent la viande », c’est-à-dire les dévoreurs d’âmes. Se protéger de l’invisible, voilà l’axe de cet ouvrage, exposant plusieurs cas de sorcellerie par la transcription de dialogues et d’actes pris sur le vif, enrichie de photographies, retraçant « ce qui se passe », comme des visions de l’intérieur de ces sociétés. Acheter


Anthropogies de la nuit - On dansait seulement la nuit On dansait seulement la nuit (2011) - Guy Bordin
Fêtes chez les Inuit du nord de la Terre de Baffin - 118 p. - ISBN 978-2-901161-98-1 / 12 €

Être actif la nuit est un « art de vivre » chez les Inuit, en particulier ceux des hautes latitudes. Leur langue possède d’ailleurs un terme qui désigne spécifiquement « la veille nocturne jusqu’au matin ». Toute activité semble ainsi à même, au gré des saisons, de repousser autant que possible le moment de l’endormissement. Au-delà de leur spécificité rituelle, les nombreuses fêtes – avec leurs jeux, leurs chants et leurs danses – permettent à chacun d’être pleinement un unnuaqsiuti, un « être de la nuit ». Acheter


Anthropogies de la nuit - Une nuit d’épouvante Une nuit d’épouvante (2011) - Jacques Galinier
Les Indiens Otomi dans l’obscurité [Mexique] - 130 p. - 978-2-901161-97-4 / 12 €

Dans le Mexique indien, les ténèbres sont le théâtre d’expériences sensorielles violentes. Les humains y sont confrontés au retour des ancêtres, à la résurgence de forces inquiétantes. Elles suscitent des « visions », rencontres fugaces avec ces entités qui envahissent tant le monde sauvage que l’espace domestique, et troublent les rêves et le sommeil. Chez les Otomi orientaux, la nuit appartient au féminin, « ce qui épouvante ». En conséquence, le chamane, « celui qui sait », découpe patiemment des cohortes d’idolos, représentant les « maîtres du grand noir » et leurs assistants, afin de négocier avec ces prédateurs de fragiles armistices, capables d’endiguer tous les crimes rituels qui menacent les humains. Ils font de la nuit un véritable laboratoire de recréation du vivant, et des Otomi les penseurs d’une étourdissante philosophie de l’obscurité. Acheter


Anthropogies de la nuit - Des nuits et des rêves Des nuits et des rêves (2011) - Anne-Gaël Bilhaut
Construire le monde zápara en Haute Amazonie - 148 p. - ISBN 978-2-901161-95-0 / 12 €

En offrant aux Zápara le rêve pour communiquer avec lui, le démiurge Piatsaw leur a donné les moyens de penser le monde, de retrouver la connaissance et la mémoire, et d’envisager l’avenir – la nuit permettant d’atteindre l’essence des choses. En Equateur, les Zápara recherchent désormais dans les visions oniriques les réponses aux questions que leur pose l’existence, qu’il s’agisse d’un accord politique à trouver ou d’un évènement historique à comprendre. Ancrée dans le quotidien, l’expérience du rêve est ainsi constamment interrogée par les Indiens Zápara pour faire face aux nouveaux défis de la mondialisation. Acheter